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 Normal is boring

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MessageSujet: Normal is boring   Ven 24 Nov - 15:59

Normal is boring
Maximilian Fleming & Lynne Lynn


Arrivé depuis peu au cirque, Max tentait de se faire à sa nouvelle vie. Il avait quitté son ancien poste de lanceur de couteaux après avoir compris qu'il ne pourrait pas s'accorder avec sa nouvelle partenaire et encore moins faire ce qu'il voulait réellement. Il ne pouvait pas se contenter de quelque chose de simple. Certes, il avait eu un raté lors d'un essai, pendant l'entraînement avec son ancien partenaire. Mais l'erreur était humaine et quand une troisième personne vient déranger la concentration du lanceur, la marge d'erreurs devenait plus importante. C'était un métier à risque. Et même si Max espérait ne pas reproduire une telle erreur, il n'abandonnait pas l'idée de tester tout et n'importe pour rendre son numéro unique et différent à chaque fois. Il avait déjà beaucoup d'idées.

Mais avant tout ça, il devait prendre ses marques au sein de son nouveau lieu de travail. Il avait déjà fait quelques rencontres, et aussi des retrouvailles avec son cher ami Daniel. Il avait encore les lettres qu'ils avaient échangées durant toutes ces années. Il n'y en avait pas des montagnes mais le contenu avait suffi pour lui ouvrir les yeux et lui apporter le soutien nécessaire quand il en avait besoin. C'était même grâce à ce cher metteur en scène qu'il avait fini par rejoindre ce cirque. Et jusqu'ici, il ne regrettait pas une seconde sa décision. Et ce même en voyant la caravane où il logeait.

L'habitation n'était pas bien grande. Juste ce qu'il fallait pour une personne. Il y avait un lit, plutôt grand, au fond de celle-ci. Il y avait même un petit rideau, assez fin, qui permettait de séparer le lit du reste de l'intérieur. Dès qu'il descendait du lit, il faisait face à un étroit couloir avec un petit plan de travail assez long, avec des placards en dessous, sur sa droite. Il pouvait y stocker ses affaires. Il n'avait pas ramené beaucoup de choses, préférant voyager léger. Mais tout son matériel à photo était caché au milieu de ses affaires. Non pas qu'il n'avait pas confiance en ses collègues. Au contraire, c'était juste qu'il avait du mal à avoir la foi de tout garder bien ranger. Alors quand il sortait un truc, il le remettait devant, sans faire attention au reste. C'était comme ça qu'il entretenait son bazar, même s'il retrouvait toujours tout assez facilement.
Après les placards, il tombait sur la porte. De l'autre côté de celle-ci, se trouvait une petite table et deux banquettes où s’asseoir. En dessous de chacune se trouvait une sorte de coffre pour y ranger encore quelques affaires. Les lieux étaient peut-être assez petits mais il y avait beaucoup de rangements cachés, permettant ainsi de ne pas avoir d'affaires encombrant le passage. Et en face de la porte d'entrée se trouvait un petit placard puis les toilettes, avant de retomber au niveau du lit. Le tour était donc vite fait. Un coup d'oeil et on pouvait repérer chaque recoin sans le moindre problème.

Au final, Max ne pouvait se plaindre. Pourtant, c'était trop petit. Il ne demandait pas quelque chose de plus grand. Il avait juste besoin de sortir s’aérer l'esprit assez souvent. Il avait l'impression de devenir claustrophobe des fois. Pourtant, il n'avait jamais eu de problème dans les toilettes ou les ascenseurs. Il était juste le genre d'homme à avoir besoin de sortir, ne pouvant pas rester enfermé à rien faire. Et puis, s'il passait tout son temps dans sa caravane, il ne risquait pas de rencontrer ses collègues ou de pouvoir s'améliorer.

Mais aujourd'hui, il avait déjà pris le temps de s'entraîner. Il décida donc de sortir vite fait, respirer l'air frais, en allant chercher quelque chose à boire. Il allait devoir se faufiler à travers les caravanes, passer devant le dortoir et les douches pour arriver aux cuisines. Il espérait vraiment croiser quelqu'un sur son chemin pour discuter un peu et en savoir plus, que ce soit sur le cirque ou ses collègues. Il était curieux. Il avait envie de se faire une place dans cette grande famille. Daniel lui en avait si souvent parlé, alors il espérait que ça marcherait aussi bien pour lui. Il n'était pas quelqu'un de méchant, plutôt poli et enthousiaste. Mais il se savait fort maladroit et n'osait pas imaginer le nombre de bourdes qu'il risquait de faire... Comme celle qu'il avait faite en rencontrant Luka.

Lorsqu'il eut récupéré un café bien chaud, il retourna vers sa caravane. Il n'avait pas eu la chance de croiser âme qui vive. Il avait mal choisi son moment, même s'il espérait tomber sur quelqu'un au retour. Après tout, il lui restait encore une chance de faire une rencontre avant de retourner s'enfermer dans son petit espace de vie. Au pire, il ressortirait plus tard, pour retenter sa chance !



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MessageSujet: Re: Normal is boring   Lun 27 Nov - 23:27

Normal is boring

Avec en rôles principaux: Un lanceur de couteaux innocent et une folle poétesse






Le coeur de Lynne Lynn avait manqué un battement, sa cuillère était tombée de façon grotesque dans sa soupe, éclaboussant sa compagne de tablé. Elle la regarda avec horreur avant de virer au blême. Son amie lui avait appris une nouvelle plus catastrophique de les inondations ravageant sa région natale ou que la famine dans le monde.

« Mais si, Maximiliam Fleming. T’as pas entendu parler du nouveau lanceur de couteau? Lynne Lynn atterrit un peu, un gars tout mimi, des yeux a tomber par terre et... »

Elle ne connaissait pas ce Maximiliam Fleming.

L’atrocité de cette révélation la frappa. Quelqu’un sur ce cirque n’avait pas encore aperçus ce qu’était la vrai Beauté! Quelqu’un était encore perdu dans l’obscurité angoissante de l’ignorance artistique! Non! Elle ne pouvait tolérer cette hérésie, ce crime, cette ineptie!

Lynne Lynn avait planté là sa camarade. Elle n’avait même pas attendu de connaitre la fin de sa phrase avant de se précipiter à la recherche de cette pauvre ère égarée qui devait attendre l’illumination.

Elle avait passé l’après midi a traquer la pauvre petite créature. Finalement, ce fut un mots envolé de Daniel qui l'a mis sur la piste. Elle trouva la roulotte de Maximiliam sans réelle difficulté. Ce n’était pas comme si on gardait les emplacements et les propriétaires des roulottes secrets de toute façon.

Ce libre savoir était  la raison pour laquelle un périmètre inhabité entourait la tante de Lynne. Apparement, ses collègues n’appréciaient pas d’être victimes de ses crises de somnambulisme. Franchement....On se demandait bien pourquoi. Ce n’était pas comme si être réveillé à trois heure du matin par une Lynne Lynn déclamant des tirades du Cid avait de quoi vous faire frôler la crise cardiaque....

Quoi qu’il en soit, La caravane émergeait tranquillement au milieu des autres, comme un petit havre de paix. Lynne s’approcha, elle voulait soigner son entrée. Une première impression vous poursuivez même après des années de relation, aussi, tout artiste contentieux savait la rendre unique et marquante.

Lynne s’échauffa la gorge, fit quelques flexions d’assouplissement, elle fit un vague geste de la main à un passant qui la dévisageait étrangement. Quand elle s’estima prête, elle toqua à la porte, son enchaînement bien en tête.

Silence.

Loin de se désarmer, elle tenta une nouvelle fois d’interpeler l’occupant.

Un ange passa.

Elle ne comprenait pas, Daniel lui avait assuré qu’il avait vu sa cible rentrez dans sa cahute. Soudainement prise de doute, elle abaissa la poignée. Le mécanisme de la porte ne résistait pas, elle pouvait donc s’ouvrir si elle la poussait un peu. Par l’entrebâillement, elle inspecta l’intérieur.

Personne.  Dilemme. Entrer ou ne pas entrer ? Telle était la question.  

Passons en revus les forces en présences, sur son épaule gauche, Contre, rationnelle et sage secouait négativement la tête, sur l'épaule droite, Pour, toujours partante pour les quatre cent coup, trépignait d'impatience.

Contre avertissait: c’était une atteinte évidente de l’espace privé. Un manque de respect de l’intimité. Un acte répréhensible et résolument à bannir du code moral.

Pour plaidait: Elle ne pouvait pas laisser sa roulotte ouverte à tous vas, que ce passerait il si des inconnus mal attentionné entraient pas effraction? Non, elle n’était pas curieuse. Absolument pas. Elle ne faisait rien de mal.

Lynne Lynn fit donc ce que son coeur lui dictait, ce qui était conforme a ses valeurs et ses principes.

....Elle entra.

Ça suffit les protestations indignées, je n'ai jamais dit que Lynne une personne parfaitement intègre. Et puis un petit cou d'œil ne fait de mal à personne!

La jeune femme pénétra dans un fouillis de papiers éparpillés et d’affaires émiettés ci et la. Elle eut un sourire franc, elle ressentait dans cette pièce une aura d’artiste. Il suffisait de voir le drap déjeté sur le lit en plis lourds et sensibles, ou cette pellicule émergeant d’entre les coussins froissées, comme un petit oiseau nichant confortablement dans un creux de falaise. Plus loin, la brosse à dent penchait tendrement dans son petit gobelet, comme une fleur alourdi par un papillon éphémère.

Ok, peut être que Lynne Lynn aimait extrapoler. Mais pas beaucoup. Juste ce qu’il fallait pour rentre la vie attrayante.

Je vous assure qu’on s’y fait.

Enfin presque

Donc, notre contorsionniste trancha,  au nom d'un  postula impérieux, ce jeune homme méritait qu’elle sorte son Grand Numéro. Il avait l'Ame de l'Artiste, il méritait d'entrevoir la Beauté de ce monde !

Pauvre petit innocent. Paix a son âme.

Elle fit quelques étirements supplémentaires. Elle plaça au centre de la roulotte. Délicatement,  elle prit la posture du papillon, elle mit ses jambes en svastika, son buste penché vers l'avant, tête recourbée sous ses bras tendus dont la pointe épousait le sol.

Et alors débuta une longue session de supplice pour la jeune femme: L'Attente. Pas que ses muscles la tiraillaient particulièrement malgré la souplesse requise par la pose, cependant, la jeune fille avait toujours du mal à juguler son excitation, son impatience et sa spontanéité avait toujours particulièrement agacé ses professeurs d'université. Du plus loin qu'elle se souvienne, elle peinait à réfréner son énergie débordante.

Particulièrement lorsqu'elle était à deux doigts d'apporter l'Illumination artistique à une âme encore vierge. Cette configuration la rendait si extatique que si elle s'écoutait, elle sautillerait sur place.  

