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 Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson

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MessageSujet: Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson   Dim 3 Déc - 23:54





Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson
Le jour de mon enterrement, j'irais bien faire du skate, entre les tombes tranquillement, voir les mouchoirs en papier, et les yeux se mélanger dans les doigts, tranquillement.

Mon travail c'est de nourrir, soigner, et m'occuper des chevaux. Je brosse, je balaie, j'asperge, je remplis, je gratte, et surtout je branle rien. Enfin si mais mon travail, je l'aime tellement et je le fais avec une telle habitude qu'il me reste généralement beaucoup de temps libre après avoir fini. Enfin c'était le cas avant. Mais je me suis fait grillé par le directeur, et bien qu'il n'ai rien à me reprocher, je n'ai pas pu refuser quand il m'a demander de m'occuper du reste de la ménagerie herbivore. Depuis, non seulement je m'occupe des chevaux, mais aussi des chèvres et des lama. On a bien aussi une mule et des poneys, mais ça je le faisais avant et je ne suis pas seul pour ces derniers, leur maître s'en occupe très bien tout seul aussi. Moi j'assiste. Enfin bon, du coup j'ai les brouteur en tout genre, et ça me va, parce que j'ai bien les biquette, et que les lamas c'est pas si chiant. Et ils sont que deux aussi.

En revanche là, je sais pas du tout pourquoi j'ai dit oui. J'aurais pu simplement convaincre le directeur que ça ne fais pas du tout parti de mes qualifications, et que je ne suis pas à l'aise avec ça, bien que ça aurait été très compliqué puisque je suis tout à fait le genre de personne qui accueille en souriant et adore tout le monde, mais ça, il est pas sensé le savoir. Si ? Enfin bon, maintenant en plus de nettoyer les enclos et autres boxes, de laver les écuelles, de laver les animaux aussi d'ailleurs, ainsi que de me voir être trempé par un cheval un peu trop rigolo, et de finir la plupart de mes journée torse nu et étendu au milieu d'une botte de paille, à moitié mort, je dois faire les visites au public. Mais où est passé la putain de personne qui s'en occupait bordel ! Alors oui, j'ai déjà eu fait de la visite d'écurie dans un grand domaine fermier où j'ai travaillé, mais c'était pour des enfants venant d'orphelinat ou de famille défavorisé. Là ce sont des gens qui payent et qui attendent de la qualité. Mais je ne suis pas qualitatif putain ! Je suis un palefrenier boueux !

Enfin bon. J'ai dit oui, c'est ma faute. Il m'a eu sur le salaire. Je ne suis qu'un faible humain qui a vu une belle paire de pompes dans la vitrine. Heureusement c'était il y a déjà un an, j'ai eu le temps de me faire avec un public exigent : les américains. Et bizarrement, depuis que je suis en Islande, personne ne m'a rien reproché, et les gens me parlent beaucoup mieux. Je suppose qu'ils respectent tous les métiers par ici, n'oublions pas qu'ils ont du caractère et une affection toute particulière à leur pays. Et dans mon domaine équestre, je sais de quoi je parle. Faire entrer des chevaux de l'extérieur sur le territoire est très compliqué. Si bien qu'on a failli ne pas pouvoir le faire. Perdre mon job à cause d'une tradition à la con. Ô joie. Enfin on a réussi, bien entendu les chevaux n'ont pas le droit de sortir de l'enceinte du parc, et ils doivent être suivi de près pour éviter la transmission de maladie à leurs chevaux islandais chéris.

Drôle d'histoire que ces petits chevaux à l'allure si particulière qu'ils sont les seuls à pouvoir exhiber. D'ailleurs les éleveur Islandais ont refusé l’appellation poneys à leur race, parce qu'il aiment pas. Pourtant ces chevaux en ont la taille. En tout cas ils sont au moins des demi poneys. Mais non, ici ce sont des chevaux de selle et c'est tout. L'obstination islandaise j'imagine. En même temps comment tenir tête à des gens qui trouve que dix-neuf degrés pour de l'eau c'est chaud et qui vivent à des températures extrêmes tout en étant entourés de volcan. Ces gens sont fous. Attachants mais fous. Néanmoins, cela m'a fait plaisir d'y retourner. J'avais déjà pu voir vite fait le pays en tant que touriste, maintenant j'y travaille ça me donne l'occasion d'en profiter au maximum ! En restant au cirque plus des trois quarts du temps. Nique la logique monde de merde !

Enfin bon, je viens de recevoir un appel du guichet, des clients arrive pour visiter les tentes de fourrures et généralement ils commencent par moi pour ensuite aller voir les lions, les tigres et le reste des trucs pas très sympa. Du coup je pose ma fourche, je me détend, j'inspire, j'expire, je prépare ma visite dans ma tête et j'attends la famille. Ou le couple. Enfin j'en sais rien, j'attends. Et je me surprends à attendre avec le sourire. Peut être que j'aime bien finalement, ce travail là aussi.  
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MessageSujet: Re: Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson   Lun 4 Déc - 2:00

Déguisé en pas moi

L’Islande. C’est le retour aux sources. Revoir ces paysage si magnifiques, retrouver la fraîcheur de l’hiver et ces plaines si verdoyantes. C’est si plaisant. J’observe les alentours, retrouvant avec un plaisir profond ce pays qui m’a vu naître et grandir pendant quelques années et qui- malgré ce déménagement lointain- sera toujours mon foyer. Depuis quelques jours, je me suis installé chez mes grands-parents après avoir passé une petite semaine chez ma cousine Kára. C’est d’ailleurs durant ces quelques jours que j’ai découvert la nouvelle attraction de la capitale : l’installation d’un grand cirque.

Le Noah's Ark Circus.

Je n’avais pas l’intention d’y mettre les pieds- où les roues, suivant le point de vue avec lequel on me regarde- mais les enfants de ma cousine ont tellement insisté. J’ai résisté pendant plus de deux jours avant de finalement leur céder pour être sûr d’avoir enfin la paix et la tranquillité à laquelle j’aspirais tant. La première fois que nous y sommes allés, nous nous sommes contenté de voir le spectacle sous le chapiteaux principal. C’était vraiment magnifique. Un pur chef d’oeuvre. Une véritable oeuvre d’art.

Une oeuvre d’art qui m’a pincé le coeur.

La seconde fois, c’était il y a quelques jours à peine. La veille de mon emménagement chez mes grands parent. Elfar et Karlotta voulaient absolument faire le tour du cirque, faire la visite animalière. Je n’étais absolument pas partant. C’était un mauvais jours. J’étais fatigué par mes séances de kiné quotidienne et j’avais mal dormit mais les enfants ont tellement été insistant que j’ai fini par céder. De mauvais grâce cependant.  C’est emmitouflés dans mon manteau chaud et une écharpe autour du cou, venant prendre aussi mon nez, que j’avance dans le circle, ma cousine poussant gentiment mon fauteuil tout en me remerciant d’avoir finalement accepté de les avoir accompagné. Je me suis contenté d’un petit grognement peu amical, mais je sais qu’elle ne m’en tient pas rigueur. Après tout, ça fait trente-et-un an que j’ai le même mauvais caractère.


Les gamins étaient excités comme des puces quand nous sommes arrivés. Ils couraient partout et nous avons eu du mal à les tenir tranquille. Mais finalement, ils se sont calmés quand un jeune homme au grand sourire nous a accueilli. Gentil et poli. Les enfants l’ont tout de suite écouté. Et j’avoue que j’en ai été vraiment impressionnés. Les enfants, c’est vraiment adorables parfois. Et puis, malgré ma mauvaise humeur, j’ai été heureux de partager cet après-midi avec eux.


Mais quelque chose m’a perturbé. Une impression provenant du passé. Un petit je ne sais quoi qui ne cesse de me tracasser depuis. Ce jeune homme dont je ne connais pas le nom- et d’ailleurs, je ne suis même pas sûr qu’il s’est présenté- me dis quelque chose. J’ai cette impression de déjà vu. J’ai beau essayé de fouiller dans ma mémoire depuis ce jour là, je n’arrive pas à savoir d’où elle provient. Du passé bien sûr, mais d’où exactement, je ne sais pas. Mais je suis certains d’avoir déjà vu ce sourire quelque part.

Comme une image de mon passé.
Ce passé que j’ai fui il y a de ça quelques semaines à peine. Je n’ai rien dis pendant toute la visite laissant le soin aux enfants et à leurs mère de poser des questions. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ces petits monstres sont terriblement curieux. Pour ma part, j’ai presque rien écouté, perdu dans mes pensées, sauf lorsque nous sommes arrivés au niveau des chèvres. Là, il est indéniable que le jeune homme avait mon entière attention.

Y’a-t-il quelque chose de plus mignon au monde qu’une petite chèvre ?


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Dernière édition par Zaccheo Jóhannsson le Lun 11 Déc - 9:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson   Lun 4 Déc - 14:53





Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson
Le jour de mon enterrement, j'irais bien faire du skate, entre les tombes tranquillement, voir les mouchoirs en papier, et les yeux se mélanger dans les doigts, tranquillement.

Quatre personnes, deux gamins, deux adultes. Les petits sont surexcités, les adultes plus posés. Rien d'inquiétant jusque là. La femme a l'air d'être la même de tout ce petit monde, j'en doute quand à l'homme. Il est en fauteuil roulant et vu la tête qu'il tire il a été entraîné la plus de force que de gré. C'est pas la première fois que je constate ça, généralement c'est avec des ados, mais ça revient au même, on écoute pas vraiment, on regarde ailleurs, mais on ne fait pas non plus le mariole alors ça me va. De toute façon je me doute que ce sont plutôt pour les enfants qu'ils sont venus, alors je me concentre sur ceux qui sont vraiment intéressés ! Quoique leur mère est adorable elle aussi. Les Islandais on dans leur caractère une pointe d'expérience qui fait penser qu'ils ont déjà tout vu, mais en fait ils sont émerveillé dès que quelque chose sort de l'ordinaire, et ça fait tout le charme. Bien entendu dans ma section d'animaux herbivore, ce qui fait fureur ce sont les chevaux. Ils en ont pour la plupart jamais vu d'aussi grand en vrai.

D'ailleurs ils n'ont jamais vu non plus de poneys aussi petits que ceux de Nathan. J'espère qu'il acceptera bientôt de laisser les gosses monter dessus, ça ferait une expérience génial pour ceux qui sont trop petit pour monter sur leurs « chevaux de selle ». En attendant je les laisse leur donner des carottes, pour le plus grand plaisir de tout le monde. Oui, les trois poneys sont des goinfres, même le petit est un ventre sur pattes. Puis on passe à lui, rapidement sur les lama, qui nous ignore totalement. J'explique dans un anglais/ islandais approximatif que c'est la base, chez les lamas, et que si c'était pas le cas, ils seraient certainement en train de nous cracher dessus. Ça fait rire, on dirait que j'ai réussi à me faire comprendre. Ou alors au contraire j'ai dit une grosse connerie, j'en sais rien. Mais je suis pas islandais de souche, et j'apprends sur le tas alors zut.

On finit les quelques chevaux qui restaient, dont un appaloosa absolument sublime qui a dû coûter une blinde au directeur, mais qui est tellement gentil. Certes il a un caractère lié à sa race donc il n'est pas affectueux et parfois un peu énervé, mais il est magnifique sur scène, ses ruades sont fantastiques. Je l'aime beaucoup personnellement, sûrement parce que je l'ai vu arriver au cirque et que j'ai été le premier à m'en occuper. Il me reconnaît, et lorsqu'il n'est pas trop excité il est vraiment adorable. Il m'arrive de m'endormir dans son boxe sur un tas de paille. Oui, c'est le moment où j'avoue tout. Enfin bon, vu les étoiles dans les yeux de la petite famille, j'ai l'impression qu'il n'y a pas qu'à moi qu'il plaît autant ce magnifique cheval.

Finalement on se désintéresse du cheval après lui avoir donné une pomme et flatté son encolure pour la maman, vraiment impressionnée. Je crois qu'elle se demande vraiment s'il est possible de monter sur un cheval de cette taille. Oui c'est possible, difficile, mais possible ! Enfin la plupart du temps il n'a pas de cavalier. Il effectue des figures, il cabre magnifiquement bien, il tient longtemps et ça suffit pour faire plaisir au public. On arrive maintenant sur un animal un peu plus petit. Ok, beaucoup plus petit. La biquette, que j'aime appelé « mêêêê occupe toi de moi putain » parce qu'elle ferme jamais sa gueule. Mais c'est mignon et pas forcément énervant. Elle a un chevreau depuis la fin de l'été qui est aussi gueulard qu'elle. Le duo parfait pour ne surtout pas soigner la migraine.