Quand le bruit caractéristique d’homme marchant se fit entendre, elle manqua de sauter de joie. Seul la pensée que ce déplorable manque de professionnalisme aurait ruiné son effet la retient. La porte s’ouvrit dans un grincement. Le spectacle pouvait enfin commencer !


« Les applaudissements ont remplacé le chant de la cigale

L’émerveillement éclaire le chapiteaux »

déclama t elle de façon théâtrale. Elle releva la tête, arquant ses bras sur le côté imitant l'inclinaison paresseuse des branches du cerisier.

Elle entendit ce qui ressembla à un hoquet surpris ce qui l'encouragea. Le jeunot n'était donc pas insensible à sa prestation ! Elle poursuivit avec plus vigueur et d'aplomb.

« un nouveau bourgeon de piste»

Eclôt »


D'un geste souple, elle jeta ses bras en arrière, poussa sur ses jambes pour effectuer un ATR. Elle arqua ses jambes pour donner à sentir la floraison printanière' souhaitant donner l'illusion d'un branchage agité par la brise. Puis pareille à la chute des bourgeons timides du giroflier,  elle se remit sur ses deux pieds.

« Bienvenue à toi berger du rêve et de l’Impossible »

Bienvenue à ta cour des miracles

Bienvenue au cirque Noah
»


Elle ponctua son élans passionné par un salut dramatique, sur joué et accentué comme en attente d'une ovation. Elle ne s'étonna pas du silence, elle savait que son art rendait souvent muet la première fois.  La beauté de sa performances et de ses mots avait cette capacité à subjuguer l'auditoire au point qu'il en perde la parole.

Ce n'était pas tous les jours qu'on oyait un Haïku de cette qualité.

Quoi? Comment ça Yusa Buson se retourne actuellement dans sa tombe? Bande de rabat joie, pissez donc une flaque et regardez vous dedans.

Le poème de Lynne était PARFAIT.

De son point de vue certes.

Mais de toute façon sa conception de l'Art n'était compris que par les plus fins des esprits.

Elle était une victime de son époque trop archaïsante.

Quand les pupilles de l'acrobate croisèrent celles de son homologue mi horrifiés, mi intrigués, comme celle d'une souris devant un plateau de fromage qui se demande si c'est un piège ou si elle peut profiter de son dîner, elle ne fut pas sceptique non plus. Au contraire, elle se dit que l'homme avait été tant soufflé par la Beauté de son interprétation qu'il se croyait en plein rêve. Son hébétement n'était que le reflet de la profonde stupéfaction suivant tout spectacle si magnifique qu'on restait un moment hagard, perplexe sur la réalité auquel on venait d'assister.

En bref, elle décida que l'expression presque traumatisée de son vis à vis était bon signe.

J'avais prévenu que Lynne Lynn avait une logique un peu extravagante non?
Non?
Même pas qu'elle ne doutait jamais de la qualité de ses prestations?
Vraiment?
Bah vous Voila prévenu alors.
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MessageSujet: Re: Normal is boring   Mar 28 Nov - 19:12

Normal is boring
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Si la déception était au rendez-vous, une fois de plus, Max ne perdait pourtant pas espoir de rencontrer ses collègues et de faire plus ample connaissance bientôt. Il avait le temps. Il n'allait pas partir comme ça. Ce n'était clairement pas son genre d'abandonner aussi vite. Il était juste un peu déçu de devoir retourner s'enfermer chez lui sans avoir croisé la moindre personne. Il aimait bien avoir un minimum de contact humain. Il avait toujours été quelqu'un d'assez bavard alors s'il ne pouvait pas échanger quelques paroles pendant plusieurs jours, il risquait de péter un câble. Gentiment, bien sûr. Le lanceur de couteaux n'était pas quelqu'un qui allait exploser et pourrir une autre personne sans une très très bonne raison. Il avait toujours été calme, trop calme. À tel point que certains de ses amis avaient tenté de le pousser à bout pour voir s'il allait résister ou craquer. Manque de chance, il les avait vus venir à des kilomètres et leurs tentatives désespérées avaient toutes échoué.

Boisson en main, Max ouvrit la porte de sa caravane et entra. Son coeur manqua un battement sous le coup de la surprise lorsqu'il aperçut qu'il n'était pas seul. Lui qui pensait qu'en laissant ouvert, il n'aurait pas de problème, il allait peut-être regretter cette décision dans les secondes à venir. Surtout qu'il n'eut pas le temps de poser la moindre question que la drôle de jeune femme, qui s'était invitée chez lui sans prévenir, se mit à débiter un texte tout en gesticulant, enchaînant des positions que Max se sentait bien incapable de faire. Il sentait son corps crier de douleur, rien que de tenter d'imaginer. Mais ce n'était pas sur ça qu'il devait se concentrer. Oh que non, il y avait bien plus important.

Qui était-elle et que faisait-elle dans sa caravane ?

Le temps parut long et à la fois très court. Les pensées s'étaient bousculées dans la tête du lanceur de couteau alors que ses yeux ne quittaient pas le spectacle qui se déroulait sous ses yeux. Puis sans prévenir, tout prit fin, sur une phrase que Max oublia très vite. Il était bien trop perturbé pour essayer de retenir le sens de ce qu'il venait d'entendre. Il avait besoin de temps pour que son cerveau analyse et comprenne la situation dans laquelle il se trouvait contre son gré.

Ce n'est qu'après de longues minutes de silence, à rester la bouche ouverte à gober des mouches imaginaires, que Max finit par reculer et sortir de la caravane. Une fois qu'il eut les deux pieds à l'extérieur, il jeta un coup d'oeil à la porte qu'il tenait encore fermement entre ses doigts. "Maximilian Fleming". Son nom était bel et bien inscrit sur la porte. Il n'y avait pas de doute, c'était sa caravane. Il fit donc à nouveau un pas à l'intérieur, se penchant légèrement pour vérifier qu'il ne rêvait pas. Non, il y avait bel et bien une jeune femme dans sa caravane qui venait de faire quelques acrobaties tout en lui disant quelque chose. Son café n'avait pas été empoissonné. Il était parfaitement sain d'esprit. Peut-être un poil moins après avoir assisté à un tel accueil.

Les mots ne semblaient pas vouloir franchir le seuil de ses lèvres, tellement il était sous le choc de cette rencontre imprévue. Que devait-il dire ? Était-ce un bizutage et il allait passer pour un idiot s'il remerciait la jeune femme pour son accueil ? Ou allait-il passer pour un salaud s'il lui demandait ce qu'elle foutait dans sa caravane ?

"- Euh .... Et bien... merci... ?"

Le doute se sentait à des kilomètres à la ronde. Max se sentait tellement mal, ne sachant pas s'il allait s'en prendre plein la figure ou s'il allait blesser la personne pour ne pas avoir réagi avec plus d'enthousiasme à sa prestation. Mais il n'avait pas réussi à suivre, son cerveau avait bugué, laissant place à un magnifique trou noir. Il ne pouvait pas se rappeler de la moindre phrase. Il avait juste de vague flash sur les diverses positions qu'avait adopté la jeune femme. C'était déjà ça même s'il savait que ça n'allait clairement pas lui servir. Il devait absolument enchaîner et ne pas laisser place à un sujet qui allait lui poser problème. Il n'avait pas envie de se faire d'ennemis dés le début.

"- Je ... je crois qu'on ne s'est jamais croisé. Je suis le nouveau lanceur de couteaux, Maximilian Fleming."

Lui qui souhaitait avoir un peu de contact humain, il ne pouvait plus être déçu. Il avait la pire, ou peut-être la meilleure, surprise qu'il n'aurait jamais osé demandé. Mais maintenant qu'il en était là, il n'avait plus le choix. La jeune femme ne semblait pas vouloir parler tant qu'il n'avait pas commencé alors il était bien obligé de dire quelque chose. Vu qu'il n'avait rien retenu de la prestation, il avait préféré commencer par quelque chose de plus neutre. Autant aller sur un terrain qu'il connaissait plutôt que de se laisser glisser vers les abîmes de l'inconnu. Il n'était pas prêt à affronter une personne comme celle qu'il avait en face de lui. Mais il restait ouvert à tout, ne voulant pas se braquer à cause d'une première impression plus qu'étrange. Il allait vivre dans ce cirque, surement croiser cette personne assez souvent, alors autant faire en sorte qu'ils puissent bien s'entendre. Avec un peu de chance, elle serait tout à fait normale lorsqu'elle lui parlerait. Elle avait peut-être simplement voulu lui faire une surprise pour bien marquer le coup et elle avait puissé dans ses numéros les plus étonnants. Parce que maintenant, il avait l'impression d'être terriblement banal et sans intérêt. Un peu trop normal.

Avec tout ça, il en oubliait complètement le café qu'il avait entre les doigts.



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MessageSujet: Re: Normal is boring   Mer 6 Déc - 1:19

Normal is boring
Un super lanceur de couteau et une poétesse complètement barrée

Le garçon venait de sortir. 

C’était une réaction....Surprenante. 

Enfin, de la perspective de Lynne, je peux vous assurer que la réaction de ce pauvre garçon ne faisait que suivre l’instincts humains naturels de conservation. Imaginez, vous rentrez chez vous, dans votre petit cocon protecteur pour le retrouver investit par une folle déblatérant des paroles vaguement poétiques en gesticulant. 

Vous avez visualisé?

Oui, ça avait de quoi laisser profondément affecté. Il était surprenant que le jeune homme n’ait pas fait d’arrêt cardiaque ou appelé les forces de l’ordres. 

C’était à se demander quelles références avaient Lynne Lynn. Il était communément admis qu’une bonne première impression ne s’obtenait pas de cette manière. C’était du bon sens, une vérité admise par l’ensemble du genre humain…

Sauf par Lynne et son sens excentrique de l’hospitalité hérité de son père.  Sa mère, une traditionaliste chevronné avait toujours réprouvé les salutations fantasques de son mari, plus encore lorsqu’elle avait remarqué que leur unique enfant adoptait les même habitude que son père extravagant. Elle sui avait rêvé une fille sage qui ferait beau mariage en avait fait des insomnies et...

Comment? 

Ah je divague. D’accord, on va arrêter la la séquence biographique alors. Ce n’est pas comme si l’avis d’une femme au foyer perdue au fin fond de la chine intéressait qui que ce fut. Surtout pas son mari ou sa progéniture. Quoi qu’il en soit, la Lynne était profondément perturbée par la reaction de son vis a vis...  

Non, non. je sais ce que vous pensez. Ca y est, elle a ouvert les yeux, elle s’est rendue compte qu’elle venait de traumatisé à vie une pauvre ère innocente. Arrêtez de rêver, je vous ait déjà dit qu’elle était inconsciente du sens commun. Lynne était effectivement surprise de la reaction de son interlocuteur parce que....

Elle ne s’était pas attendue a ce qu’il soit si ému!