« Les chèvres du cirque, qui ne font pas grand chose, mais qu'on aime énormément. La mère tond la pelouse et le bébé est un pot de colle adorable »

D'ailleurs il va falloir que je sorte tout ce petit monde après la visite. Maman me lance le regard du « j'en peux plus j'ai besoin de me dégourdir les guibolles ! » et bien entendu le bêlement qui va avec. Du coup je prends la liberté d'ouvrir son enclos, d'attacher autour de son coup la longe et je la faire sortir dans l'allée. Le petit la suit au millimètre près. Voilà qui fait une bonne attraction pour les enfants ici présent, ils sont déjà en train de caresser la chèvre avec attention, pendant que je leur assure qu'elle n'attaque pas et qu'elle est gentille. Mais j'ai pas l'impression qu'ils avaient très peur de toute façon. Cette chèvre fait définitivement le bonheur de cette famille, j'entraperçois un sourire sur le visage de l'homme qui jusque là s'en contrefoutait de tout. Si j'avais su qu'il leur en fallait si peu !

« vous pouvez aller la caresser aussi si vous voulez. » je lui propose « et si ça vous intéresse on peut aussi donner le biberon au petit ».
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MessageSujet: Re: Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson   Ven 8 Déc - 17:07

Déguisé en pas moi

Un soupire. Deux soupires puis je ne les compte plus. L’ennuie. C’est mortel. Bon, pas mortel dans le sens où je suis en entrain de perdre la vie. Non, mortel dans le sens où il n’y a sûrement rien de plus chiant que la situation dans laquelle je me trouve actuellement. Les enfants sont surexcités. Ils sautent partout, crient parfois malgré leur mère qui tente de les calmer comme elle le peut. Et le fait qu’elle n’y parvienne que mal m’insupporte beaucoup bien que j’essaie tant bien que mal d’y faire abstraction. C’est bien ce que je disais… c’est mortel.  Enfin, c’est ce que je pensais jusqu’à ce qu’on arrive aux geit.

Une chèvre et son chevreau. C’est terriblement adorable.


Je les regarde, un sourire étirant mes lèvres pour la première fois depuis le début de l’après-midi. Je suis presque sûr que le jeune homme est à la limite de me trouver antipathique et il a peut-être raison bien qu’en y réfléchissant bien, je ne pense pas que ce soit le cas. Mais de toute façon, je m’en moque éperdument. Il pourrait me trouver aigri, arrogant, orgueilleux ou je ne sais quoi encore. Je ne suis pas là pour plaire à qui que ce soit.

Regardant ces adorables animaux,  je souris un peu plus sans pouvoir retenir . Quelque part, je trouve ça extrêmement reposant.  D’ailleurs,  dans la mythologie  grecque,  Pan,  le dieu de la nature  est représenté en tant que mi-homme,  mi-chèvre, enfin bouc,  mais c’est du pareil au même dirons nous. Je réfléchis quelques secondes puis finit par doucement me racler la gorge.  

“Vous savez que dans la mythologie nordique, la chèvre incarne l’esprit  du blé” dis-je en haussant les épaule alors que j’ouvre la bouche pour première fois depuis le début de la visite animalière. D’ailleurs ma cousine semble être étonné de m’entendre.  A croire qu’elle pensait réellement que j’avais perdu ma langue. Mais qu’importe. Moi, je me contente de regarder le jeune homme ouvrir l’enclos des chèvres et mettre une longe à leur cou pour les faire sortir un peu. Le chevreau ne quitte pas sa mère d’une semelle. C’est à peine si une dizaine de centimètres les séparent. Je trouve ça terriblement attendrissant. “Mais on la retrouve dans plusieurs autres mythologie. Enfin bref, peu importe”.

Les deux petits monstres sont encore plus agités face à ça et cette fois, c’est moi qui intervient pour leurs demander de se calmer et d’arrêter de sauter partout comme des puces. Qu’est-ce que ça peut être agaçant les enfants parfois. Je soupire alors que ma cousine me pose une main sur l’épaule, me souriant afin de me remercier lorsque je tourne la tête vers elle. Mais ce fameux calme ne dure malheureusement pas bien longtemps. Dès lors que le jeune homme annonce qu’il est possible de les caresser et de donner le biberon au chevreau, Elfar et Karlotta recommence s'exciter un peu trop à mon goût. Je soupire alors que mes yeux se posent sur le jeune homme alors que les enfants se mettent à caresser les deux animaux. En les regardant ainsi, les yeux pétillants de joies, je me revois à leurs âges. J’étais pareil. Mais quel gamin ne l’aurait pas été dans ces conditions ? Après tout, les cirques, c’est magiques.

Finalement, c’est Kalotta qui demande au jeune homme s’il est véritablement possible de donner le biberon au chevreau. Elle a le sourire. Elle est impatiente. Presque adorable elle aussi. Moi, je suis repartie dans ma bulle. L’ennuie est devenu un fidèle compagnon de voyages depuis quelques longues semaines. Pourtant, une journée en famille aurait dû me faire le plus grand bien. Mais là, c’est plus une torture qu’autre chose finalement.

“La visite est bientôt finie ? ”
demandai-je finalement sans me préoccuper de savoir si le brun en sera offusquer alors que ma cousine me houspille gentiment me disant que je suis un incorrigible enfant. Je ris alors amusé par sa réaction alors qu’elle me tape doucement l’épaule me répétant que je devrais faire un effort. Je me contente alors d’un simple “Ouais ouais, ça va, ça va” en français, levant les yeux au ciel.  

Vive la famille.


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MessageSujet: Re: Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson   Ven 8 Déc - 22:53





Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson
Le jour de mon enterrement, j'irais bien faire du skate, entre les tombes tranquillement, voir les mouchoirs en papier, et les yeux se mélanger dans les doigts, tranquillement.

Le biberon est rapidement apporté. Et les enfants ont l'air très content de pouvoir nourrir le bébé qui est bien vorace. La mère au début incertaine que ce soit bien de lui donner a été rapidement rassurée, nous sommes obligé de lui donner ce lait à la place de celui de la chèvre, car nous trayons cette dernière et qu'il est donc mieux de lui donner le biberon pour s'assurer qu'il a eu assez à boire. Quand il commencera à manger de l'herbe ce sera encore plus aisé, mais pour le moment le simple lait de sa mère ne suffit pas. Surtout quand cette dernière refuse sa responsabilité agacée et sachant très bien que nous nous occupons très bien de ne pas laisser le chevreau mourir de faim.

Il vide avec appétit le contenu du réservoir en verre que les petits tiennent fermement pour ne pas qu'il l'emporte. C'est que ça a de la force ces petites bêtes. Plus qu'on ne le croit. Les rire s'élèvent dans la tente, si bien que les adultes sont obligés de les calmer. Je ne dis rien, les animaux sont habitués au bruit et à l'agitation, mais chacun élève ses gosse comme bon lui chante. Pourtant, je m'attendais à ce que ça intéresse l'homme en fauteuil roulant de se rapprocher, il avait l'air content de voir des chèvres, et plus encore d'en parler. Il a des connaissance et un anglais parfait. C'est surprenant, on ne constate pas cela tous les jours. Je me suis même vu faire des visite en langage corporel pour elle totalement compris.

Après l'Islande s'est clairement ouverte au monde et à la langue dite internationale depuis quelques années, donc de plus en plus de personnes apprennent l'Islandais et l'anglais en langue principales. Il me semble que dès les premières années d'écoles les jeunes y sont instruits. Enfin de là à voir une telle qualité, je pense que l'homme ici présent n'est pas resté toute sa vie sur l'île, bien loin de là. Il a pourtant bien la physionomie du pays, pour sûr des yeux comme ceux là j'en ai pas vu souvent. Et aucun des gamins n'a les même, donc je ne pense pas que ce soit les siens. D'ailleurs si la petit ressemble en tout point à sa mère, le garçon ne ressemble pas à celui qui pourrait être son père. Mais encore une fois, j'en sais rien, je ne fais que m'inventer des histoires.

C'est bien d'ailleurs un de mes jeux préféré en visite, que celui de m'imaginer à qui j'ai affaire, qui est en face de moi, ce qu'ils font, et où il sont passés. Pour la plupart, l'Islande est toute leur vie, ils sont certainement éleveurs de moutons, vendeurs dans une boutique, tenanciers ou guides touristique. La dernière fois je me suis dit que le vieux monsieur avait un air d'ancien gardien de musée. Et la vieille femme qui l'accompagnait, sûrement sa conjoigne, une nounou. Alors pourquoi l'homme en face de moi, qui donne l'air de s'emmerder sévère, ne serait pas un explorateur. Avec une expédition qui aurait mal tournée. Je sais ce n'est plus vraiment l'époque des grande découvertes, mais si on chipote on pourrait dire qu'il arrive d'un autre temps. Il est arrivé dans un tardis, gardant le secret pour lui. La femme qui est là avec ses deux enfants n'est autre que sa descendante, et elle l'a reconnu en regardant dans son arbre chronologique.

Finalement ça expliquerait comme il sait tant de chose. Parler anglais parfaitement, connaître les recoins des mythologies, et son air patibulaire d'homme qui en a trop vu. Et la réflexion qui va avec. Par contre si mon récit était déjà invraisemblable et hautement improbable, quelle était celle qu'il parle aussi français. De plus avec un accent québécois très poussé. Enfin très poussé, disons qui s'entend bien. Je ne dis rien cependant, il a l'air assez embêté comme ça. Il est tant de mettre fin à ma visite, et de sortir les chèvres de la tente pour qu'elles aillent gambader dans le grand enclos. Je récupère le biberon vide, et me dirigeant vers la sortie je lance mon discours de fin de visite

« Je vous laisse rejoindre mon collègue en face, une dizaine de mètres plus loin, pour voir les lions, les tigres et tous les autres animaux plus sauvages. Bonne journée à vous »


C'est tout, de toute manière je ne reverrai certainement plus jamais ces gens, alors pas besoin d'en dire plus ou d'ennuyer davantage l'explorateur du temps blasé. Et puis c'est pas tout ça mais j'ai pas fini de travailler moi, et j'ai pas envie de rester là toute la journée et toute la nuit. J'ai d'autres plans !
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MessageSujet: Re: Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson   Lun 11 Déc - 0:41

Déguisé en pas moi

La visite se termine enfin, du moins, la partie sur les animaux herbivores. Je suis incapable de dire combien de temps exactement cela a duré. Peut-être une trentaine de minutes, peut-être une heure. Aucune idée.  Le jeune homme, lui,  ne s’est pas départi une seule seconde de son sourire, ni de sa bonne humeur ou de son professionnalisme. Je le sais car je l’ai observé quelques fois- à la dérobé- alors qu’il expliquait telles ou telles choses aux enfants ainsi qu’à ma cousine. Je me doute que j’étais également convié à écouter voir à poser des question si le coeur m’en disait mais bien entendu, je n’ai que peu de fois ouvert la bouche. Mais le jeune homme ne semble pas s’en offusquer plus que ça. Peut-être qu’il en a rien à faire, et c’est d’ailleurs pour le mieux. Finalement, il nous dirige vers son collègue qui s’occupe d’animaux plus féroces.

Les fauves.

Alors que ma cousine remercie le brun et que les enfants commencent déjà à se diriger vers le lieu indiquer, moi, je me contente d’un simple hochement de tête. Une sorte de remerciement sans en être vraiment un. Après tout, je ne me suis que peu intéressé à lui alors je ne vais pas le remercier pour rien tout de même. Cependant, encore une fois, j’ai comme une impression de déjà vu en regardant le jeune hommes. Son regard chocolat intense et ces boucles brunes en batailles me donne la sensation d’une image que j’ai déjà vu.

Une image de mon passé.


Finalement, j’ai pris la décision de laisser les enfants et ma cousine finir la visite animalière sans moi. Je commençais à en avoir sacrément marre d’entendre des jacassements incessants sur des bêtes enfermées dans des cages. Quant à moi, je me suis promené un peu dans le cirque pendant une bonne grosse demie heure avant de rejoindre la voiture et attendre que les autres reviennent. Chose qu’ils ne tardent d’ailleurs pas à faire avant que nous quittions le site pour rentrer.