Aucun doute, l’homme avait perçus la Beauté qu’elle voulait transmettre, preuve en était, éblouis par sa prestation il avait besoin de s’aérer. La sensibilité de ce jeune homme méritait quelques éloges. Lynne avait rarement la chance de se produire devant des individu aussi réceptifs. « Tout homme est sensible quand il est spectateur » pouvait on lire dans les Vigiles de l’esprit, elle approuvait cette réplique avec ferveur. Une bouffé de joie lui réchauffa la poitrine, la sainte gaieté de l’accomplissement. 

Vous ne rêvez pas. Vous avez bien lu. Mais non Lynne n’a pas tendance à arranger la réalité. Ou vous allez chercher ça? Franchement, vous êtes d’une mauvaise fois parfois. Bon revenons à notre agneau sacrificiel voulez vous.

Le garçon observait sa porte avec une concentration insoupçonnable, son regard passait de celle ci au breuvage que ses doigts maintenaient en équilibre précaire. Au passage, il était fantastique que la stupeur ne lui ait pas fait lâché le gobelet en plastique rouge. Ses sourcils se froncèrent soudain, il revint secondes dans son habitacle en marmonnant entre ses dents ce qui semblait être une accusation d’empoisonnement. 

Lynne lui trouva l’air adorablement hagard d’un chiot chercha son maitre dans une foule d’inconnu. Il devait encore être abasourdit par l’Illumination qui lui était tombé dessus, trancha elle arbitrairement. 

A ce stade du récit il bon de rappeler que le service des secours est le 112. Parce que je ne suis pas sur que le coeur du pauvre homme tienne encore longtemps. Notre petit agneau semblait en arrêt cérébral. 

Quoi c’est méchant? 

Vous appeler comment un pantin léthargique dont la bouche s’ouvre et se ferme comme celle d’un poisson hors de l’eau? 

 C’est bien ce que je pensais. 

Mais on ne lui en veut pas, après un tel accueil, plus d’un aurait cédé à l’hystérie. Mes chers frères, mes chères soeurs, applaudissons ensemble la remarquable discipline et le calme olympiens se ce vétérans. Amen.

 Non vraiment, ce n’est pas ironique. Et ce n’est pas la peine de ricaner au fond, vous n’auriez pas fait mieux. 

Donc après ce qui sembla durer une éternité. (Précisément une minute quarante cinq.) La courageuse victime repris le contrôle son latin pour énoncer le plus sophistiquée, le plus inoubliable, le plus fabuleux des remerciements: 

"- Euh .... Et bien... merci... ?”

…..

Bon d’accord c’est peut être un peu sommaire, le pauvre petit tremblait littéralement, il était si pâle qu’une crise d’apoplexie ne serait pas surprenante. Un débat intérieur devait sacrement l’ébranler, son incertitude crevait l’atmosphère plus bruyamment que la fin du monde, et son mal aise transparaissait sur son front moite.  

Cependant, la mansuétude est de mise. Il venait d’expérimenter une situation sortie tout droit du scénario vaseux d’une série Z quelconque. Donc soyons indulgents.  

Et si pour vous ces signes évident d’embarra vous sautez au visage, Lynne Lynn, elle, ne capta rien de son désarroi. Non, vraiment rien, nada. Pire, elle eut l’impression que le petit avez touché du doigt la quintessence de son art! Qu’il avait comprit le cadeau qu’elle lui faisait et qu’il lui exprimait sa gratitude! En bref, elle sur interpréta complètement la situation. 

Oui, pour un poète, Lynne était étrangement hermétique aux ambiances.  

Est ce utile de rappeler sa propension à l’extrapolation? Car Lynne sut à ce moment précis que ce petit agneau égaré à qui elle avait prêchait la Beauté venit de rentrer dans le droit chemin de l’ART! Somme toute, elle venait de proclamer tyranniquement Maximiliam Flemming comme étant son apprentis. 

Et oui c’est aussi simple que ça de se faire enrôler. Plus d’un s’y sont fait prendre.


"Je ... je crois qu'on ne s'est jamais croisé. Je suis le nouveau lanceur de couteaux, Maximilian Fleming.” enchaina le nouveau disciple avec politesse. 

Lynne Lynn saisit les mains de l’autre avec allégresse comme on touche une relique. Elle prit grand soin de se concentrer sur la main droite puisque dans la gauche son jeune apprentis tenait son goblet. 

Avant que vous la pensiez intrusive, même si évidement elle l’est, sachez que prendre les mains de son homologue pour se présenter est une coutume chinoise. Lynne est peu être spéciale mais elle connait les usages basiques. Si, si, je vous assure, c’est une personne civilisé. 

Dans une certaine mesure.  

Si vous demandez à sa mère elle vous lancera cinglante et amère que Lynne demeure à ce jour son plus grand échec éducatif.

“Je m’appelle Lynne Lynn” commença t elle de son ton chantant en s’inclina respectueusement. “Je suis la contorsionniste du cirque, son poète aussi” Ses yeux brillaient de contentement ce qui lui donnait des airs de fan girl effleurant son idole. “Si vous avez le moindre problème ou la moindre question vous pouvez faire appel à moi, je suis toujours heureuse d'être d'une quelconque assistance. ”

 Elle releva la tête avec un sifflement admiratif. 

“Les rumeurs sont fondées, vous avez des yeux à tomber. Enfin bref. Je serais heureuse faire plus ample connaissance avec vous, je ressens en vous une grande sensibilité. Vous n’avez jamais essayé la poésie? ”

Elle n’attendit pas la réponse pour poursuivre enthousiaste.

“Vous n’en avez surement pas eut l’occasion mais je suis certaine que vous êtes une âme brillante qui rendrait aux lettres de leur éclats de noblesse. Ce n’est pas grave de s’y mettre sur le tard parfois il vaux mieux attendre son heure.  Vous savez GANG SEHWANG à commencé sa carrière politique vers 60 ans mais il fut un des plus prestigieux ministre de la Corée et un peintre prodigieux! Ise à ce propos à écrit un merveilleux mots d'esprit! ”

Elle prit la pose de la déclame. 

“Fleur du cerisier 
Du village de montagne 
Ou personne ne vient vous voir 
Fleurissez donc plus tard 
Quand les autres serons tombées”


Elle ramena vers elle le bras qu'elle avait théâtralement tendus avant de reprendre son babillage incessant sur le même ton exalté. 

«Et je suis certaine que vous l’âme sensible du poète, Daniel m’a parlé de votre penchant pour la photographie. On peut dire que la photographie c’est un peu la peinture du 21e siècle n’est ce pas? Bien sur la dimension cosmogonique en moins...C’est dommage d’ailleurs que cette remarquable invention ne transmette pas les souffles primordiaux du Dao mais... »

Soudain sa mélopée se figea elle retroussa le nez. Une odeur de café lui assaillit les narines. 

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« Est ce » Elle trembla de dégout à la simple évocation mental de la boisson démoniaque «  du café? »


 Il n’y avait pas besoin de réponse à cette interrogation affirmative. Elle savait. Son élève tenait entre ses doigts un gobelet. Et dans ce récipient coupable dormait le breuvage honnis, ce blasphème liquide:

Le café. 

Seigneur. 

Comment son jeune compagnon poète pouvait faire une telle faute de gout! Du café! Mais n’avait il pas entendu toutes les menaces cancérigènes liées à ce breuvage diabolique? Pourquoi choisir cette boisson infecte quand l’alcool de riz et ou le thé regorgeaient de vertus ?  Okakura Kakuzo devait à cette instant se morfondre dans son cercueil, lui qui criait à tout va: Il y a dans le thé comme un charme subtile qui le rend irresistible et propre a être sublimé: le thé n’a ni l’arrogance du café, ni l’innocence minaudière du cacao. 

Il fallait absolument qu’elle corrige cette habitude néfaste pour l’émulation littéraire qu’avait son protégé. Non il serait dommage de gâcher son potentiel poétique à cause de son accoutumance au café. 

Néanmoins, Il n'y a qu'une chose presque absolue c'est le libre arbitre, disait Francis Picabia aussi elle ne vit qu’une seule solution. 

“J’ai du Thé dans ma tante, que diriez vous d’en profiter? Nous pourrions faire connaissance autour d’une bonne tasse chaude, vous me parleriez plus en détail de vous? Ou bien nous pourrions vous faire essayer du Nuomijiu ou du Baijiu de chez moi. Je viens du Sichuan, vous savez et la bas le Baijiu est plus que de l’alcool, c’est le breuvage national. Mon père disait toujours, l’essayer c’est l’adopter!  Nous avions des caves pleines au pays. Bien sur c’était avant que ma mère décide que l’alcool était un bon moyen de combustion. L’époque maoïste nous endeuilla d’un grand nombres de Baijiu de grand crus, mais il m’en reste quelques bouteilles. Vous m’en direz des nouvelles c’est une vrai merveille! Un être aussi sensible de vous ne peu rester insensible devant les effluves d’un grand crus Baijiu, un Wuliangye plus encore!, j’en suis convaincue” 

Elle sortit de la caravane guillerette et attendant que son partenaire la rejoigne elle lança 

« Vous venez?  »

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MessageSujet: Re: Normal is boring   Ven 8 Déc - 18:33

Normal is boring
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S'il n'avait pas été coincé par la table dans son dos, il aurait surement reculé en voyant la jeune femme s'approcher de lui. Pur réflexe. Après l'avoir vu débouler dans sa vie de façon aussi surprenante, son corps devait craindre qu'elle lui fasse des trucs encore plus étranges. Il n'avait aucune envie de se retrouver embarqué dans son délire. Et pourtant, lorsqu'elle lui saisit les mains, il se laissa faire. Est-ce que les autres avaient subi un tel accueil ? Il priait pour ne pas être le seul. Cette rencontre avait quelque chose de traumatisant et il sentait qu'il allait s'en rappeler toute sa vie. Même si au fond, il avait l'impression que son hôte surprise faisait de son mieux pour lui donner un accueil chaleureux.

Lynne Lynn ?

Le choix du prénom était assez étrange. À quoi ses parents pensaient-ils lorsqu'ils avaient choisi celui-ci ? Maximilian était bien content d'avoir un prénom normal, passe partout, et qui pouvait facilement être simplifié en Max. Combien de fois son esprit lui avait joué des tours lorsque quelqu'un utilisait son prénom entier ? Bien trop souvent maintenant. Il avait tellement l'impression d'entendre "Max et William", comme criait sa mère pour les faire descendre pour le dîner quand ils étaient plus jeunes. Beaucoup disait que Maximilian ne ressemblait pas du tout à ça. Et pourtant, dit rapidement et avec l'esprit légèrement distrait, c'était très facile de faire le lien. Mais là n'était pas la question. Il était face à une jeune femme, contorsionniste au sein du cirque et ... poète ? Ce qu'il venait d'entendre était vraiment de la poésie ?