Les jours ont finalement passé, jours durant lesquels je n’ai pas cessé de penser à ce jeune homme. Quelques choses me dis qu’il fait parti de mon passé. Mais ce n’est qu’une impression. Cependant, je n’arrive pas à remettre le doigt dessus. Je n’ai pas de souvenirs dans lesquels il apparaît. J’ai bien passé quelques appels à mes parents et à mon fleuriste de meilleur ami pour en savoir plus mais aucuns d’eux n’ont pu me renseigner et c’est quelque chose qui me frustre énormément. Alors, si personne dans mon entourage ne peut m’aider, j’ai décidé d’aller voir la seule autre personne qui le puisse peut-être.

Le jeune homme en question.

C’est pour cette raison que je me retrouve une fois encore- et pour la troisième fois de la semaine- devant le Noah’s Ark Circus. J’ai longtemps hésité à y aller peut-être de peur d’avoir une réponse positive. Après tout, je cherche à faire le point sur cette période, ainsi qu’à l’accepter et surtout, me remettre sur pieds. Je ne cherche pas à l’oublier, du moins pas dans son entièreté. Soupirant, j’avance doucement, poussant mon fauteuil vers l’entrée. En début d’après-midi, il n’y a pas encore grand monde. Mais je préfère. Je n’ai pas envie de devoir me coltiner des familles avec des gamins bruyants et excités. Une fois entrée après avoir payé, j’avance dans les allées à la recherche du jeune homme. Il ne devrait pas être trop dur à identifier. Un homme de grande taille, très fin et des boucles brunes en pagailles en guise de chevelure. Cependant, je finis par revenir vers un homme travaillant ici pour lui demander où je pourrais trouver celui que je cherche. Après une courte description du jeune homme, on m’indique son lieu de travail.  Et me voilà, quelques minutes plus tard juste à l’endroit indiqué et justement, celui que je cherche est justement là, devant moi.

C’est le moment de vérité.


“Excusez moi de vous déranger, auriez vous quelques minutes à m'accorder ? Je souhaiterai vous parler s’il vous plaît”
dis-je dans un anglais parfait après m’être raclé la gorge.


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MessageSujet: Re: Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson   Lun 11 Déc - 1:32





Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson
Le jour de mon enterrement, j'irais bien faire du skate, entre les tombes tranquillement, voir les mouchoirs en papier, et les yeux se mélanger dans les doigts, tranquillement.

J'ai fini. J'ai fini de bosser pour aujourd'hui. Enfin j'entends mon travail de base, pas les visites et tout ça. Il faudrait vraiment que le cirque opte pour un guide, je préférais nettement pouvoir aller faire du shopping l'après midi moi. Mais qui dit shopping, dit argent, et généralement dit travail pour en avoir plus. Donc je me force pendant trois heure l'après midi à faire ça en plus. Et puis ce n'est pas si déplaisant, la plupart du temps ça se passe très bien, je n'ai pas le temps de voir le temps passer. J'attends donc calmement qu'on m'appelle via talky pour m'informer de la visite d'une famille ou de n'importe qui d'autre. Il n'y a que les autres membres du cirque qui ne préviennent pas de leur arrivée, et je dois dire que parfois c'est tant mieux.

En fin de matinée par exemple, quand j'ai fini ce que j'avais à faire, et qu'il ne me reste plus qu'à aller me doucher, manger un bout et préparer l'après midi. J'aime particulièrement les visites surprises de Nathan, qui n'a que faire de l'odeur de foin et de crin. A force de vivre avec les chevaux et les poneys on ne sent plus forcément ce qui pourrait déranger n'importe qui d'autre. Enfin c'est tant mieux pour nous, parce que le but de la surprise c'est justement de ne pas prévoir quand ça va arriver. Mais il n'y a pas que lui. Certaines rencontres peuvent aussi se faire quand je prends la-dite douche. Aujourd'hui c'était le cas. Et c'est quand même vachement pratique de prendre sa douche vers midi, parce qu'il n'y a en général personne d'autre. Très agréable, vraiment.

Je suis propre, bien nourri et prêt à attaquer l'après midi comme il se doit ! Et vers quinze heure ; sortie en ville ! Il me tarde beaucoup trop ! Surtout que la nuit descend trop vite ici, et à cette heure là il fera déjà beaucoup trop sombre. Pas que ça me dérange, mais du coup certains magasins ferment plus tôt et c'est pas drôle. Au pire je rejoindrai un pub au pif, j'enverrai un texto à Luka et on y boira en racontant des blagues, et advienne que pourra. Sûrement qu'il se fera draguer par un jeune, et moi par un vieux. Et sûrement qu'on se séparera jusqu'au lendemain. Et qu'on remettra ça. Ou pas. Luka est comme moi, quelqu'un qui vit pas mal au jour le jour, suivant ses envies. On a plus rien à perdre et plus rien à gagner alors autant s'amuser comme on peut.

J'arrive dans la tente et j'entends l'appareil de communication grésiller. Déjà ? Je suis informé qu'en effet, il y a déjà quelqu'un qui vient. Eh bah il y en a qui prennent pas leur temps. Enfin bon, qui suis-je pour juger si c'est bien mal, ou si quelqu’un en a quelque chose à foutre. Il y a longtemps que je n'ai plus besoin de fiches pour savoir quoi dire ou montrer à ceux qui viennent voir les animaux. Je n'ai rien à me reprocher, et chaque bête du cirque est très bien traitée. On pourrait m'informer de l'arrivée d'un agent de protection animalière que ça ne me stresserait pas le moins du monde.

Pourtant le temps passe et personne n'arrive. Je reste néanmoins professionnel, mais je m'ennuie un peu. Je danse d'un pied sur l'autre et je fais le tour de la ménagerie pour vérifier que personne n'a rien et que tout va bien. Tout est calme. Ils sont nourris et c'est l'heure de la sieste pour beaucoup. Plus le calme ambiant n'aide pas à ne pas avoir envie de s'allonger dans la paille et s'assoupir. Voilà autre chose que j'ai dû mettre de côté quand j'ai commencé à faire les visites. Plus de repos en plein milieu de la journée. Heureusement que ce n'est pas un travail quotidien et que les portes au public n'ouvrent que le lundi le mercredi et les week-end.

Je baille légèrement quand je vois une ombre du coin de l’œil. Un homme en fauteuil roulant. Et comme je n'en ai pas croisé tant que ça, et encore moins depuis notre arrivé en Islande, je le reconnais tout de suite. Et puis comment oublier un visage pareil surplombé d'une mine de déterré de la veille. Dommage, pour avoir vu un sourire l'éclairer pendant un bref instant il y a deux jours, il sait faire, et ce n'est pas désagréable. Enfin bon, j'imagine que son histoire est plus profonde que celle d'un simple aventurier qui s'est fait mal en expédition. Et la lassitude sur son visage l'indique elle aussi. Néanmoins je souris, restons professionnel ! Et accueillant !

« Bonjour ! Vous revoilà, décidé à écouter cette fois ou c'est pour autre chose? »


Non je n'ai pas oublié que la dernière fois il n'avait que faire de mon discours, et non je ne lui en veux pas. Parce qu'en vrai je m'en fiche bien, mais du coup il me tarde de savoir pourquoi il est là cette fois. J'imagine que ce n'est définitivement pas pour une visite. Peut être juste revoir les chèvres, il les avait bien aimé, jusqu'à ce que les gamins surexcités ne l'épuisent. Mais il ne se départir pas de sa froideur de Fjord. En voilà un de caractériel d'Islandais. A croire que l'amabilité n'est pas de mise et qu'il n'y a d’exception pour personne. Mais le respect y est alors je n'ai rien à reprocher. Un peu de mon temps pour bavarder, pourquoi pas. Ça me changera, et c'est pas plus mal. Et si on m'a appelé pour m'annoncer son arrivée, je sais qu'il a payé, donc ça fait parti du service j'imagine que de m'improviser psychologue.

« Bien sûr, qu'est-ce qui vous amène ? »


Sourire, accueillir, rassurer, expliquer, ça en fait des prestation en plus de mon travail de base, heureusement qu'avec ça j'ai pas à me mettre à genoux, parce que ça me rappellerait trop ma vie privée du coup. Et surtout parce que l'option prostitution je l'ai rayée il y a longtemps et mise dans mon carnet noir des choses à ne pas faire. Coucher pour un chocolat, oui, pour du fric, non. Si le monde tournait autour de la bouffe plutôt que de l'argent tout serait certainement plus simple. Mais je pense au fond de moi que ce serait pareil, le monde ne doit pas tourner autour de quelque chose. C'est ce qui le rend malsain. Comme les Hommes.
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MessageSujet: Re: Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson   Lun 11 Déc - 12:16

Déguisé en pas moi



Je détaille le jeune homme. Son sourire ainsi que son attitude est professionnel. Ainsi, il ne semble vraiment pas m’en vouloir pour la visite du début de semaine. Tant mieux, ça aurait été un peu chaotique si nous avions dû avoir une discussion les dents et les mâchoires serrées. Enfin bon, c’est tout de même un bon point. D’ailleurs, le jeune homme semble être surpris de me revoir ici et surtout, aussi tôt. Mais dans le fond, je le suis également.


Ces paroles viennent faire naître un sourire sur mon visage normalement froid. C’est vrai que je ne lui ai pas prêté une oreille attentive lors de notre première rencontre. Mais bon, les visites animalières et moi ça fait deux, mais ça fait encore plus lorsqu’il y a des  enfants surexcités qui sautillent partout.

“Hum, oui d’ailleurs… À propos de la dernière fois. Je voulais m'excuser pour mon comportement inadapté” dis-je en soupirant. Ma cousine m'a explicitement demandé de m'excuser auprès du jeune homme. Elle m'a d'ailleurs grondé comme elle le fait avec ces enfants lorsqu'ils font une bêtise. Et bien que je ne vois pas trop l'utilité de m'excuser, je me lui ai promis pour qu'elle cesse de me prendre la tête avec cette histoire.

M'approchant un peu plus du jeune homme, je réfléchis un instant a la manière dont je vais pouvoir aborder le sujet. Bien sûr, il n'y a rien de compliqué là dedans mais, ça reste toujours un peu perturbant.

“Dites, je me demandais si par hasard nous nous sommes déjà croiser par le passé ?” demandais-je sans passer par quatre chemins “depuis la début de la semaine j'ai cette impression de déjà vu et je dois bien avouer que ça me perturbe beaucoup”.

Ce n'est pas quelque chose de nette comme un souvenir mais plus un ressenti. Un peu comme ce petit quelque chose que me souffle mon instinct. Et le moins que l'on puisse dire c'est que ça a été immédiat. A l'instant où j'ai posé mes yeux sur lui, j'ai eu l’étrange impression que nous étions liés l'un à l'autre.

“N’allait pas croire que je suis un dérangé qui cherche à vous nuire ou a s'introduire dans votre vie personnelle. C'est n'est absolument pas le cas, seulement je n'arrive pas à savoir d'où cette impression provient et je me suis dis que peut-être- si effectivement nous nous étions déjà croisé quelque part-  vous vous en rappelleriez et vous pourriez m’éclairer comme ça j'aurais pu enfin mettre une réponse sur ce qui me trotte dans la tête depuis quelques jours “.

Pour le coup, j'ai l'impression de passer pour un cinglé tout juste échappé d’un asile psychiatrique. Un peu de plus et on me mettrait une camisole de force. Je soupire agacé par cette foutue amnésie. J'ai certaines choses qui me sont revenues au fil des mois mais comme me l'ont dis les médecins, certaines choses sont oubliées à jamais. Peut-être que ce jeune homme en fait parti.

Longtemps- durant les premiers mois de ma longues convalescence- j'ai pensé que rien ne me reviendrait, que j'aurais un énorme trou dans ma vie. Puis finalement les premières bribes de souvenirs sont arrivées alors que ça faisait quelques semaines que j'étais sorti de l'hôpital. Je me rappelle qu'à ce moment là, je ne cessait pas de questionner mes proches pour savoir s'il s'agissait bien d'un souvenir. Ils ont d'ailleurs étaient d'une patiente inconnue et d'un soutient dans faille tous autant qu'ils sont. C'est sûrement pour cela que ça a été dur de les quitter pour revoir en Islande. Mais quelque part, nous en avions tous besoin.

“ Je suis désolé de venir vous importuner avec cette histoire c'est sans doute stupide d'autant plus que je vois pas trop où nous aurions pu nous rencontrer.”

Je suis terriblement frustré et sûrement que mon état d'esprit se reflète sur mon visage d'autant plus que malgré ma froideur je reste un homme très expressif si on fait abstraction de l'amour bien sûr. Ça c'est que chose et c'est surtout beaucoup plus compliqué à exprimer. Mais là n'est pas la question



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MessageSujet: Re: Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson   Lun 11 Déc - 21:20





Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson
Le jour de mon enterrement, j'irais bien faire du skate, entre les tombes tranquillement, voir les mouchoirs en papier, et les yeux se mélanger dans les doigts, tranquillement.


Ces yeux sont si troublants. Heureusement qu'il n'est pas directement en face de moi et assez proche pour que l'idée de m'y noyer devienne bien plus réaliste. Néanmoins pas sûr qu'il me laisserait faire l'iceberg. Enfin s'il était assez près de moi pour que je puisse me laisser envoûter, ce serait déjà parce qu'il m'a autorisé à l'être. Il porte un bonnet sur la tête et une grosse écharpe autour du cou, pas étonnant il fait si froid dehors, mais pour l'avoir vu les retirer la dernière fois je peux affirmer qu'il est tout à fait mon type. Si j'en avais l'occasion je lui proposerais volontiers un tour en coulisse, au niveau des tas de paille.

Mais là encore, je ne pense pas en avoir l'occasion, le monsieur n'étant visiblement pas venu pour ça, et donnant encore moins l'impression d'être intéressé. Pourtant j'arrive quand même à lui arracher, un sourire. Et quel beau sourire, vraiment. Il me fait un peu penser à celui de Belphégor. Peut être que la rareté joue aussi à me donner cette impression. Mais un sourire de cet inconnu réchauffe bien moins que le sourire d'un homme que j'aime. Même s'il me rassure dans le sens où il n'est peut être pas si froid qu'il veut le faire croire, qu'il est capable d'humour et qu'on peut potentiellement passer de bons moments avec quelqu'un comme lui.

En parlant de cela, il s'incline. Le voilà qui demande pardon pour son comportement et ses interruption déplacées de la dernière fois. Je m'en serais parfaitement passé, mais j'imagine que l'idée n'est pas directement de lui, et qu'une maman caractériel lui a demander de m'en présenter. Cependant je devine qu'il n'est pas là uniquement pour ça. Pour l'heure, il a besoin de parler, et je me suis proposer pour l'écouter. Ou plutôt il m'a demandé de lui accordé du temps, et j'ai généreusement accepté. De toute manière le refus n'était pas en option, mais c'est pas comme si je m'étais réellement posé la question.

Finalement il se rapproche de moi alors que nous nous étions lentement dirigé vers le fond de la tente et plus particulièrement vers l'enclos des chèvres. Pour ma part je prends place sur la barrière en métal, lui est déjà assis, le pauvre, j'espère que ce n'est pas trop grave ni à durée illimité cette condition. Maintenant que j'y pense il n'a pas les jambe d'un homme ayant passé toute sa vie en fauteuil, donc je mets de côté l'idée de la maladie juvénile ou de la malformation. Et comme il arrive à les bouger un peu, quand elles s’ankylosent j'imagine, j'exclue aussi la paraplégie. Mais je ne vais pas lui demander directement de quoi il en retourne, d’abord parce que je n'y tiens pas, et surtout parce qu'il n'est pas venu ici pour ça. Enfin j'imagine.

Ah non. Ce qui l'amène c'est bien plus psychologique. Il me demande si on s'est déjà croisé, et où. Je lui donne donc une impression de déjà vu ? Étonnant, lui de ne rappelle absolument rien. J'essaie de chercher un instant, me rappelant de ma première venue en Islande, là où j'aurais eu le plus de chance de le croiser, mais rien. Sa tête, ne me rappelle rien. Pourtant même en étant pas très physionomiste je n'aurais pas pu oublier de tels yeux collés sur untel visage. Même si ça remonte maintenant à plus de cinq ans. Et puis ensuite... parmi tous mes voyages... non je vois pas. Après c'est vrai que j'en ai croisé beaucoup des gens et certainement que j'en ai oublié bien plus de a moitié. Surtout s'ils s'avèrent avoir été dans mon dos.

Il continue, il se justifie, il me rassure, bref, il raconte un peu sa vie et moi je l'écoute pour mieux comprendre. Mais je suis certain de ne l'avoir jamais vu, une telle voix non plus ça ne s'oublie pas facilement. Peut être qu'il a pu me voir de loin, mais je n'ai jamais eu d'autre conversation avec lui que celles que j'ai pu avoir ici même sous cette tente. Finalement il abdique, lui non plus n'arrive apparemment pas à remettre en contexte une possible rencontre antécédente. Pourtant s'il a même pris la peine de revenir ce n'est forcément pas pour rien. Son impression n'est peut être pas totalement infondée, ou alors il me confond avec quelqu'un. Qui sait. En tout cas je vais l'aider du mieux que je peux, au moins à se sentir mieux.

« Je ne suis pas sûr qu'on se soit rencontré, mais dites moi par où vous êtes passé, peut être qu'on s'est retrouvé aux mêmes endroits, aux même moment. »

Ce serait hautement improbable, mais le monde m'a déjà prouvé qu'il était très très petit en me ramenant un Aslan dont notre première rencontre remonte à quasiment sept ans maintenant. Ou bien Maximilian, même si notre relation est bien plus pauvre. Mais cet homme là. Je me rends compte que je ne connais même pas son nom. Pourtant les noms je les oublie encore moins que les visages. Parfois c'est la seule chose qui me revient même. Donc peut être qu'en lui demandant le sien, il y aura quelque chose de plus concret encore.

« Je m'appelle Apollo, et vous ? On va trouver ce qui se passe dans votre tête, mais il est possible qu'au final nous ne nous soyons jamais rencontré et il faudra vous rendre à l'évidence, je vous ai tapé dans l’œil ! »

Je rigole, je ne sais pas s'il va en faire autant, mais pour ma part, j'aime cet humour pas fin destiner à draguer. J'adore aussi quand c'est le autres qui l'utilisent, Luka est très bon pour ça d'ailleurs, même s'il ne le fait même pas exprès.
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MessageSujet: Re: Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson   Mar 12 Déc - 0:34

Déguisé en pas moi

Rien de rien alors. Je soupire en regardant le brun s’asseoir sur une barrière en métal alors que lui même pose ses yeux sur moi. Si lui non plus ne voit pas ce dont je parle, c’est que je dois me faire des fausses idées. Et putain, c’est terriblement frustrant. Je suis pourtant persuadé que cette impression est amplement justifiée. Je me tais pendant quelque secondes en réfléchissant, essayant de remettre le doigt sur quelque chose qui pourrait me mettre sur la voie. Le jeune homme prend la parole, tentant de m’aider à faire le tri dans mes pensées. Où mes voyages m’ont-ils amenés ? Dans pas mal d’endroit. L’inde, la France, le Canada, l’Islande et les Etats-Unis. Beaucoup d’endroits comme je le disais. Alors, serait-il possible que nous nous soyons croisé quelque part, dans un de ses pays, au détour d’une rue ou d’un bar ?

“J’ai fais pas mal d’endroit durant ma vie. L’inde, la France, l’Islande, le Canada, les Etats-Unis. Je sais pas, peut-être que nous nous sommes croisés par là. Vous aussi vous avez bougé ? Ma dernière destination avant Reykjavík est Baltimore. J’y suis resté deux ans environ et heu.. j’étais professeur à la faculté. J’étais dans l’art, plus exactement dans l’Histoire de l’Art si ça peut vous aider” dis-je évitant de trop m'attarder sur la période Baltimore. Je n’ai pas envie de me replonger dans cette période plutôt sombre pour certains instants.  

Je ne sais pas quoi dire d’autre alors je me tais, je cherche encore le pourquoi du comment de la chose. Et puis je n’ai pas spécialement envie que le jeune homme me prenne pour un fou parce que, mine de rien, j’ai l’impression- oui, ça fait beaucoup trop d’impression dans la même semaine et surtout à propos du même homme- qu’il fait parti de cette petite part de gens avec qui je pourrais bien m’entendre. Et puis, pour être honnête, il n’est pas désagréable à regarder. Bien au contraire. Il est plutôt canon avec ses cheveux en batailles et ces yeux chocolats. Vraiment très agréable. Mais je crois surtout que c’est le sourire et la fossette qui fait ce petit effet. C’est dommage que je sois diminué dans ce foutu fauteuil, sinon il est très probable que j’aurais tenté quelque chose un de ces soirs. En soit, ma lésion médullaire incomplète ne m’empêche pas d’avoir des relations sexuelles bien sûr, mais c’est toujours frustrant, donc je m’abstiens. Dommage, il était tout à fait à mon goût. Mais passons, je l’écoute à nouveau. Il se présente. Apollo. Drôle de prénom tout de même bien qu’en y réfléchissant, mes parents non plus n’ont pas fait dans le commun. Zaccheo. Je ne me suis jamais vraiment demandé d’où ça venait. mais une chose est sûr, c’est que ce n’est pas islandais. Il me semble que c’est italien, mais une fois encore, je n’y mettrai pas ma main à couper.


“Enchanté Apollo” dis-je vraiment sincère, pour une fois, avant de lui sourire puis de me présenter à mon tour. “Je m’appelle Zaccheo”.

Apollo. Je cherche dans ma mémoire si ce prénom me ramène à quelque chose. Peut-être. J’en ai l’impression. Ca sonne comme quelque chose de connu mais je ne sais pas quoi. Je le sais, j’ai déjà entendu ce prénom quelque part. Il n’y a pas si longtemps. Je crois. Et finalement, je me mets à rire. Un vrai éclat de rire cette fois lorsque celui ci aborde le point suivant : il m’a “tapé” dans l’oeil. Si seulement il savait à quel point.

“ Et si je vous disais que ce dernier point est vraiment très possible. Cela vous gênerait-il que cela vienne d'un homme diminué et cloué dans une fauteuil roulant “ demandais-je en haussant un sourcil, un sourire en coin étirant mes lèvres alors que je retrouve rapidement cette prestance propre aux dominants. Mais de toute façon je ne suis pas là pour me chercher un soumis. Chaque chose en son temps. Et quant bien même, je vois mal cet Apollo prendre le rôle de soumis même pour une nuit. Mais là encore, on peut s'arranger.



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MessageSujet: Re: Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson   Mar 12 Déc - 16:13





Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson
Le jour de mon enterrement, j'irais bien faire du skate, entre les tombes tranquillement, voir les mouchoirs en papier, et les yeux se mélanger dans les doigts, tranquillement.

J'étais pas loin quand je m'imaginais un explorateur. Ce monsieur a pas mal voyagé ! Je n'ai jamais été en Inde, d'ailleurs j'ai très peu été en Asie. Mais le Népal je n'y suis pas retourné depuis plus de dix ans, alors que la plupart des autres pays je les ai découvert plus tard. Néanmoins, puisqu'on a des destinations en commun, je peux aussi chercher à ce niveau là dans ma mémoire. Mais toujours rien au final. Non je n'ai jamais rencontré cet homme de ma vie, plus j'y pense, plus j'en suis sûr. Mais pourtant, j'entends qu'il arrive de Baltimore. J'y étais moi aussi, mais il y a maintenant trois ans, pour sa part je ne sais pas s'il pouvais y être en même temps que moi.

Néanmoins, si c'était le cas, il n'est pas impossible qu'il m'ait croisé, surtout en travaillant à l'université d'Art. Je me souviens bien y avoir été modèle nu, payé, pour pouvoir économiser un peu plus. Pas que la ferme ne payait pas bien, mais comme j'y vivais aussi il fallait bien que je loue la maisonnette, du coup c'était automatiquement pris sur mon salaire. Finalement, je m'en sors bien mieux ici, parce qu'en plus je suis bien nourri et bien entouré. Et puis au moins je n'ai pas à payer pour voyager, et mon objectif premier en venant travailler à Baltimore c'était d'avoir assez d'argent pour rentrer en France. Je ne sais plus ce qu'il en est aujourd'hui, mais peut être qu'un jour le cirque m'amènera à Paris.