Prêt à répondre à la demoiselle, pour la remercier une nouvelle fois pour l'aide qu'elle lui proposait, Max se retrouva la bouche ouverte, pris d'assaut par une nouvelle réplique de Lynne. Elle ne lui laissait pas le temps de répondre qu'elle changeait radicalement de sujet. Qu'est-ce que ses yeux venaient faire dans cette conversation ? Certes, le compliment était agréable à entendre. Mais la voilà repartie sur la poésie. Ne pouvait-elle pas oublier ce sujet ? Max ne se sentait clairement pas à l'aise. Il donnait peut-être l'impression d'avoir une grande sensibilité, même s'il en doutait vu la situation, mais il était loin d'avoir compris le poème que lui avait dit la jeune femme lorsqu'il était rentré dans sa caravane. Il était donc persuadé de faire un piètre poète.

Impossible d'en placer une. Lynne avait un débit de parole supérieur à la normale. Certes, Max était plus hésitant que d'habitude, ne sachant pas comment gérer quelqu'un comme elle. Mais elle était vraiment trop bavarde pour lui. Il s'y perdait. Et ce même si elle semblait rester sur le même sujet. Une fan de poésie. C'était sa veine. Il n'y connaissait rien et contrairement à elle, il savait qu'il serait le pire s'il se lançait dans cet art. Il n'avait qu'à voir les lettres qu'il échangeait avec Daniel. Son style d'écriture était brouillon et il avait fait des efforts monstrueux pour arriver à écrire quelque chose qui lui semblait correct. Alors il n'osait pas imaginer s'il devait respecter les codes de la poésie en plus. Ce serait un massacre.

Et la voilà repartie avec un nouveau poème. Heureusement cette fois, Max était un peu plus préparé à l'écouter. Cela lui semblait même largement plus clair que le précédent qu'il avait du écouter de force. Pourtant, il ne put s'empêcher de faire légèrement la grimace. Elle avait encore reprit la parole, ne lui laissant pas la moindre de chance de pouvoir en placer une. Faisait-elle ça tout le temps ? Il n'arrivait plus à cacher sa détresse face à cette étrange personne. Le pire était qu'il avait l'impression que quoi que son visage ou son corps exprime, Lynne semblait partie dans son délire, incapable de remarquer son état.

Ah ! La photographie, voilà un sujet auquel il pouvait réagir sans stresser. Son visage se détendit quelques secondes avant de revenir à son état d'incompréhension totale. Lynne semblait perturbée par une odeur. Le café ? Max jeta un coup d'oeil vers sa boisson. Il n'avait pas l'impression qu'elle sentait si fort que ça. Peut-être qu'il était un peu trop habitué maintenant et comme il aimait ça, il n'était pas dérangé par l'odeur. Mais Lynne semblait vraiment ne pas apprécier ce qu'elle sentait. Impossible de louper le dégoût qui se dessinait sur son visage.

Pourquoi était-il aussi peu chanceux avec ses premières rencontres ? Certes avec Luka, malgré un début difficile, tout s'était bien fini. Mais il avait aussi eu entre les doigts quelque chose qui l'avait déplu. Il avait l'impression d'avoir le chic pour trouver ce qui allait déranger les gens et sans avoir à les rencontrer avant. Comme si le fait de posséder l'objet de leur cauchemar les attirait jusqu'à lui. Ce n'était pas le genre de pouvoir que quelqu'un voulait posséder.

"- Oui, c'est du café. Ça aide bien pour r-"

Il s'arrêta net alors qu'elle reprenait la parole. Il avait l'impression qu'elle s'était perdue dans ses pensées, ne l'écoutant pas. Toujours aussi dépassé par la situation, Max l'écouta sagement parler de thé et d'alcool. Il n'était pas très motivé pour déguster des alcools à cette heure de la journée. Il avait encore beaucoup de choses qu'il voulait faire. Et il n'avait pas non plus envie de rester coincé avec sa collègue. C'était méchant de penser ça mais il avait l'impression d'étouffer à ne pas pouvoir prendre la parole comme il le souhaitait. Alors quand elle sortit de la caravane et lui proposa de venir, il referma la porte.

Ah.

Les yeux fermés, le dos appuyé contre la porte, il prit une grande inspiration avant d'expirer. Qu'est-ce qui venait de se passer ? Il posa le gobelet sur le comptoir à sa gauche, pour pouvoir passer ses mains sur son visage. Il se mit deux petites claques.
Il venait de faire la porte au nez à une de ses collègues. C'était la première fois qu'il osait faire quelque chose comme ça. Non, il l'avait déjà fait avec un de ses ex mais il avait fini par ouvrir la porte rapidement, incapable de lui résister. Et puis, la situation était complètement différente ce jour-là. Impossible de comparer. Mais en voyant ce qu'il venait de faire, il se sentait terriblement coupable et méchant. Il rouvrit la porte. Quelques secondes venaient de s'écouler.

"- Pardon. Ça fait beaucoup de choses d'un coup, j'avais besoin d'un moment..."

Max sortit de la caravane, refermant la porte derrière lui. Il avait laissé son café sur le comptoir, ne voulant pas gêner la jeune femme encore plus.

"- Mais oui, faisons plus ample connaissance, autour d'un verre ou d'une tasse de thé. Je vous fais confiance."

Était-elle sincère en disant qu'elle voulait en savoir plus sur lui ou allait-elle encore parler au point où il n'arriverait pas à placer un mot de son côté ? Au fond, il savait qu'il allait regretter de ne pas tenter sa chance. Max avait appris à ne pas se fier aux premières apparences. Il ne pouvait donc pas le faire juste avec Lynne. Ce n'était pas sympa. Même si son instinct lui disait de retourner s'enfermer dans sa caravane. Mais sachant qu'ils bossaient tous les deux dans ce cirque, le lanceur de couteaux avait tout intérêt à garder de bonnes relations avec la jeune femme.



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MessageSujet: Re: Normal is boring   Dim 10 Déc - 18:04

Normal is boring
Maximilian Fleming & Lynne Lynn

 
La porte venait de se fermer dans son dos, laissant Lynne incrédule et les yeux papillonnants. 

Il n’y avait aucune bourrasque pouvant expliquer le curieux phénomène, aucune brise, pas un souffle rien. Elle ne comprenait pas, elle fixait sourcils arqués l’étrange phénomène. Les passants trouvèrent affreusement comique sa figure dubitative et concentré tandis qu'elle béer comme un poisson.

La porte s’était close.

C’était la deuxième fois en moins d’une journée qu’elle se retrouvait dans cette posture, que la porte la séparait de son interlocuteur. Sauf que la première fois c'était elle qui était encore dans la caravane et le lanceur de couteau qui était dehors. 

Etait ce normal qu’une porte possède sa propre indépendance? 

Oui parce qu’il était impossible que ce soit le lanceur de couteaux qui est claquée cette porte pour se débarrasser d’elle. L'idée saugrenue ne méritait même pas le nom d'hypothèse!  

Avais je déjà souligné le manque flagrant de réalisme de notre amie? 

Voici l'occasion alors !

 Sérieusement, vous en avez beaucoup vu vous des portes qui inopinément sont soudainement doté d’une volonté propre et se referme toutes seules?

Vous non plus? 

C’est bien ce que je croyais. 

Donc cessons de prendre des gants et nommons l’inconcevable: Oui Lynne venait de se faire rembarrer. L’instincts de survit avait enfin touché du doigt le jeune ‘agneau égaré’ et il avait comprit, enfin ce n’était pas trop tôt, que pour conserver son intégrité mentale, il devait s’éloigner de la jeune femme. 

Un peu lent le garçon. 

Cependant notre jeune femme n’envisageait tout simplement pas cette option. Elle restait hébété comiquement, incapable d’atteindre la conclusion logique de cette affaire. Lynne Lynn bien que pourvu de nombres de défauts, était incapable de moqueries, de mesquineries ou de méchancetés, aussi elle concevait difficilement que d’autre puisse l’infliger. C’était la raison pour laquelle elle ne pensait pas possible qu’on lui ait fermé la porte au nez. 

Son esprit échafauda plutôt plusieurs théories expliquant le soudain rejet de l’autre. Peut être le lanceur de couteau avait il eut un besoin pressant, forcement avec l’infâme café qu’il avait du boire. Ou alors il devait prendre une veste, le froid hivernal mordait la peau. 

Lynne Lynn se souvenait parfaitement de son premier hivers en Europe, elle avait crut mourir congelée. Le Sichuan comme Shanghai avait des saisons froides longues mais les températures descendaient rarement jusqu’aux valeurs négatives. Elle ignorait la nationalité de ce jeune homme, cependant il était probable que lui aussi souffre de la rudesse hivernale. 

Un thé lui ferait le plus grand bien! En fouillant bien elle devait réussir à remettre la main sur sa boite de MENG DING HUANG YA. Son père lui en avait expédié l’année dernière. Outre son gout incomparable, une liqueur aux notes de noix et à la saveur légèrement sucrée, ce thé jaune avait des vertus curatives reconnus. Avec ça elle devrait le remettre d’aplomb. 

Vous pensez vous comme moi? Nous sommes bien d’accord. Si ce jeune garçon avait une once de logique, il resterait sagement calfeutrer dans ses draps bien chauds en espérant avoir rêvé cette rencontre surréaliste. C'était la décision la plus...Non, mais...attendez...Non...je le crois pas. 

Les amis nous venons d’assister à un évènement plus insolite que Fukushima...

Maximilian avait réouvert la porte. 

Si, je vous le jure! Enfreignant toutes les lois du bon sens, tel un héros des temps modernes, auréolé d’un nimbe sachristique, les trompettes célestes accompagnant son pas déterminé, le conquérant sorti de sa caravane. 

Alors la mon jeune ami, chapeau. A ce stade ce n’est plus de l’amabilité, ou de la politesse c’est de la témérité inconsciente. Je propose une holà pour cet homme courageux qui part affronter le démon de la parole bourrative dans une croisade périlleuse.  

Moi je me serais barricadée. J'aurais littéralement transformé mes couettes en fortification et prier dieux pour qu’il exorcise le malin. 

J’en fais peut être trop? 

Seigneur, Lynne déteint sur moi!  


"- Pardon. Ça fait beaucoup de choses d'un coup, j'avais besoin d'un moment... » résonna sa voix presque comme une excuse.

Tiens je crois que ma mâchoire vient de heurter le sol. 

Lynne lui offrit un sourire ravi, décidant qu’elle aimait bien ce jeune homme à la touchante timidité. Elle ne s’était pas trompée sur la sensibilité du garçon. Evidement qu’il avait besoin d’un moment de communion seul avec lui même! Mais ou avait elle la tête! La Beauté du monde venait de le frapper! Il devait en être encore étourdis. 

Elle remarqua que le garçon s’était délesté de son gobelet. Et en plus il avait abandonné son odieux breuvage. Quel garçon intelligent! Son sourire s’élargit encore. 