J'attends la suite, et j'apprends bien vite le nom du monsieur. Zaccheo... Non toujours rien de mon côté. Ce nom ne me dit rien du tout, jamais entendu et pourtant c'est pas commun. Pour sûr, maintenant si je l'entends à nouveau, je ne serais pas capable de l'oublier. Mais je retiens encore mieux quand je m'entends le répéter haut et fort, forcé par le plaisir d'une danse en duo. Là en effet il devient inoubliable, comme un tatouage qui ne s'efface pas. Mais du coup, je commence à me demander si toute cette histoire n'est pas une invention destiner à m'aborder de la part de cet islandais intrigant. Je n'y crois pas, mais autant allier l'utile à l'agréable, dans ce sens ou dans l'autre, donc suivant ce qu'il compte me répondre, on pourrait peut être se diriger vers une autre rencontre. Et moins professionnelle.

Je souris alors qu'il me demande ce que je pense de sa condition. Personnellement, tant que  le plaisir y est il pourrait tout aussi bien être aveugle ou parler un autre langue. Je prépare ma réponse à cette conversation qui a bien divaguer lorsque je me voit être poussé par deux corne de chèvre qui n'aimait visiblement pas ne pas avoir mon attention. Elle m'éjecte de la barrière en me tapant le fessier avec force et je m'éclate par terre, n'ayant pour réflexe que de mettre mes bras en avant pour protéger mon visage. Quel con d'avoir joué à entortiller mes pieds dans la barrière pendant que nous discutions. Je ne m'en étais pas aperçu mais pour le coup c'est impossible de passer à côté. Un peu plus que je n'avais plus de menton. Ou de nez.

Je me dégage récupérant un peu de dignité avant de me mettre à rire à cause de l'émotion forte provoquée par la chute et de me redresser, restant assis par terre, jambes tremblotantes. Finalement je reprends mes esprits. Je regarde Zaccheo sans savoir trop quoi dit et finalement me relève. Je regarde l'animal meurtrier, cette chèvre a tenté de m'assassiner pourtant la première chose que je trouve à faire c'est lui caresser la tête. C'était certainement pas intentionnel de sa part que de me voir partir aux urgences. Je n'ose pas trop affronter le regard de l'homme à qui je parlais. Comment perdre en crédibilité en moins de cinq seconde, ça tourne mal. Autant oublier le début de tentative de drague pour en revenir au premier sujet du coup.

« J'ai aussi été à la fac d'Art de Baltimore. J'étais modèle nu pendant un moment, mais ça remonte à trois ans en arrière tout ça. Et malgré tout votre nom ne me dit absolument rien. Désolé »
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MessageSujet: Re: Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson   Mar 12 Déc - 22:29

Déguisé en pas moi


Les chèvres. Je ne sais pas d’où me vient cette fascination pour ses animaux à quatre pattes mais depuis tout gamin, j’en suis totalement fou. J’ai quelques souvenirs de mon enfance.- surtout pendant les vacances- où mon père et moi revenions en Islande pour venir rendre visite à mes grands-parents aussi bien paternels que maternels. Pendant ces journées là, j’allais gambader dans le près à côté de la maison. C’est là que Afi og Amma mettaient les chèvres pour qu’elles puissent avoir l’espace nécessaire. Pendant ces longues après-midi, parfois sacrément fraîche, je leur courais après, essayant tant bien que mal de les attraper à l’aide de mes petites mains et de mes petites jambes d’enfants. Bien souvent, je finissais plus avec les pantalon tâché de vers aux genoux mais j’aimais courir avec les chèvres.

Alors, c’est tout naturellement que le fou rire me prend quand la demoiselle à poils blancs décident de faire sauter Apollo de son siège improvisé. Cherchait-elle à attirer l’attention de son maître ? Peut-être qui sait. Mais quoiqu’il en soit la raison, je dois avouer que la scène est vraiment amusante. Bien sûr, ça vient de foutre en l’air le plan drague qui venait de s’installer entre nous, mais ça à aussi le don de me détendre instantanément. Mon fou rire dure quelques dizaines de secondes, peut-être plusieurs minutes avant que finalement je ne me calme en voyant Apollo se redresser. Pendant un instant, je me demande s’il va bien mais son rire s’élevant peu de temps après me rassure. Enfin, ça aurait été exacte de dire ça si je m’inquiétais vraiment. Mais, peut-on s’inquiéter pour quelqu’un qui l’on ne connait que depuis quelques jours à peine ? Finalement , le brun arrive à se redresser après quelques minutes à rester assit au sol. Je ne dis rien. Lui non plus. Je crois que ni lui, ni moi ne savons quoi dire.

Alors Apollo se remet à parler de mon histoire de à vu. Ce type est un peu déroutant. D’abord il répond à mes question, puis me drague plutôt ouvertement, puis repart sur le sujet pour lequel je me suis aventuré ici. Mais soit, s’il veut reparler de ça, reparlons de ça. Ainsi, nous avons un endroit en commun : Baltimore. J’apprend également qu’il a posé nu plusieurs fois pour les étudiants. Mais c’était il y a trois ans et une fois encore, il me répète que mon prénom ne me dis rien et qu’il n’y a aucun détail qui ne lui rappelle une possible rencontre. Un an avant que moi j’arrive. Je reste silencieux pendant un court instant, cherchant encore jusqu’à ce qu’un petit quelque chose me revienne à l’esprit.

“Je… Dites est-ce que pendant l’un de ses cours pour lequel vous avez posé vous aviez un professeur qui s'appelait Ziegler ? Il faisait des cours pratiques et justement y’a pas mal de jeunes- et moins jeunes d’ailleurs- qui venaient poser pour lui. C’était un de mes collègues quand je travaillais là-bas. Il était plutôt grand mais ayant, je dirais presque un mètre quatre-vingt-dix, les cheveux poivre et sel. Les yeux marrons. Il aime bien prendre des photos de ses modèles pour que ces élèves puissent continuer de dessiner mêmes quand ils ne peuvent pas être présent pour la séances. Ça ne vous dis pas quelque chose ?”


J’espère, peut-être à tord que ces dernières informations que j’arrive à me souvenir aide. Mais peut-être que je me fais des films et qu’effectivement, ce n’est simplement qu’une impression de déjà vu infondée. Oui, peut-être que j’ai simplement cru le voir quelque part alors que s’en était un autre. Et plus le temps passe, plus je me dis que c’est ça. Et je trouve ça frustrant. Terriblement frustrant.

“Ecoutez, laissez tomber. C’est mieux ainsi. J’en ai marre de me prendre la tête avec ça. Peut-être que j’aurais des illuminations plus tard, mais vraisemblablement, ce n’est pas aujourd'hui. Donc, vaut mieux oublier tout ça pour le moment. Et puis, je ne voudrais pas non plus vous mettre plus en retard que je ne l’ai déjà fait. Cependant, si jamais ça vous dis, on pourrait boire un verre un de ses soirs pour me faire pardonner du temps que vous avez perdu ?”


Ça, c’est une tentative de drague terriblement discret, Jóhannsson. Bien joué !



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MessageSujet: Re: Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson   Mar 12 Déc - 23:58





Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson
Le jour de mon enterrement, j'irais bien faire du skate, entre les tombes tranquillement, voir les mouchoirs en papier, et les yeux se mélanger dans les doigts, tranquillement.

Mr Ziegler ? Bien sûr que je connais. Bien même ! Le monsieur m'a vu nu beaucoup de fois, mais jamais dans un contexte sexuel. Nous nous entendions bien, j'ai même eu l'occasion d'aller chez lui quelques fois, et me faire servir une tasse de thé par sa femme. Un couple de gens bien, travaillant chacun dans l'art visuel. Elle tenait une galerie, lui enseignait à la fac et présentait des œuvres. Et le moins qu'on puisse dire c'est que le talent des deux est indéniable. Je n'ai pas gardé contact, comme avec personne là bas d'ailleurs, mais entendre parler de lui me fait plaisir.

Il avait été le premier à m'encourager à poser pour ses nus. Il devait inscrire des œuvres se basant sur le nu masculin pour une exposition à Baltimore. Et il avait réussi finalement à me faire céder à force de compliments et d'insistance. C'était un peu comme se faire draguer, mais sans arrière pensée. C'était différent et c'est d'abord ce qui m'avait fait refuser. Quitte à être nu, je préfère que ce soit pour y prendre du plaisir. Mais lui ne jurait que par l'esthétisme et la beauté. Pas la perfection au contraire, les défauts qui embellisse le tableau.

Je n'étais pas certain de ses dires, mais lorsque j'ai vu ses premières planches je ne me suis pas reconnu. Les ombrages était beau et la personne qui je voyais, dessinée au fusain, me faisais penser aux représentation de la beauté masculine grecque. J'en avais appris beaucoup sur l'art pictural, il en avait profité pour me parler longuement de cette passion pendant les heures où je restais sans bouger à attendre qu'il ait fini. Cette histoire a duré presque un an, et gagner de l'argent comme ça me plaisait bien. Il m'avait vite ramené dans sa classe pour que les élèves s’entraînent grâce à moi. Je me rappelle qu'il avait pour technique de me prendre en photo pour leur donner des devoir à ramener chez eux.

Zaccheo a visé juste en me parlant de l'université d'Art de Baltimore, je ne comprends pas pourquoi soudainement il veut détourner la conversation. Je ne sais pas bien sur quel pied danser avec les hommes comme lui. Il a l'air joueur, et en même temps très sérieux. Mauvais perdant et très bon tricheur. Heureusement que part ma part j'en ai rien à faire puisque je ne me lie pas d'amitié comme ça avec quelque chose je n'ai vu que deux fois et dans des circonstances qui ne permettent pas de rapprochement. Avant de répondre à son invitation, je compte bien entendu répondre une dernière fois à toutes ses questions. De manière simple et concise.

« Un homme passionné cet artiste professeur. Vous l'avez connu aussi de toute façon, je ne vous apprendrai rien. »

Voilà, comme ça il sait. Peut être a-t-il vu les photos ou les dessins, ou a-t-il juste entendu parler de moi, même si j'en doute concernant cette deuxième option. En tout cas, son impression est flagrante et son instinct impressionnant ! Quel homme plein de ressources ! Pas étonnant qu'il ait été professeur, il a dû faire des études. On est bien loin de ma condition de palefrenier à peine détenteur d'un bac. Pourtant j'ai cru comprendre qu'il était en stand by en ce moment Je n'ai pas envie de savoir pourquoi mais toujours est-il qu'il n'est définitivement plus sur Baltimore puisque je le voit en face de moi.

Et il a de la suite dans les idées. Ou alors il a le cour sur la main, mais là encore, je ne suis pas certain de ce que j'annonce. Ce dont je suis certain en revanche c'est qu'il m'invite à boire un verre soit disant pour se faire pardonner u temps qu'il m'a fait perdre. Il a payé, ce temps est tout à lui, et je me suis bien mieux amusé à discuter avec lui que si j'avais dû lui faire une visite durant laquelle il aurait fait la gueule tout du long. Certes je n'aurais pas été humilié par une chèver en manque d'attention, mais je n'aurais pas non plus eu l'occasion d'entendre son rire et de voir un sourire non contrôlé et des plus naturels

« Je n'ai pas l'impression d'avoir perdu mon temps. Tant que le talky ne m'annonce pas un visite je suis encore tout à vous. Mais on peut toujours prévoir un verre en effet. La prochaine fois ne venez pas les mains vides, un peu de rhum sera très bien accueilli. Et puis on peut très bien se prévoir une sortie, je ne dis jamais non »

Voilà, l'intérêt est maintenant officiellement avoué. Toute à l'heure il me demandait si son état d'handicapé me freinait, maintenant il sait que non. J'espère l'avoir un peu rassuré un peu, à défaut d'avoir pu répondre à sa question sur notre potentielle rencontre dans une vie antérieur. Autant profiter pleinement de celle là non, maintenant ?
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MessageSujet: Re: Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson   Jeu 14 Déc - 19:35

Déguisé en pas moi


La passion. C’est bien ce mot qui qualifie ce bon vieux Ziegler. Il est sans doute un des rares collègues avec qui je m’entendais vraiment bien. Un des rares que j’appréciais réellement aussi. J’aimais l’amour qu’il portait à l’art. Un homme comme moi. Un amoureux de l’art dans toute sa complexité et toute sa beauté. Et puis, il est indéniable que comme professeurs, il était- est- l’un des meilleurs d’entre nous pour ne pas dire le meilleur, sans compter son talent. En clair, cet homme était le professeur à avoir au moins une fois pendant son cursus scolaire.