« Je comprend tout à fait! » s’extasia t elle en avançant vers lui chaleureusement. « Il n’y a aucun mal! Apprendre sans réfléchir est vain. Réfléchir sans apprendre est dangereux. (Confucius) »

Le garçon referma sa caravane. Comme quoi son interaction, hum, perturbante avec Lynne Lynn lui aura au moins apprit quelque chose. Je pense que le petit ne sortira plus JAMAIS sans fermer la porte derrière lui. Une sage décision, on ne sait jamais des fois qu’une contorsionniste un peu trop intrusive s’introduise chez vous...

Comment ça ça un petit air de déjà vu? 

Lynne ne s’est pas introduite par effraction, la porte était ouverte...

Ok, on va arrêter la la mauvaise fois, d’accord. 

Vous n’ êtes pas très drôle.  

"- Mais oui, faisons plus ample connaissance, autour d'un verre ou d'une tasse de thé. Je vous fais confiance. » poursuivit il et étrangement il semblait vouloir se convaincre lui même. 

Ambitieux le jeune homme, faire confiance à Lynne Lynn comme ça, moi je trouve la démarque audacieuse. D’ailleurs...

C’est bien ce que je redoutais. 

Un nuage de bonheur s’échappait de Lynne Lynn. Par peur des retombés et des inventions burlesques de la jeune femme, peu lui accordaient leur confiance. Bien que Lynne Lynn soit une personne fidèle et porté sur le service, son extravagance renvoyait une image un peu trop...atypique, voir bouffonne pour qu’on lui accorde le moindre crédit.  

Ce qui était parfaitement compréhensible. Vous imaginez confier votre vie à une folle déblatérant des poèmes à longueur de temps. Seigneur, pendez vous tout de suite, ça ira plus vite. 

« Très cher » Elle vit une pause. Elle connaissait parfaitement le nom du jeune homme cependant prononcer ces syllabes occidentales restaient une épreuve pour la jeune chinoise, malgré plusieurs années immersions dans le cirques.  

"je peux vous appeler Max? » Elle lui laissa le temps de répondre avant de reprendre. On ne plaisantait pas avec les nomenclatures en Asie, puisque écharper un nom revenait à insulter directement son propriétaire.     

« Ayez confiance mon jeune ami, je vais faire voyager vos papilles comme jamais! Ma tente est par la » Elle passa d’autorité un bras par dessus celui tétanisés de son partenaire, le guidant vers sa demeure. « Ce n’est bien coquet mais  L'artiste n'est pas un animal de luxe, mais un animal austère. L'art ne se commet que dans l'austérité et le drame, comme un crime parfait. (Constantin Brancusi). » Elle fit une pause pour savourer les mots si nobles des illustres anciens avant d’ajouter par honnêteté « Enfin, Constantin Brancusi n’avait de toute évidence jamais bu une goute d’alcool pour parler ainsi. » Elle fit un clin d’oeil de connivence, admettant tout à fait arbitrairement que le lanceur de couteau partagerait son opinion. 

Il restait encore quelques minutes de marches avant de parvenir jusqu’a son logis. Sa bonne humeur la rendait particulièrement enjouée, aussi elle due se retenir d’ accélérer encore le pas. Elle voulait éviter de luxer l’épaule de son nouveau compagnon par sa traction enthousiaste. 

Question de bienséance. 

Et, elle ne voulait pas avoir sur la conscience un arrêt de travail.   

 « Mais dites moi mon brave jeune homme, Quelles fabuleuses circonstances vous ont menées jusqu’a notre merveilleux cirque? » demanda t elle badin.
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MessageSujet: Re: Normal is boring   Lun 11 Déc - 12:53

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La jeune femme lui offrait un sourire, signe qu'elle ne lui en voulait pas. Pourtant, il avait osé lui fermer la porte au nez. Comment ne pouvait-elle pas lui reprocher d'avoir fait ça ? Lynne était vraiment quelqu'un d'étrange et Max faisait de son mieux pour se convaincre que tout allait bien se passer. Après tout, que pouvait-elle faire de pire que de s'infiltrer dans sa caravane pour lui faire un accueil extravagant ? Rien. Non, c'était impossible. Il refusait de croire qu'il allait tomber encore plus bas dans la bizarrerie. Et ce même si elle lui citait du Confucius. Que devait-il apprendre ? Ça n'avait aucun sens.

"- Oui, bien sûr, appelez moi Max", Répondit-il, un peu surpris qu'elle prenne le temps de lui demander la permission. Et il venez de remarquer qu'ils se voyaient. Certes, c'était normal lorsqu'on venait de rencontrer quelqu'un. Mais Max n'avait pas souvenir d'avoir vouvoyé quelqu'un depuis son arrivée par ici. Et le fait qu'il trouve ça bizarre lui parut encore plus étrange. Après tout, il ne se sentait pas assez à l'aise avec la jeune femme pour oser la tutoyer comme il l'avait fait avec Luka ou d'autres dès la première rencontre. Le courant ne passait pas encore.
Par contre, il préférait nettement qu'elle l'appelle Max. Il avait toujours eu un souci avec son prénom en entier. Non, pas toujours. Mais depuis qu'il s'était éloigné de son frère, dès qu'il ne faisait pas très attention et que quelqu'un l'appelait Maximilian, il avait toujours l'impression que la personne disait "Max et William". Le cerveau était un as pour déformer la réalité, surtout quand la personne avait des craintes. Et la crainte de Max c'était de revoir son frère sans être mentalement préparé pour la rencontre. Autant dire qu'en 9 ans, il aurait du avoir le temps de s'y faire mais non. Il était encore incapable d'aller le voir.

Max sortit brusquement de ses pensées lorsqu'il sentit un bras se glisser autour du sien. Il se tendit mais n'opposa pas de résistance. Il se laissa donc guider jusqu'à la tente de Lynne, où, s'il avait bien écouté, il allait découvrir de nouvelles saveurs. Bon sang. Il était curieux et souvent avide de nouvelles découvertes, sensations, mais venant de Lynne, son corps ne cessait de lui dire de partir, loin. Très loin de cette jeune femme. Malheureusement, il était bien trop gentil pour oser faire ça alors qu'il avait l'impression qu'elle ne lui voulait aucun mal et qu'au contraire, elle voulait juste lui faire passer un bon moment tout en discutant autour d'un verre ou d'une tasse de thé. Il n'était plus sûr de ce qu'il allait vraiment goûter. Il commençait à s'y perdre entre les poèmes et les différents noms qu'il entendait.

Nouvelle surprise. Lynne lui demandait ce qui l'avait amené à venir travailler dans ce cirque là. Max s'attendait presque à ne pas pouvoir en placer une. Mais finalement, elle semblait réellement curieuse d'en savoir plus sur lui. Preuve que la première impression pouvait être fausse, non ?

"- Oh, et bien, je connais Daniel depuis longtemps maintenant ... me semble qu'on s'est rencontré à Londres en 2009. Depuis il ne cessait de me parler de ce cirque !"

Max ne précisa pas qu'il avait entretenu une correspondance avec le metteur en scène. Il n'avait aucune envie de se sentir obligé de montrer les lettres après. C'était bien trop personnel. Même si au fond, il n'y avait pas grand chose sur lui. Pas de terribles secrets, juste les aventures du moment.

"- Bien sûr, comme j'étais déjà dans un crique avec une partenaire fabuleuse, Natasha, je n'ai pas voulu changer. Oh, j'ai pas fait tous mes numéros avec elle, mais c'était vraiment un plaisir de bosser en sa compagnie."

S'il avait monopolisé Natasha, il savait que le petit-ami de celle-ci lui aurait fait la peau à cette époque. Et malgré tout, il tenait à sa vie.

"- Malheureusement, elle a fini par se marier et quitter le cirque. Donc j'ai eu une nouvelle partenaire avec qui ça ne collait pas du tout. Et puis, ce cirque me freinait dans mes ambitions donc j'ai décidé de changer. C'est là que je me suis rappelé que Daniel me vendait du rêve avec son cirque. Donc me voilà !"

Max pouvait être rapidement bavard quand on le lançait sur un sujet qu'il aimait et avec lequel il était à l'aise. Là, c'était sa vie, donc il la connaissait bien. Facile d'en parler. Et Lynne semblait lui avoir laissé la parole. Avec de la chance, ils allaient pouvoir avoir une vraie conversation cette fois.

"- Et ça fait longtemps que vous travaillez ici ?"

S'il aimait parler de lui, parce que c'était facile, il appréciait tout autant entendre l'expérience des autres. Au cirque, il y avait possibilité de tomber sur beaucoup de personnes différentes. Un vrai plaisir de les écouter parler de leurs origines, leurs passions et ce qui les a amené à travailler ici, dans un cirque. C'était une façon de vivre de nouvelles aventures en écoutant les histoires des autres. Pour le moment, il n'avait pas été déçu et au fond, il sentait que Lynne pourrait facilement le transporter loin de la réalité. Il avait déjà l'impression de s'être drogué et de rêver.



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MessageSujet: Re: Normal is boring   Mer 20 Déc - 20:52

Ainsi donc le garçon connaissait Daniel depuis longtemps.


Lynne appréciait le metteur en scène qui était toujours de bons conseils. La jeune femme mettait en scène son numéro elle même, elle acceptait mal la critique concernant son travail illuminateur, tactiquement, elle évitait de parler mise en scène avec le jeune homme. Mais, Daniel avait une instruction littéraire des plus fine et il était plaisant de converser avec lui, et parfois ses conseils permettaient de sublimer son numéro.


Arrêtons d’une mauvaise foi exemplaire. Daniel avait TOUJOURS de bonne idées. Et depuis que je jeune avait compris qu’une formulation appropriée permettait généralement de faire accepter ses idées à la jeune femme, le numéro de Lynne Lynn s’enrichissait de nombres de ses trouvailles....


Bref, Lynne Lynn se promis d’apporter un gâteau à Daniel pour le remercié d’avoir ramener dans leur cirque cette nouvelle recrue ! (Trois jours plus tard, Daniel trouverait avec étonnement un gâteau infecte à la citrouille devant son palier.)


Max, puisque définitivement son nom était aude-la de la capacité de prononciation de notre asiatique, lui parla de sa première expérience dans un autre cirque. Il était étonnamment bavard, plus détendu aussi.


En même temps, il aurait était impossible d’empirer ces deux paramètres chez l’individu vu le comportement qu’il avait eu plus tôt. Pouvait il vraiment être moins bavard qu’un zombie narcoleptique choqué par une expérience traumatisante et plus stressé que l’homme proche de la crise cardiaque ?  


Vous n’avez pas besoin de répondre, c’était rhétorique.


Bref, le lanceur de couteau évoqua sa Natasha avec une pointe de stress dans la voix. Moi je sais pas vous, mais les histoires de partenaires mélangé avec une pincé de mariage ça sent les ennuis croustillants, les adultères, les....