“En effet, Ziegler était l’un de mes collègues. Un homme extraordinaire et je ne pèse pas mes mots. J’ai appris beaucoup avec lui aussi bien professionnellement qu’humainement parlant” dis-je avec l’ombre d’un sourire naissant au coin de mes lèvres. Ainsi, le dénominateur commun entre cet Apollo et moi est Christopher. C’est à la fois étonnant et amusant.

Mais passons, je n’ai pas envie d’épiloguer sur le sujet Ziegler- aussi remarquable soit-il- surtout que le jeune homme ne refuse pas ma proposition pour aller boire un verre. Ainsi, ma condition d’homme diminué n’a pas l’air de le perturber plus que ça. C’est un excellent point. Je retiens l’information qui est : ramène du rhum, je suis pas contre une bouteille. C’est encore un bon point. Décidément, ce jeune homme est plein de surprise. Enfin, jeune, je crois que nous avons le même âge. Enfin, ça doit être sensiblement ça. Mais nous sommes jeunes alors pourquoi ne pas en profiter.

“Du rhum hein. Excellent choix. Je dois avoir quelques bouteilles quelque part et notamment un petit millésime datant de 2000. Je n’avais pas d’occasion de l’ouvrir. Que diriez vous d’être cette occasion ?" demandai-je avant de reprendre alors qu’un sourire en coin vient étirer mes lèvres et éclairer mon visage “Et puis, j’avoue que je suis plutôt curieux d’en apprendre un peu plus sur vous. Vous m’intriguez”. Après tout, quel meilleur instant pour ouvrir une bouteille d’un rhum hors d’âge pour faire connaissance avec un charmant jeune homme ? On est d’accord, y’en a pas.

“Alors, quand êtes vous libre, Apollo, pour boire une bonne bouteille de rhum ?”
demandais-je ensuite. Je ne sais pas où tout cela va nous mener. A rien de bien concret sûrement mais pour le moment, je n’ai pas envie de me poser ce genre de question. Après tout, il pourrait simplement être celui qui nous a fait faire le tour du cirque, nous montrant les animaux, parlant encore et encore alors que je ne l’écoutais pas. Ou alors, il pourrait devenir un ami. Pourquoi pas ? Un coup d’un soir ? Un amant ?

Mais pas un soumis.

Pourtant, j’avoue que cette idée m’a traversé l’esprit. Il faut avouer que le brun a tout ce qu’il faut. Il est magnifique, ça serait plutôt con de le nier. Mais pourtant, j’ai comme l’impression qu’il fait parti de ses hommes qui ne se soumettent pas aux autres. Pas dans le sens où moi, je l’entends- ni dans le sens où je le voudrai-., lui, je le vois plus quelqu’un qui se rebelle, qui montre les crocs pour montrer son désaccord. Alors évidemment, ça serait tellement intéressant à dresser, mais je ne suis pas sûr de parvenir à quoi que ce soit avec lui. Alors, on se contentera d’une bonne bouteille et de voir la suite.

“Si vous voulez, je peux repasser dans la soirée. Enfin, si vous êtes libre”. Autant s’assurer qu’il le soit. Je n’ai pas non plus envie de faire un aller-retour pour rien avec en prime la frustration. C’est un ressenti que je gère très mal, tout comme l’amour, alors autant l’éviter au maximum.


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MessageSujet: Re: Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson   Jeu 14 Déc - 20:35





Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson
Le jour de mon enterrement, j'irais bien faire du skate, entre les tombes tranquillement, voir les mouchoirs en papier, et les yeux se mélanger dans les doigts, tranquillement.

Ouf, parler un peu d'alcool nous a rapidement fait oublier ma lamentable chute de toute à l'heure. Et visiblement, quand Zaccheo est lancé dans quelque chose, il y va à fond. Autant qu'il serait vrai de dire, j'imagine, que lorsqu'il a une idée dans la tête il ne l'a pas dans les pieds. Sans le connaître on devine rapidement que cet homme est têtu, sûr, et probablement le descendant d'un grand chef viking. Je n'arrive pas à savoir si cela me semble être une qualité ou un défaut. Je reste sur la réserve et je verrai en heure si finalement je l'envoie chier parce qu'il m'emmerdera.

Je ne peux pas m'empêcher de le comparer avec des hommes que j'ai pu rencontrer, et qui était naturellement aussi insupportables qu'égoïste. Si cela plaît à certain, moi ça me donne envie de leur rappeler que chaque homme n'est qu'un homme et qu'il n'y a pas de dominant chez les Homes sinon on serait des loups. Et encore, ces hommes là dans une meute de loup ne serait pas l'Alpha. Inutile d'en rajouter, pour ma part je préfère partir quand la situation devient agaçante et que les gestes et les mots les rapprochent plus de gros beaufs doté de cerveaux, plus communément appelé connard dans le jargon, que de réels dragueurs.

Mais pour le moment impossible de dire si cet homme que j'ai en face de moi est l'un d'eux. Certes il prend rapidement ses aises et il sait manifestement ce qu'il veut et ce qu'il ne veut pas, mais pour le moment je n'ai pas le droit de le juger. Juste d'affirmer que ce genre de caractère le rapproche un peu plus d'un type de personne que je n'apprécie pas. Mais à côté de ça, je peux aussi reconnaître qu'il sait prendre des décision, et surtout qu'il offre des cadeaux. Certes pas innocents, mais un cadeau ne se refuse pas, et je n'en ai pas envie. Surtout que moi l'innocence, ça me passe un peu au dessus de la tête maintenant.

« Déjà on base notre prochaine rencontre sur une soirée. Vous êtes très entreprenant. »

A prendre comme il le voudra. Généralement ce genre de réflexion est un compliment. Il ne devient un reproche que lorsque ça dépasse une certaine limite. Comme toute qualité par ailleurs. D'ailleurs un défaut n'est pas toujours une qualité exagérée. Voyez comme la jalousie n'est pas un excès d'amour et la possessivité découle de la connerie. Oui mais arguments sont mauvais, mais moi ils me rassurent. Je ne voudrais jamais devenir un connard jaloux et possessif. Il n'y a rien de pire pour détruire quelqu'un. Après la manipulation et l'intelligence.

Mais Zaccheo n'a pas montré d'excès pour le moment, et au contraire il est encore très plaisant. Cette histoire de rhum à millésime me change du vieux rhum à cocktail qu'on trouve dans le premier super marché du coin. En tout cas, jamais entendu parlé, jamais goûté, mais persuadé que ça sera qualitatif. Ce genre de bouteille qui traînent son généralement de beaux cadeaux oublié dans un coin en attendant un événement. Suis-je cet événement ? L'idée me plairait bien, même si au final je ne suis pas sûr de le supporter, et il n'est pas sûr non plus qu'il me supporte.

« Mais je serais un idiot de ne pas accepter une telle proposition. Il fait froid en revanche le soir sous cette tente, pensez à prendre plus d'alcool. Je viendrait vous chercher devant le cirque à l'heure du grand show, pour fous faire passer sans être vus. Mais je suppose que vous n'êtes pas contre un peu d'aventures hors la loi »

Le message est passé, alcool et interdis pour une soirée découverte. Rien qui ne donne envie de revenir en arrière pour ma part. Pour la sienne nous verrons bien. De toute façon, ce soir je n'avais rien de prévu. Peut être que Luka serait venu me proposer de sortir et si l'islandais ne se présente pas c'est ce que nous ferons, mais pour le moment ma soirée est désormais toutes tracées. Et si j'y pense je prendrais au moins de quoi manger un peu, olives, biscuits salés, ça passe toujours très bien avec la boisson, et il vaut mieux ne pas commencer à enchaîner les verres avec le ventre vide.
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MessageSujet: Re: Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson   Lun 18 Déc - 19:16

Déguisé en pas moi

Je suis satisfait de la réponse d’Apollo. Il ne refuse pas et j’apprécie cet aspect là de l’homme. Un sourire étire une fois encore mes lèvres. Je crois que je n’ai jamais autant ri et souris ces derniers temps que durant cette heure. C’est vraiment agréable cependant, quelque chose me fait penser qu’il n’ai pas autant à son aise qui veut bien le laisser penser. Remarque, je ne le suis pas non plus. C’est le prix de l’inconnu ça. Mais en soit, ni lui, ni moi ne risquons quelque chose. D’ailleurs, je hausse un sourcil avant d’éclater de rire lorsqu’il parle de notre prochaine rencontre. Entreprenant ? Je ne pense pas mais il est évident que  je suis un homme qui sait ce que qu’il veut. Ce qui, en soit, n’est pas un défaut. Du moins, je n’ai jamais vu ce trait de mon caractère comme tel.

“Je ne sais pas si on peut me qualifier d’entreprenant. Mais je suis quelqu’un qui sait ce qu’il veut. Bien que ça ne fonctionne pas toujours comme je le souhaiterai. Et en ce moment, je suis curieux d’en apprendre un peu plus sur vous. Rien de plus, rien de moins”
dis-je alors.

Pas que j’avais une réelle obligation de me justifier mais parfois, il vaut mieux être clairs dès le départ. Ca évite les quiproquo et les moments gênants qui viennent ensuite, sans parler des blancs insupportables. De toute façon, je ne cherche rien en venant discuter avec lui, ni en souhaitant faire connaissance. Alors, bien évidemment, rien n’est sûr quant à une possible entente entre lui et moi, et d’ailleurs, est-ce le but recherché ? Je ne pense pas en y réfléchissant.  Mais enfin, je préfère attendre et voir où tout cela va mener.


Après qu’il ai accepté, je souris une fois encore devant ses “plans”. Venir me chercher dans à l’entrée du cirque pour me faire passer en “secret”. Alcool et interdis comme il dis. Ça me fait beaucoup rire. J’avoue que non, je ne suis pas contre un peu de piment pour venir stimuler ma pauvre soirée qui- désormais- promet d’être très agréable. Je hoche alors la tête pour lui signifier que tout est bien clair.

“Très bien, je vous attendrai à l’entrée avec le ravitaillement pour ne pas que nous mourrions de froid ce soir, ni de faim d’ailleurs. Parce que, boire sans manger, ce n’est pas la meilleure idée, n’est-ce pas ?”
dis-je amusé alors que les souvenirs de ma première beuverie me reviennent en mémoire. Ça a été un véritable désastre. Vraiment. Mais la soirée reste sûrement une des meilleures de toute mon adolescence. Je nous revoie encore tous avec nos têtes de zombie le lendemain matin.  Je me souviens même qu’un de mes meilleurs amis s’était endormie la tête dans la cuvette des toilettes.

“Bon, je ne vais pas m’éterniser. J’ai quelques courses à faire. Cependant, j’ai une dernière requête, si vous l’acceptez. Il serait bien qu’on soient moins formel l'un envers l'autre, vous ne croyez pas ? Ça nous fait paraître plus vieux que nous le sommes. Alors je ne sais pas quel âge vous avez, mais vous paraissez bien jeune et très agréable à regarder , alors autant en profiter vous n’êtes pas d’accord ? “


Non, je ne drague pas, pour qu’on soit totalement d’accord. Seulement, il est indéniable qu’il n’a pas le visage- et le corps à ce que je peux en voir- d’un vieux croûlant de quatre vingt ans. Et puis, les compliments , ça n’a jamais fait de mal à personne. C’est avec un sourire satisfait et un ‘ à ce soir Apollo’ que je quitte le jeune homme afin de retourner à l’entrée du cirque. Je ne pensais pas que notre discussion prendrait cette tournure mais pourquoi pas après tout. C’est d’ailleurs sur cette idée que je pars faire quelques courses pour ce soir. Au programme : alcool, grignotage et discussion. Quoi de mieux que la simplicité ?


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Dernière édition par Zaccheo Jóhannsson le Jeu 21 Déc - 22:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson   Mar 19 Déc - 18:20





Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson
Le jour de mon enterrement, j'irais bien faire du skate, entre les tombes tranquillement, voir les mouchoirs en papier, et les yeux se mélanger dans les doigts, tranquillement.

Cet homme me perturbe. C'est pas un mal. C'est pas un bien non plus. Il me perturbe parce qu'il ne laisse rien entrevoir et qu'il instaure une situation instable sans le vouloir. Mais pas le genre d'instabilité qui est plaisante et qui fait que ça ne peut que finir bien. Le genre à te rappeler que ça peut très rapidement transformer ta soirée en enfer alors que tu aurais potentiellement pu aller ailleurs et réellement apprécier les heures de la nuit. Il me perturbe parce que je déteste prendre les gens avec des gants et me retenir d’être simplement moi avec mes vannes pas drôles et mes maladresses. Et que je sens que si je vais trop loin, il ne se contentera pas de mettre ses états d'âmes de côté mais je me ferait pourrir de manière violente et gratuite pour une erreur de mot.