Comment ça on est pas dans une série TV du type Despered Housewife? Hey vous allez vous calmer la! On a tous le droit à notre jardinier d’abord!


Quoi, je me perd? Vous avez raison, concentrons nous sur Lynne Lynn.



« Le mariage est la mort morale de toute indépendance.(Fiodor Dostoïevski). C’est une vrai aberration » approuva t elle en hochant vigoureusement du chef. Elle ne comprenait comment une femme pouvait abandonner sa liberté et s’ensevelir sous le mariage.


Bon la il est tant d’introduire un peu de pragmatisme dan ce récit. Entre nous, même sans ça, je ne vois pas qui voudrait volontairement passer sa vie avec Lynne Lynn. Moi je fuirais la bague sachant à qui appartiendrait le doigt.


Et puis soyons honnête, ce qui l’embêtait vraiment avec le mariage c’ était la notion de fidélité. Elle ne se sentait pas de ne plus pouvoir faire ses parties fines ou ses soirées lubriques. Apparemment des effluves d’un orgasme découlait une vivace inspiration poétique. La courbe d’une hanche inspirait milles éloges, tout comme d’autres pratique un peu plus osée tel que....


Hum Hum, y’a des enfant ici.


C’est vrai ça, a t ont vraiment besoin de l’acte chandelle pour trouver l inspiration? Je dis non! Il y a tant de délicatesse dans feuille qui roule, dans L’aile tournoyante du vent Qui flotte sur l’eau qui s’écoule Et qu’on suit de l’oeil en rêvant...(Victor Hugo) Dans...


Bon ok, j’admet regarder une feuille qui coule dans un flaque d’eau c’est pas si inspirant. Mais y’a toujours l’alcool de riz! Les beuveries entre amis! Les voyages de l’esprit libéré de toute entrave par les brumes des liqueurs, le....


Je m’enfonce ? Bon bah passons à autre chose.


"- Et ça fait longtemps que vous travaillez ici ? »


Merci pour le changement de sujet mon enfant, mais je suis pas sur que ce sois une bonne idée de lancer Lynne Lynn sur sa vie.....


Je connais ce regard...


MAYDAY MAYDAY. Alarme ! quitter le navire! Le démon du babillage vient se réveiller ! Je répète! Fuyez pour vos vies pauvres fous ( Petit jeu Rp parce que j’aime ça, ça vient de quel film ça ;p ?).


« Je suis depuis presque un cycle complet d’étoile mon jeune ami, comment vous dite en Orient...onze ans? Oui c’est ça, ça fait onze ans! Je suis arrivée ici totalement par hasard en faite mais ne dit on pas que Le hasard est le plus grand romancier du monde (Balzac)? C’est par la » ajouta t elle en désignant une tente branlante.


Peut être que le terme tente était un peu abusif pour désigner cette structure ballottée par les vents. L’habitation de Lynne Lynn était un chef d’œuvre d’équilibre précaire. Ne me demandez pas comment elle se maintenait debout, cela relève du miracle physique. L’armature de fer mal assemblée soutenait une bâche déperlante mal ajustée qui tenait grâce à un réseau incongru de cordes.


Et comme Lynne Lynn aimait la fantaisie, la toile de tente arborait fièrement des brocarts aux couleurs et aux motifs criards. Elle en écarta un pans et incitant son jeune invité à pénétrer son antre en le poussa doucement à l’intérieur.


«C’est un peu en désordre cependant vous ne m’en voudrez pas, je n’avais pas prévue une visite impromptue. Et puis l’inspiration a besoin de chaos pour s’épanouir, mais je vous en prie mettez vous à l’aise je vous en prie »


Il aurait été miraculeux que le pauvre homme le puisse. La tente se composait d’une seule pièce qui compilait les fonctions de sale a mangé, couchages, ateliers de travail. Enfin, pièce, c’était un terme utopique, bazar, fouillis eut été un choix lexical plus réaliste. Le seul rangement était une étagère ouverte qui crevait sous l’amas d’ustensiles de peinture, de boisson, thé et costumes. Cependant elle n’était visiblement pas suffisante pour contenir l’ensemble des affaires de la jeune fille.


On ne voyait même plus le sol en banquettes nattées tant les multiples affaires de Lynne Lynn grouillaient sur le sol. Tout son matériel était éventré par terre ou suspendue au arcane de l’habitacle, ça allait du costume de scène à la lingerie, du pinceau le plus fin à la brosse à dent, de l’esquisse de paysage peinte à l’encre ou rouleau noircie de poème, de la coupe à alcool vide à son cadavre de bouteille renversée. Même le lit était submergé par des babioles.


Lynne Lynn débarrassa rapidement un coin de son futon encombré par une de ces dernière peintures. Un magnifique paysage à l’encre. Une petite merveille de l’avis de Lynne.


Koff, koff. Oui se sont bien mes toussotement d’agoni que vous entendez la. La merveille ressemblait plus au dessin malhabile d’un faussaire vaguement incompétent. Entendez moi bien, ce n’était pas une horreur, mais on atteignait pas le chef d’œuvre. Enfin pour un œil non formé, c’était une production tout à fait correcte et assez esthétique.


Ah Zhao Mengfu, le plus grand théoricien de peinture des Yuan vient de faire un infarctus. Il semble pas trop d’accord avec moi.  


Quel rabat joie.


Lynne désigna à son apprentis l’espace libre pour qu’il puisse s’assoir. Elle savait que les européens ne s'asseyait pas sur leur genoux comme elle l’avait appris plus jeune, ils trouvaient la posture inconfortable apparement. Lynne avait quand même suffisamment d'éthique pour ne pas incommoder sciemment son invité.  


Elle remplit une théière d’eau qu’elle brancha à la seule prise électrique de sa demeure, puis tout en continuant sa préparation, elle poursuivit.


« Je vous fait tester un thé de mon pays natale, je vous assure que vous en serez satisfait. Je viens du Sichuan vous savez, c’est dans le sud de la chine, vous ne trouverez pas de contrée plus charmante.


Plus d’une lieue abrupte et raboteuse pour pas de plat,
A peine une crête vous a reconduit qu’une autre vous accueille.
La montagne verte comme un cocon vous enveloppe.
On n’est pas sur devant soi de trouver le sentier.


 Quelqu’un d’aussi touchant que vous adorerait. Il y la bas une énergie de la terre plus sauvage qu’ici très agréable à représenter sur le papier. Quoi qu’il en soit, on ne fait pas de meilleurs thé ailleurs dans le monde! Et ceux même si ces jaloux du Souchong se vante à tort de nous surpasser! Il y a vraiment des gens qui n’ont aucun goût. Enfin je suis sure que ce n‘est pas votre cas! Je sens en vous une grande sensibilité mon cher! Nous pourrons essayer quelques vers tout à l’heur ou voir votre habilité au pinceau. Je sais que vous n’avez jamais du essayer, mais quand on a des affinités comme vous, ce serait un crime de les laisser endormis! Mon père radotait qu’il rien de plus beau que de s’ouvrir à de nouvelles expériences. C’est un homme de grande vertue et je me plais à penser qu’il m’en a transmis certaines…..Ah c’ prêt » Elle remmena de deux tasses fumantes, et confia l’une d’elle a son jeune ami.


«Tenez,  buvez tant que c’est chaud! Mon père disait toujours que pour commencer une amitié il faut trinquer un bon coûp. Je vous laisse imaginer comment finissait les soirées à la maison..Enfin vous n'êtes pas venu pour ces vieilles histoires. Mon très estimé compagnon je pense que nous pouvons dédier ce breuvage à notre amitié croissante.” Elle souffla sur la concoction pour la refroidir et y tremper les lèvres. “Délicieux, rien de vaut un bon thé! Donc jeune randonneur de l’Art, parlez moi un peu de la votre passion pour la photographie! C’est une discipline formidable dont je connais trop peu de chose. Avant vous je n’avais qu’un seul appareille à photographie, ça remonte à mes années d’Opéra. Autant dire presque la préhistoire….Je suis curieuse de votre avis sur ce sujet !”
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MessageSujet: Re: Normal is boring   Lun 8 Jan - 14:43

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Maximilian Fleming & Lynne Lynn


Onze ans ? Cela faisait vraiment beaucoup d'années. Lui, il y a onze ans, il était ... Chez ses parents. De retour de l'internat. Sa soeur venait de mourir. Donc non, il n'était clairement pas lancé dans de grands projets. C'était même depuis ce moment-là qu'il avait perdu contact avec son frère. Avant ils étaient proches, très proches. Maintenant, il n'y avait plus de repas de famille pour les grandes fêtes ou les anniversaires. Max ne gardait contact qu'avec ses parents. Et encore ! Les échanges étaient assez rares. Il avait du mal à les affronter alors qu'il gardait encore ses distances avec son petit frère.

Heureusement le sujet changea rapidement alors qu'il pénétrait à l'intérieur de cette tente. Il était bien content d'avoir une caravane quand il voyait cet amas de tissus qui tenait par un miracle. Il se demandait même si ça ne défiait pas un peu les lois de la physique. Mais tant que la jeune femme était contente de vivre là, Max ne pouvait rien dire. Chacun avait ses préférences. Même s'il se demandait comment elle pouvait survivre lorsqu'il faisait froid ou lors des tempêtes. Le vent n'emportait-il pas tout sur son passage ?

"- Pas de souci. je ne peux pas dire que ma caravane soit très bien rangée", Dit-il en essayant de ne pas écraser quelque chose sur son chemin. Il n'avait pas envie d'abîmer une tasse, le matériel d'art ou les habits de son hôte. Même s'il avait encore plus de mal à comprendre comment elle faisait pour s'en sortir dans ce désordre. Max n'était pas très ordonné mais il arrivait à maintenir un minimum de rangement. Là, il se retrouvait obligé de marcher sur la pointe des pieds pour réussir à atteindre le futon que Lynn avait dégagé pour lui. Et maladroit comme il était, c'était une mission des plus périlleuses. Mais heureusement, il s'en sortit comme un chef. Maintenant, il ne fallait plus bouger au risque de compromettre ce miracle.

Une fois assis, il laissa échapper un petit soupir de soulagement, même s'il du repousser un des sous-vêtements de la jeune femme du bout du pied pour éviter de le piétiner par mégarde. Par chance, son esprit fut rapidement distrait du désordre par son hôte. Cette dernière venait à nouveau de le perdre avec un poème. Tout ce qu'il avait pu retenir de la discussion était qu'il allait boire le meilleur thé du monde et qu'il allait adorer car il était touchant. ... Mais où était le rapport ? Et puis, en quoi était-il touchant ? Son hôte avait vraiment une vision du monde assez inédite.

Récupérant une tasse entre ses doigts, Max n'eut pas le courage d'en boire une gorgée aussi rapidement. Il était assez sensible au chaud et il sentait qu'en buvant tout de suite, il pouvait se brûler la langue. Il prit donc le temps de souffler un peu dessus, en repensant à tout ce qu'elle avait dit. Il ne pensait pas être à la hauteur pour devenir poète ou pour peindre. Mais il profita de la demande de Lynn pour délaisser le thé quelques instants et répondre à celle-ci. La photographie était un sujet qu'il maîtrisait bien. Enfin suffisamment pour prendre des photos en amateur et être content des souvenirs qu'il en gardait.

"- Oh vous savez, je ne suis qu'un amateur. Je prends des photos pour le plaisir et aussi par envie d'immortaliser des souvenirs pour ne pas les perdre."

C'était depuis la mort de sa soeur qu'il avait pris plus au sérieux ce désir de prendre des photos. Il avait toujours été intéressé par ça mais en perdant sa soeur, il avait compris qu'il ne l'avait pas assez exploité. Les photos de la jeune fille étaient rares finalement. Et de peur d'oublier son visage, il avait décidé de prendre plus de photo. Il ne voulait pas oublier quoi que ce soit maintenant. Il avait envie d'avoir des souvenirs de tout.

"- Je prends quelques portraits, pour les souvenirs, mais j'avoue que les gens sont rarement très ... contents de se voir prendre en photo. Beaucoup se pensent non photogénique. Alors la plupart de mes photos sont des paysages de mes voyages. J'aime beaucoup bouger. Et le cirque me permet de visiter de nouveaux horizons facilement. Surtout maintenant que j'ai intégré celui-ci !"

Avant, il était dans un autre cirque. Mais celui-ci n'avait pas eu pour ambition de voyager en dehors du pays. Certes, l'argent ne coulait pas à flot et c'était un petit cirque comparé à celui qu'il venait d'intégrer. Mais Max pensait vraiment que c'était dommage de se contenter de rester dans un pays. Il fallait ouvrir le cirque à tout le monde. Il suffisait de voir les différentes nationalités des artistes et des employés. Une telle différence faisait la richesse du cirque. Du moins, c'était comme ça que Max voyait les choses. Sa vision était peut-être biaisée par son envie de découvrir de nouvelle culture et des visions différentes de la sienne.

"- Si ça vous intéresse, je pourrai vous montrer quelques unes de mes photo, un de ces jours", proposa-t-il en buvant enfin une gorgée du thé que lui avait fait Lynn. Sur le coup, il ne sut pas s'il aimait ou non. C'était différent de tout ce qu'il avait pu goûter. En même temps, les rares thés qu'il avait pu boire étaient des thés parfumées et souvent des sachets. Ce que les passionnés appelaient de la poussière et une abomination. Mais ça lui avait toujours suffit. Il n'avait pas été très attiré par le thé. Il était plus intéressé par la bière et les différents alcools.

"- C'est quoi comme thé déjà ?"

Il ne savait pas s'il faisait une bêtise en demandant ça ou non. Mais il avait bien envie d'en retenir un peu plus que le goût. Qu'il aime ou non ce goût n'avait pas d'importance. Il voulait retenir le nom et se rappeler cette expérience.



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MessageSujet: Re: Normal is boring   Ven 26 Jan - 12:52

Max avait une humilité assez déroutante. Il semblait timide mais parlait avec conviction, il était réservé mais passionné. La photo semblait compter pour lui autant que ce que l’alcool importait à Lynne Lynn. 

Et vu son amour irraisonné pour la matière, c’est pas peu dire. Enfin, pour sa défense ce n’était pas de la faute de la jeune contorsionniste si alcool lui était indispensable pour ses méditations journalières. 

Bon c’est pas la peine de s’exciter les puritains là-bas, on a chacun nos méthodes pour trouver l’inspiration. Et pour réinventer des numéros, faite moi confiance, il en faut de l’inspiration !

Enfin bref! passons à autre chose. 

Max lui expliqua brièvement sa manière de procéder. Le jeune homme laissait la magie d’un moment décider de ses prises. Cela ne faisait que la convaincre plus encore que ce jeune homme à la sensibilité exacerbée ferait un poète de grand prestige. Il se laissait porter par l’inspiration! Comme un vrai artiste de son temps, la nature était sa muse.
 

Elle trouvait à ce jeune homme une délicatesse infini et un respect pour autrui merveilleux. Elle ne se serait gênée, (mais entre nous elle ne l’est jamais) pour prendre des inconnus en photos. Elle faisait passer le concept de l’esthétisme avant toute chose, même l’avis des plus concernés. 

" C'est quoi comme thé déjà ? "

La question fit fleurir sur Lynne Lynn un sourire de contentement. Non content d’avoir la fibre artistique ce jeune savait apprécier un bon thé ! Seigneur ! Quelle perle au milieu de ce monde de brute ! Elle était même prête à l’excuser de boire du café usuellement. 

Presque hein, si elle pouvait le convertir au thé elle le ferait. 

« Ah je suis comblée que les arômes délicats ait su toucher votre coeur! Je ne doutais pas un instant que vous sauriez apprécier un MENG DING HUANG YA venant tout droit de chez moi! Il n’y a rien de mieux contre le froid et pour stimuler le Qi intérieur! Avec ça la maladie vous épargnera faite moi confiance ! Quand j’étais jeune ma mère qui n’avait pas son pareille pour l’économie si vous voyez ce que je veux dire, n’avait qu’un seul pole de dépense: le thé. Elle répétait que ça donnait un teint lumineux qui rendait bien sur scène. Je sais pas si je vous l’ai dit mais elle était danseuse avant que je ne vienne au monde. Une sacré femme ma mère même si elle avait la sévérité d’un ours. Je crois que qu’elle terrorisait un peu mon père. Lui c’était un homme plutôt excentrique, rêveur qui ne sortait pas son nez des peintures et parlait en vers. Un homme bien, quand je suis partie c’est bien le seul à  m’avoir encourager. Ah ! » Elle se leva précipitamment « Ne bougez pas » 


quand bien même il l'aurait voulut, le pauvre enfant n'aurait pas put. Il y avait une telle masse de bazard que le moindre mouvement semblait une expédition périeuse. A se demander comment Lynne faisait pour se déplacer sans faire s'écrouler la tante entière. Enfin, passons.  Elle se dirigea vers son armoire branlante qu’elle fouilla jusqu’a en extraire un coffret en bois. 


Ca c’est la description gentille. Objectivement ça donnerai plutôt quelque chose dans ce style: La pauvre armoire déjà ballottante résista par miracle à la tempête Lynne Lynn qui l’éventra afin d’un sortir une boite cabossée. 

Un peu plus effrayant hein ? 

Mais, pas autant que les crissements d’agonie du pauvre meuble en bois. 

Lynne Lynne revint s’assoire près de son partenaire qui c’était un peu figé, interloqué sans doute. En même temps on le comprend. Et on le respecte aussi. Sérieusement, comment réagiriez vous face aux successions d’actions imprévisibles d’une femme qui complètement échevelée par sa session de fouille archéologique dans sa propre armoire ressemblait à une folle furieuse venant de dépecer vivant un buffle? 

C’est bien ce que je pensais. 

Pas le moins du monde conscience de l’image qu’elle renvoyait, la contorsionniste ouvrit la fameuse boite et en extirpa un paquet de cliché. Il y avait en tout et pour tout trois photos. 

« Je me disais bien que j’avais conservé tous ça! Pour un passionné tel que vous elles vont paraitre un peu brouillons mais vous savez par chez moi on utilisait pas trop les appareiles photographiques. C’est bien un crime, ces engins sont proprement merveilleux! Mais bon même si le Sichuan est une contrée mirifique, il faut avouer que le progrès s’y fait lentement. La plupart de la région est encore peuplée par de petit hameaux éparses sans électricité. Et encore, nous avions de la chance nous aux villages, nous étions sur une route commerçante, c’est bien pour cela que le commerce de mon père prospérait! Il était vendeur d'art, un métier autant qu'une passion.  Tenez, regardez» 

La première photo représentait un couple devant une maison, la femme faisait une moue insatisfaite, son époux avait un sourire benêt. Ils avaient chacun une mains sur l’épaule d’une petite fille, qui semblait vouloir échapper à leur emprise afin de courser un papillon. L’image était de mauvaise facture, certes, mais c’était la seule de Lynne Lynn  avait de son père. 


« Voila mes parents et moi. C’est un européen qui a pris cette photo. Il est venu au village quand j’étais petite je ne m’en souviens plus trop. Il avait fait des photos des habitants, pas de tous, certains pensais que son appareil était un objets damné. On se refait pas facilement des superstitions. Mais mon père avait trouvé l’objet incroyable, vous vous rendez compte pouvoir capturer la réalité, c’est quand même quelque chose ! Enfin quoiqu’il en soit, c’est ma mère qui a demandé à cet européen de prendre ce cliché. Elle, elle avait déjà vu des appareils comme elle était danseuse à Pékin avant. Je n’ai jamais compris comment une femme aussi raffinée avait pu finir par s’étendre d’un paysan négligée et trivial comme mon père. Ah et voila » 

Elle montra la seconde photo, un morceau de journal découpé à la hate. C’était était un portrait de sa mère en pied. Elle datait de l’époque ou elle exerçait encore à l’Opéra de Pekin ce qui expliquait qu’elle soit en costume de scène. Le maquillage outrancier lui donnait une mine encore rigide que d’ordinaire, et qui combiné aux deux longues plumes fuselées de sa coiffe donnait à la femme un air de vautour. 

« Ca c’est ma mère quand elle avait vingt ans. Elle est passé au journal américain cette photo. Quand j’y pense j’aurais du garder le texte qui allait avec mais c’était en anglais et à l’époque je pensais pas venir en Europe un jour. La elle est en costume, elle jouait le rôle de L’épouse du démon buffle dans l’opéra le Voyage vers occident. Un grand rôle dans ce qui est par chez moi le plus grand classique littéraire du pays. Elle aurait bien voulut que je fasse comme elle, mais j’ai quitté la Chine un peu sur un coup de tête et j’étais bien moins douée qu’elle de toute façon » 

Puis Lynne Lynn lui montra avec nostalgie la dernière image. Celle ci  montrait une photo de groupe. quand des jeunes filles adolescentes  alignées en trois rangs superposés et encadrées par deux adultes. Les visages étaient peu discernables à cause de la relative mauvaise qualité de l’appareil. 

« Et ça c’est ma photo de promotion l’année ou j’ai eu mon diplôme à l’Académie de Shanghai. La competition faisait qu’on ne s’entendait pas très bien entre nous. Les femmes sont entres elles des loups les une pour les autres. Elle » Elle montra celle en haut à gauche, une grimace sur les lèvres  « C’était une vrai harpie. Par contre lui » Elle désigna avec entrain un des deux professeurs « Lui c’était mon professeur de littérature. Il trouvait mes poèmes fabuleux, un vrai homme de gout! ( pour trouver au poèmes de Lynne Lynn une qualité, mes amis, je vous laisse imaginer le manque intersidéral de gout de cet homme.) C’est avec lui que j’ai couché pour la première fois. Il était doux dans ses gestes et délicats dans ses attentions. Un peu comme vous mon jeune ami ! » Elle lui donna une tape affectueuse sur l’épaule. 