L'humour n'est pas passé. Si sérieux. Ou en tout cas espiègle mais que quand il le veut. A prendre avec des pincettes plus qu'avec des gants. Encore plus complexe finalement. Bon heureusement que sa proposition elle au moins est simple et pas perturbante. Il est curieux, il a besoin de boire en compagnie et de parler pour rien et je lui ai moi même proposé de nous retrouver pour ça. Donc je ne vais pas me plaindre, et je n'ai absolument pas envie de changer d'avis. C'est ce genre de personne qui te fait apprécier un petit échange avec quelqu'un, mais qui, par la suite, te fais aimer la solitude comme jamais. Ou la présence de personnes plus simples d'approche. Ou qu'on connaît déjà bien.

Enfin comme il le dit si bien, il est curieux, et il veut en savoir plus sur ma personne. C'est comme ça généralement qu'on détermine si on est destiné à s'apprécier ou à se détester. Ou alors à s'en contre-ficher totalement. On verra bien ce soir. Mais suivant ce qu'il se passe, je risque d'aller me blottir dans une paire de bras comme un chaton qui se sent vraiment très seul. En tout cas je me demande ce qu'il se basse si on réchauffe un glaçon. Est-ce que ce monsieur Iceberg va fondre sous l'effet de la boisson ? Je pense qu'il en faudrait plus que quelques verre avant ça en revanche. Il a une double couche de protection : ses origines et son caractère.

Heureusement que pour le moment il a l'air intéressé par mes proposition. Le faire entrer dans le cirque de manière interdite semble lui plaire. Il a retrouvé le sourire. Perdu un peu son sérieux, il semble se projeter de manière plus légère que toute à l'heure et moi ça m'arrange. Ça commence à ressembler à ce qui me met naturellement à l'aise. On casse doucement la glace, j'imagine que parler de bouffe met toujours tout le monde d'accord. Pour ma part entendre qu'il ne compte pas nous laisser mourir de faim me tire un grand sourire. Mon côté français bon vivant aime l'idée de prendre un bon apéritif dînatoire

« C'est une bien bonne idée, de mon côté je prendrais aussi de quoi se nourrir, comme ça vous n'aurez pas l'air trop suspect en arrivant avec de trop gros sacs à l'entrée. »

J'imagine bien la tête des vigiles en voyant l'handicapé avec de gros sacs pleins d'alcool et de bouffe. Par ailleurs je ne suis pas sûr qu'ils le quitteraient alors des yeux et il serait donc impossible de lui faire passer la limite autorisée aux visiteurs. Déjà qu'il va devoir cacher les bouteilles et éviter de se faire fouiller. Heureusement, la fouille n'est obligatoire que pour ceux qui entrent sous le grand chapiteau. Alors il suffira qu'il n'achète pas de ticket et qu'il ne s'approche pas trop du grand show. Mais je suis sûr que ce n'était même pas dans ses plans. Donc inutile de le materner en lui rappelant bien comment commettre ce délit.

Il doit partir, mais il veut avant cela que l'on fasse tomber les barrières de la politesse forcée et des formalités. Ce qui m'arrache un sourire lorsqu'il me compliment de manière tout à fait sûre et pas cachée le moins du monde. Je prends, ça fait plaisir. Mais sa demande d'être un peu moins formelle risque d'être compliquée à réalisé dans l'absolu. Il est encore un client techniquement et ce jusqu'à ce qu'il parte. Ce soir on verra si j'arriverai à le voir autrement, et à laisser passer les familiarités. Mais encore une fois, même s'il me le demande, je ne sais pas où sont ses limites en terme de relations humaines. Et je déteste marcher sur des œufs.

« Pour le moment vous avez payé pour avoir mes services, je ne peux pas me permettre de mettre mon professionnalisme de côté. Nous verrons ce soir, après quelques verres et discussions »
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MessageSujet: Re: Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson   Ven 22 Déc - 16:38

Déguisé en pas moi

Satisfait, c’est bien le mot. Pourquoi ne le serai-je pas ? Après tout, ma soirée semble prometteuse. J’espère seulement que cet Apollo laissera rapidement tomber son professionnalisme. Il est clair que l’on ne peut pas lui reprocher ce manque que certain ont vis à vis de leur client. Lui serait toujours le contraire. Enfin, il est évident que l’on a jamais trop de professionnalisme mais y’a des limites. Cependant, chacun ses principes alors je comprends tout à fait. Je me demande même si j’avais moi même les mêmes principes quand j’étais professeur à l’université. Avais-je ce même professionnalisme ? Infaillible à tout épreuve ?

Il est indéniable que l’enseignement me manque. Les amphithéâtres me manquent, tout comme cette horde d’étudiants. Bien que certains sont terriblements agaçants, carrément insupportables, j’aimais être là devant eux et parler pendant des heures. J’appréciais même répondre à leurs questions. C’était sûrement les seuls instants où je n’étais pas un véritable ours. Bien sûr, il y avait toujours des moments où les questions étaient stupides, ou juste répété trente fois mais, dans l’ensemble, j’aimais- j’adorais- mon travail.

C’est en étant d’humeur plutôt légère que je pars faire mes courses. Je pense cuisiner quelques petites chose.J’aime la cuisine, ça me détend et puis, ça permet de penser à autre chose. Traversant les allées du supermarché accompagné de Kára, nous discutons de tout et de rien. Elle est curieuse. Les questions fusent : “C’est pour quoi faire tout ça ?” ou “Allez Zacch, dis moi ce que tu fais ce soir ?” mais aussi “Tu sors avec qui ? C’est un homme ou une femme ? T’as rencontré quelqu’un ? Tu vas nous le ou la présenter ?”. Je me suis contenté de soupirer, à la fois amusé et agacé, par le comportement de ma cousine. Mais nous sommes proches tout les deux, c’est surement pour ça qu’elle veut tout savoir.

Le temps passent vite alors que je passe le reste de mon après-midi dans la cuisine. J’avais dans l’idée de préparer des spécialités islandaises mais les étrangers ont souvent du mal avec la viande de requin séchée ou de la bouillis de testicules de moutons pour ne citer que ces deux exemples. J’avoue que moi même- depuis que je suis revenu au pays- j’ai un peu de mal avec les spécialités locales. Faut dire que je suis désormais à la nourriture plus traditionnelle telle que des oeufs, du bacon ou des pancakes. Alors, mon choix s’est porté sur de amuse bouche plutôt européene. Le genre de chose que l’on trouve un peu partout à travers le monde.

Finalement, après avoir prit une douche et m’être plus ou moins apprêté, je quitte la maison de ma cousine avec mon sac rempli d’amuse bouche et de bouteille. Vingt petite minutes, je suis devant le cirque alors que la nuit est tombée depuis bien longtemps et que les degrés dans l’air ont beaucoup descendu. En clair, il gèle dehors mais ce n’est pas ça qui l’empêche d’être devant l’entrée du Noah Ark Circus vers vingt heure trente emmitouflé dans un gros manteau avec une écharpe et un bonnet en plus. C’est peut-être un peu tôt- ou un peu tard- mais nous n’avions rien convenu avec Apollo alors j’attends patiemment en espérant qu’il se montrera plutôt rapidement. Je ne sais pas trop combien de temps j’attends Apollo mais je suis à deux doigts de repartir quand je le vois arriver. Enfin ! Je ne dis rien et me contente de sourire en faisant un petit signe de main au grand brun.

“Bonsoir” dis-je, un petit sourire étirant mes lèvres “Je suis content de voir voir. J’ai bien cru que notre petite soirée était tombé à l’eau. Comme promis, j’ai ce dont nous avons parlé et plus encore” lui dis-je finalement amusé.

Que la soirée commence en espérant qu’elle se passera bien.

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MessageSujet: Re: Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson   Ven 22 Déc - 19:00





Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson
Le jour de mon enterrement, j'irais bien faire du skate, entre les tombes tranquillement, voir les mouchoirs en papier, et les yeux se mélanger dans les doigts, tranquillement.

Cet étrange Islandais repart comme il est arrivé, et je garde une impression de neutralité le concernant. Il n'est ni désagréable, ni agréable. Tout reste encore à faire, la connaissance se fera ce soir, autour d'une situation plus légère. Moins professionnelle. Il sera par ailleurs surpris de constater que le soir, cet endroit change du tout au tout. Les chevaux ne sont plus présents pour la plupart, puisque entrain d'être préparés pour le grand show, et le reste des bêtes est endormi. Il y a un poêle à bois au milieu de la tente, faisant par la même office de pilot central, que les hommes à tout faire allument dès dix huit heure, pour éviter l'hypothermie des animaux. Pas de quoi chauffer autant que dans nos caravanes, mais suffisamment pour n'avoir qu'à apporter que quelques plaid et une veste. De plus, si jamais le feu venait à commencer à s'éteindre, nous ne sommes jamais en manque de foin ou de paille pour le réapprovisionner en attendant le deuxième passage des personnes préposées. Nous seront bien.

Je finis mon après midi avec deux visites de plus seulement. Une famille en vacance, et un couple de tourtereaux. L'Islande se modernise doucement, si bien que ces deux là auraient pu être bien d'un pays bien moins traditionnel que je ne l'aurais pas deviné. La femme semblait attendre un enfant, et l'idée m'a bien fait sourire. Voir le bonheur sur le visage des gens est généralement un bon anti dépresseur quand on se l'interdit à soi même. Heureusement que les choses ont changé depuis mon arrivée au cirque. Si certaines personnes ne s’avère pas fréquentables, comme n'importe où d'ailleurs, il y a des pépite. Mes pépites à moi sont mon ami magicien, le nouveau vétérinaire, plus si nouveau que ça d'ailleurs, et mon merveilleux monstre. Nous nous apprivoisons mutuellement tels le Petit Prince et le Renard. Chaque rencontre est un mélange de violences et de douceurs.

La nuit est tombée bien vite, depuis bientôt trois heure et il va bientôt être vingt heure. Je suis dans ma caravane, je cherche ce que je vais mettre pour être le plus à l'aise possible tout en restant un peu présentable. Les joggings, on oublie. Et la veste en polaire aussi. Non, un pantalon, de bonnes chaussettes parce que je ne compte pas garder mes chaussures une fois qu'on sera assis, et un tee-shirt que je viens recouvrir d'un cardigan que j'affectionne parce qu'il est à la fois très confortable et très beau. Et puis il tient tout juste chaud comme il faut. Je me recoiffe, heureusement je n'ai pas eu à me faire le shampoing ce soir sinon ça aurait été l'enfer de gérer le séchage de cheveux. Et je vérifie que rien ne détonne. Puis vient le moment de choisir la paire de chaussure. Je vais pas les garder, mais ce n'est pas pour ça qu'il faut les prendre au hasard. Et je n'en serais de toute façon pas capable. Je suis irrécupérable là dessus. Allez, je me donne... dix minutes max !

Je suis en retard, j'espère que mon « invité » ne va pas m'en vouloir. Heureusement je connais le cirque comme ma poche, j'y suis chez moi depuis près de trois ans, et il n'a pas trop changé dans la disposition globale entre la Nouvelle Orléans et ici. Du coup je peux me permettre de me dépêcher sans courir. Ce serait idiot de l’accueillir à bout de souffle, transpirant et l'air vraiment pas à l'aise de quelqu'un qui a une pointe de côté. Faut dire que j'ai mis beaucoup trop de temps à la choisir cette putain de paire de chaussures. Mais c'est la bonne pour sûr, elles rendent vraiment bien avec le reste de ma tenue ! J'ai aussi pensé à prendre, comme prévu, de quoi grignoter, des olives, du saucisson et et des chips, parce que si ça n'est des plus bon pour le corps, c'est quand même très bon !

Il est là je le repère finalement parmi la foule. Pas facile de voir un homme assis quand plein de gens sont debout. La prochaine fois je lui offre des guirlande ou des feux de voiture pour mieux le repérer. Ou de vélo, c'est moins gros les ampoules de vélo. Enfin bref, je me rapproche, cherchant à capter son attention. Heureusement comme il semblait m'attendre avec impatience, il me repère vite. J'ai le droit de me dire qu'il était pressé non ? Mais bon il annonce la couleur, je l'ai fait attendre, il l'a mal vécu et je crois qu'il n'était pas bien loin de repartir. Putain, tout ça pour des chaussures, j'aurais été déçu. Au moins cinq minutes. Le temps d'aller me lamenter auprès de Luka.

« Je suis désolé, il fallait que je face bonne impression dans ma tenue, et ça m'a pris plus de temps que prévu. Je suis un éternel indécis quand il s'agit de choisir quoi porter. »


Je remarque son sac qui a l'air bien remplis. Aucun garde ne semble s'y être intéressé, ce qui m'arrange. Maintenant il est temps de disparaître dans la masse, et passer du côté illégal de la barrière.
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MessageSujet: Re: Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson   Jeu 4 Jan - 20:42

Déguisé en pas moi

En retard à cause d’une tenue ? Je connais bien ça. Enfin, j’ai bien connu ça- il y a quelques années- avec ma femme. Miléna était ce genre de femme ne sachant jamais comment s’habiller malgré la centaine de vêtement qu’elle arrivait à caser dans notre armoire mais pas seulement, sinon, je pourrais également aborder le problème des chaussures. Je crois que c’était le pire, vraiment. Je me rappelle les crises qui survenaient parfois à la maison parce qu’elle n’avait pas la bonne association entre chaussures et tenue. Mais j’aimais ça. Je l’aimais elle avec toutes ses qualités et tout ses défauts. Je me mets alors à rire de bon coeur.

“C’est un motif légitime de retard ! J’ai bien connu ce problème à une époque de ma vie alors vous êtes tout excusé Apollo !” dis-je réellement amusé en détaillant on hôte de la soirée. Très bien habillé, avec un goût certain pour la mode. Très appréciable. “Dites, vu que ce n’est pas super pratique de pousser le fauteuil avec le sac qui est posé en équilibre sur mes jambes, ça vous dérangerait de me pousser s’il vous plait ?” demandai-je finalement, ravalant ma fierté masculine- mais également de viking- pour préserver nos victuailles afin que la soirée se passent au mieux. Bien sûr, elle pourrait très bien se passer sans que nous ayons de bouteilles ni de quoi grignoter mais ça sera clairement mieux avec. Après tout, l’alcool délie les langues et allège les esprits. Et dans certains cas, il pousse les connaissances à se découvrir toujours plus ouvrant la porte aux découvertes charnels. Mais nous n’en sommes pas encore là.  


C’est en silence que nous traversons les allées du cirque, zigzaguant entre les différents artistes concentrés et les spectateurs aux yeux émerveillés. Et nous, nous passons sans encombre du côté interdit. Certes que risquons nous ? Moi sûrement pas grand chose, Apollo peut-être plus, si nous nous faisons attraper. Mais l’interdit a ce petit quelque chose d’excitant et de rafraîchissant à la fois. Je dirais même, un petit gout d’y reviens-y ou de retour à l’adolescence. Mais enfin bref. Je ne sais pas trop où le palefrenier m’entraîne. Alors j’attends silencieusement qu’on arrive à destination. Destination que je reconnais bien vite finalement. Il s’agit du même endroit que l’après-midi même. Le même endroit également où nous nous sommes rencontrés.

Installé sous la tente autour du poêle à bois trônant au centre de celle-ci, je- enfin nous- savourons la douche chaleur qu'il diffuse. Certes, je suis habitué au grand froid, l’Islande n’est pas le pays le plus chaud monde, le Canada non plus d’ailleurs, mais tout de même, un peu de chaleur ne fait pas de mal. Après avoir remercié Apollo pour m’avoir trainé jusqu’ici, je défais mon paquetage pour la soirée. A boire- comme convenus- mais également des petits quelques choses pour remplir nos estomacs d’homme en pleine forme.

“J’espère que tout ceci vous conviendra. Ce n’est que des petites choses simples. Rien de bien trop islandais cependant. Je ne savais pas si vous étiez un adepte de la particularité de notre cuisine traditionnelle. Si ce n’est pas le cas, je le comprendrai. Moi même, j’ai dû mal à m’y remettre quand je rentre au pays après plusieurs mois- ou années- d’absence” dis-je, un petit sourire sympathique ornant mes lèvres. “Et si nous attaquions ?” dis-je finalement pour lancer la soirée que j’espère agréable en tout point.


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MessageSujet: Re: Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson   Jeu 4 Jan - 23:27





Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson
Le jour de mon enterrement, j'irais bien faire du skate, entre les tombes tranquillement, voir les mouchoirs en papier, et les yeux se mélanger dans les doigts, tranquillement.

Me voilà rassuré. Au moins Zaccheo ne m'en veut pas trop, et on ne part pas sur un début de soirée potentiellement catastrophique. La suite aurait été dure à gérer si ça avait été le cas. Mais non, il affiche même un sourire, et je me sens déjà vainqueur d'avoir réussi à lui en arracher un. Et je remarque un super sac posé sur ses genoux qui doit, je pense contenir boisson et nourriture. Tant mieux, j'avoue avoir un petit creux. Et envie d'un bonne soirée. Moi aussi j'ai quelques trucs dans mon sac en bandoulière, une bonne bouteille de vin, le schnaps n'étant réservé qu'à Belphégor et mes amis, des olives, et des biscuits apéritifs.

Je lui souris, lorsqu'il n'est pas aussi fermé que la première fois où nous nous sommes vu, il paraît bien plus accessible et surtout plus enclin à une conversation tintée d'humour et de légèreté. D'ailleurs je ne m'attendais pas à l'entendre me raconter quelque chose sur lui. Pas qu'il n'ai rien à raconter, mais j'avais l'impression jusque là d'avoir affaire à un mur en titane qui ne s'aventure jamais trop loin et encore moins si ça le concerne. Après je ne sais pas comment est son passé, et je ne sais presque rien de sa personne actuelle non plus, donc je ne me permettrais pas de juger.

Je me mets automatiquement derrière son fauteuil roulant quand il me demande de l'aide pour le pousser jusqu'au point où nous nous installeront pour la soirée. Je n'allait pas refuser, tout d'abord parce que j'aurais été un sacré connard, et aussi parce que ce n'est pas du tout hors de portée pour moi. Je pousse des étalon de plus de cinq cent kilos qui ne veulent pas décaler leurs gros culs alors un siège et un homme c'est rien du tout. Surtout que pousser quelque chose sur roue n'est vraiment pas difficile.

« L'avantage d'un tel attirail c'est que la foule va nous laisser passer, et que les vigiles vont pas nous remarquer. »

Et comme pour me donner raison, ceci étant rare venant de la vie et en sachant la malchance qui m'accompagne, nous arrivons à nous frayer un chemin et très rapidement on arrive derrière tout ce petit monde, là où aucune personne ne regarde jamais parce qu'il n'y a vraiment rien d'intéressant. Il fait très sombre, mais là encore, ça ne m'inquiète pas plus que ça. Je connais les lieux, et je sais qu'en continuant tout droit sur quelques mètres, on arrivera à la tente où je travaille habituellement. J'adore transformer les espaces de labeur en antre de plaisir. C'est comme briser les règles ou simplement mettre de l'amusement là où il n'y en a pas habituellement. C'est bien moins ennuyeux et beaucoup plus drôle !

Nous y sommes, le feu est déjà allumé depuis un moment, il fait bon et les animaux sont calmes. L'ambiance est parfaite, j'espère que le reste le sera aussi. Mais déjà en le voyant déballer ce qu'il a ramené je me sens sourire. Il y a tout ce qu'il faut ici ! Et entendre l'homme qui m'accompagne être si gêné et ne pas savoir trop quoi dire ou se justifiant suffit à me détendre un peu mieux. Il me vouvoie alors que lui même plus tôt m'a demandé si nous pouvions passer à quelque chose de moins formel. Je l'aurais pensé plus sûr que lui au premier abord.

« Ce n'est pas vous qui vouliez passer au tutoiement toute à l'heure, il me faut un exemple pour pouvoir vous suivre plus facilement ! Mais ne vous en faites pas pour la nourriture c'est très bien. Et j'avoue qu'en tant que française, la nourriture Islandaise manque un peu de raffinement, et j'avoue ne pas avoir réussi à tout goûter. »

Et comment pour acquiescer lorsqu'il me propose d'entamer les festivités, j'attrape une bouteille que j'ouvre avant d'en boire une ou deux gorgées puis d'attraper la poche pleine de victuailles de Zaccheo et en sortir quelques trucs à manger. Un fois fait je prends une bouchée, sentant mon estomac me remercier pour ce cadeau. Et puis je reprends une gorgée d'alcool avant de lui tendre la bouteille.

« Alors, vous avez vu le grand Show, vous l'avez trouvé comment ? »
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MessageSujet: Re: Deguisé en pas moi // Zaccheo Jóhannsson   Mer 17 Jan - 21:40

Déguisé en pas moi

Il est vrai que je voulais que nous nous tutoyons. Et sur le moment, ça me paraissait être une excellente idée. Est-ce toujours le cas ? Peut-être. Peut-être pas. Plus exactement, je ne sais pas trop ce qu’il attend. Un exemple pour pouvoir suivre ? Je ne saisis pas vraiment sa demande. Et puis, comment ça la cuisine islandaise manque de raffinement ? Je laisse passer un instant de silence suivant les paroles de mon hôte de la soirée avant d’éclater de rire. En effet, c’est exactement les mots que j’aurais choisi pour caractériser notre terroir mais en même temps, origines obliges, cette cuisine me manque quand je ne suis pas au pays. Après tout, on ne trouve pas partout du hákarl ou du flatkökur. Bien évidemment, j’en ramène toujours de mes voyages quand je rentre chez mes parents mais ce n’est pas la même chose que d’être ici tous les jours et ainsi manger les différents plats que fait ma grand-mère.

“En effet, j’ai proposé que nous nous tutoyons. Alors, essayons. Ainsi, tu trouves que la nourriture de chez moi manque de raffinement ? Il est vrai que nous ne sommes pas de grands gastronomes français mais ce n’est pas la plus mauvaise de cuisine que nous servons”
dis-je amusé, un petit sourire venant étirer le coin de mes lèvres. Rapidement, nous entamons nos victuailles, Apollo avalant quelques gorgées d’alcool avant de me tendre la bouteille. Je le remercie d’un signe de tête avant d’en avaler quelques unes à mon tour puis de grimacer légèrement en sentant le liquide glissant dans ma gorge me brûler doucement. J’en ferme les yeux pour savourer l’instant.

J’aime cette sensation ainsi que la chaleur qu’elle produit dans mon corps.

Puis une question du brun. Le grand show. Je suis effectivement venu le voir la première fois où j’ai mis les pieds au Noah’s Ark Circus. J’avoue que je n’ai regardé que d’un oeil. En même temps, j’avais dis à ma cousine que je ne voulais pas y aller et que me forcer ne servait à rien. Mais je n’ai pas vraiment envie de vexer le jeune homme cependant, je ne vais pas non plus lui mentir.

“Hm oui, bien sûr. Enfin je veux dire que je l’ai plus ou moins vu. Je suis venu avec ma cousine et ces enfants. Ceux à qui vous avez proposé de toucher les adorables chèvres l’autre après-midi. mais j’ai prévu d’y revenir un soir pour le voir. En entier cette fois-ci” dis-je en haussant les épaules avant de reprendre une gorgée d’alcool puis te tendre la bouteille au bouclé. Piquant quelques amuses bouches pour remplir doucement mon estomac afin de tempérer les effets de l’alcool, je réfléchis quelques instants à quelles questions je pourrais poser à mon compagnon de soirée.

“Alors, dis moi Apollo, cette soirée ayant pour but de faire connaissance. Première question, d’où viens-tu exactement ? Il est évident que tu n’es pas d’ici, pas d'origine viking pour toi. Alors ? Je dirais que tu n’es pas américain non plus. Tu as un petit accent, mais pas le même que le mien. Je t’écoute !”
dis-je avec une certaine curiosité. Un sourire venant orner mes lèvres, j’attends avec une légère impatience la réponse de l’homme. Puis, une autre question me vient en tête.

“Travailler et vivre dans un cirque. Ce n’est pas forcément évident au quotidien. Après tout ce n’est pas forcément un job de tout repos et même vivre avec ces collègues vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Ce n’est vraiment pas ce qui a de mieux. Alors, qu’est-ce qui t’as poussé ou donné l’envie de prendre un tel parcours de vie ? Tu as toujours été dans le cirque ou tu faisais autre chose avant ? “ demandai-je encore encore plus intéressé.

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