« Enfin, je crois que j’avais plus sortis ces photos depuis mes premiers mois au cirque ou j’étais encore nostalgique de ma contrée. Oui quand je suis partie de chez moi, j'avais rien préparé, l'appel de l'aventure. Je ne comprenait pas un mots de ce que les autres disaient, et puis, il faut avouer que vous avez des coutumes fort étranges en occident. En France par exemple, une femme m’a fait deux bises sur les joues en guise de salut, comme je pensais qu’il s’agissait d’avances, je suis ait proposé une nuit dans ma tante. Elle s’est offusquée et m’a giflé! Vous vous rendez compte! Enfin je ne regrette pas mon départ précipité, quand bien même ma mère refuse de me parler depuis. Le cirque est un univers fabuleux n’est ce pas? J’en suis tombé amoureuse à Shanghai. J’étais danseuse à l’Opéra de Shanghai ou de faisait les deuxièmes couteaux. Un cirque itinérant européen c’est produit et ça a été une vrai révélation! Mais dites moi mon jeune camarade, je me demandais les Flemming sont ils une famille d’artistes ? Parce que, même si je ne lui parle que rarement, je crois que votre frère est également des nôtres. »





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MessageSujet: Re: Normal is boring   Lun 29 Jan - 12:18

Normal is boring
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Max ne manqua pas le sourire de son hôte lorsqu'il avait posé sa dernière question. Il était content de pouvoir lui faire plaisir. Mais au fond, il s'intéressait vraiment à la chose. Il aimait bien découvrir de nouvelles choses même s'il n'aimait pas particulièrement. Au moins, il pouvait dire que ce n'était pas sa tasse de thé, maintenant qu'il y avait goûté. Et encore, petit à petit, il trouvait ça de plus en plus appréciable. Max n'était vraiment pas quelqu'un de difficile.

Par contre, quand Lynne lui expliqua un peu plus quel thé il avait entre les mains, Max se perdit rien qu'avec le nom de la boisson. Il était bien incapable de le retenir. D'un côté, il n'était pas sûr de pouvoir en boire en dehors de cette tente, puisque sa collègue l'avait ramené de chez elle. Donc avec un peu de chance, il n'aurait pas besoin de retenir le nom de ce thé. Meng quelque chose. Et encore, il était presque persuadé de se tromper.

Max n'eut pas le temps de dire qu'avec un petit-frère et une petite soeur, il n'avait plus de souci à se faire pour les maladies. Il avait des anticorps imbattables depuis le temps. Même si ça faisait un moment qu'il n'avait pas vu Will, il était sûr qu'il avait encore un système immunitaire très costaud. Cela faisait un moment qu'il n'était pas tombé malade et il en était bien content. Il ne loupait pas une journée d'entraînement ou n'embêtait pas ses collègues à louper des représentations. En plus, rester coincé au lit était bien une des choses qui l'ennuyait le plus. Il n'aimait pas être contraint à l'immobilité.

La regardant faire, le lanceur de couteaux était encore une fois surpris par l'équilibre étrange de cette tente. Si déjà la tente en elle-même était impressionnante à voir, l'armoire l'était tout autant. Depuis quand était-elle en place ? Combien de temps allait-elle encore tenir ? Max espérait vraiment ne pas être là le jour où celle-ci allait céder. Ni même Lynne. Il la trouvait bizarre mais il ne lui souhaitait pas de mal. Bien au contraire, il sentait que c'était une personne vraiment gentille.

Une fois qu'elle fut de retour, Max finit par oublier cette armoire et le spectacle auquel il venait d'assister. Sa curiosité était enclenchée et il attendait qu'une chose, savoir ce que cette boîte contenait. Par chance, il n'eut pas à attendre longtemps avant de découvrir les trois clichés que lui présentait Lynne. Incroyable. La qualité n'était pas top mais il était impressionné. On sentait parfaitement les souvenirs que transportaient ces quelques clichés et ça, c'était suffisant pour faire voir des étoiles au photographe amateur. Après tout, c'était une des raisons pour lesquelles il prenait le temps de prendre des photos.

Écoutant attentivement les explications de son interlocutrice, Max apprenait énormément sur ses origines et sa famille. Il ne savait pas s'il devait être gêné d'avoir autant d'informations sur sa vie ou pas. Mais au fond, le lanceur de couteaux adorait écouter les autres parler, surtout avec autant de joie, de bonne humeur et de passion. Et puis, c'était très intéressant de voir une autre culture et une autre façon de vivre. Même le rôle du démon buffle lui parut fort passionnant. Il aurait presque aimé le voir sur scène pour se faire une idée. Maintenant, il avait envie d'aller voir le numéro de sa collègue. Pour le peu qu'il en avait vu, il était persuadé qu'elle était très douée.

"- Hein ?", Fit Max lorsque Lynne parla de sa première fois. Il se sentit rougir. C'était plus que gênant d'être comparé à cet inconnu. Même si c'était positif, le lanceur de couteau ne pouvait pas s'empêcher de réagir comme un prude. Mais il se changea vite les idées en observant un peu mieux chaque cliché une nouvelle fois.

L'artiste ne pouvait que compatir avec sa collègue. Les coutumes de chaque pays étaient très différentes et ce n'était pas toujours évident de s'y faire la première fois. Lui aussi avait été en France, pendant quelques mois, avec un ami. Et quand il avait du faire la bise à une femme, il avait été sacrément dérouté pendant quelques secondes. Au début, il trouvait ça vraiment bizarre, puis il avait fini par s'y faire. De toute façon, il n'avait pas eu le choix. S'il refusait, il passait pour un malpoli.

Lorsque la conversation se tourna vers lui, Max sentit son coeur manquer un battement. Il adorait entendre les autres parler de leur famille mais lui, il avait énormément de mal à en discuter. Il ne voulait pas plomber l'ambiance avec le malheur qui a frappé sa famille quand il avait vingt ans. Mais c'était toujours très compliqué d'éviter cette partie de sa vie s'il devait être honnête avec les personnes.

"- Oui, c'est exact, mon frère fait aussi partie du cirque. William Fleming. Il est arrivé un peu avant moi, je crois."

Max ne pouvait pas dire vraiment ce dont il en était question puisqu'il ne lui avait toujours pas adressé la parole. Il se fiait à ce que Daniel avait pu lui raconter.

"- Mais en dehors de lui et moi, notre famille est plutôt normale. Pas d'artiste. Je pense que mes parents sont plutôt ouverts à l'idée d'avoir deux artistes et non des comptables ou des avocats comme enfant. En même temps, ce serait vraiment nul de leur part de nous empêcher de faire ce qui nous plait vraiment. J'ai bien essayé de faire des études mais j'ai fini par me rendre malade et tout plaquer pour devenir lanceur de couteaux. J'avoue que je me suis lancé très tard. J'avais 23 ans quand j'ai commencé à m'entraîner
", Expliqua-t-il en faisant la moue. Il avait l'impression d'avoir perdu des années à essayer de suivre ses études. Mais il avait quand même réussi à progresser rapidement pour avoir un niveau tout à fait correct. Sinon il n'aurait sûrement pas pu rentrer dans ce cirque. Seulement, il avait l'impression d'avoir encore énormément de chemin à parcourir pour devenir le lanceur de couteaux qu'il aimerait être.

"- C'est pas aussi intéressant qu'on pourrait le croire finalement. Mais, pour être honnête, cela fait un moment qu'on ne s'est pas parlé. C'est très dur de reprendre contact après autant de temps. Bien sûr, je compte bien aller lui parler pour briser ce froid entre nous. Ce serait vraiment dommage d'être aussi proches et de ne pas discuter."

Il y avait tant d'années à rattraper et Max n'était pas sûr d'avoir le courage de le faire tout de suite. Il avait besoin de temps. Encore un peu. Mais promis, il allait se lancer un jour. Foi de Maximilian Fleming.



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MessageSujet: Re: Normal is boring   Jeu 15 Fév - 12:40

Max avait des réactions lisibles et spontanées. Il semblait positivement intrigués par les histoires familiales de Lynne Lynn ce qui ravie la jeune femme. Le jeune homme semblait se détendre progressivement, plus a l’aise sans doute avec une conversation banale que des demonstrations de ses talents de contorsionniste. 

Ce qui pouvait se comprendre. 

Non en fait c’était tout a fait normal. 

En revanche Lynne Lynn qui pensait lui faire plaisir en lui montrant qu’elle s’intéressait elle aussi à son passif familiale fut quelque peux surprise de voir le jeune homme se tendre. Et oui ma pauvre fille, c’est parce que toi t’as pas de pudeur que tout le monde aime déballer sa vie. 

Promis on travail sur le concept du respect de la vie privé et de l’intimité, mais vous comprenez avec une élève de type Lynne c’est long à mettre en pratique. 

Comment ça vous vous en doutiez? 

Franchement je vois pas ce qui a put vous mettre la puce à l’oreille. 

"- Oui, c'est exact, mon frère fait aussi partie du cirque. William Fleming. Il est arrivé un peu avant moi, je crois."

Bon bah la c’est clair, je pense qu’on a tous comprit, il veut pas en parler. 

Lynne n’avait pas eut la chance d’avoir une fratrie malgré son désir, loi de l’enfant unique oblige. Mais de ce qu’elle savait des relations fraternel, l’ignorance de Max renseignait encore plus que s’il avait répondu. Elle nota dans un soin de sa tête qu’il faudrait éviter de trop approfondir le sujet, il n’était pas question d’indisposer son hôte.

S’il vous plait, pouvez vous applaudir cette déduction de Lynne Lynn ! C’est pas tous les jours qu’elle est perspicace la minote! 

Ouais enfin ne rêvez pas trop, le tact de Lynne Lynn étant ce qu’il est, dans trente seconde elle posera une question indiscrète.

"- Mais en dehors de lui et moi, notre famille est plutôt normale. Pas d'artiste. Je pense que mes parents sont plutôt ouverts à l'idée d'avoir deux artistes et non des comptables ou des avocats comme enfant. En même temps, ce serait vraiment nul de leur part de nous empêcher de faire ce qui nous plait vraiment. J'ai bien essayé de faire des études mais j'ai fini par me rendre malade et tout plaquer pour devenir lanceur de couteaux. J'avoue que je me suis lancé très tard. J'avais 23 ans quand j'ai commencé à m'entraîner, Expliqua-t-il en faisant la moue. C'est pas aussi intéressant qu'on pourrait le croire finalement. Mais, pour être honnête, cela fait un moment qu'on ne s'est pas parlé. C'est très dur de reprendre contact après autant de temps. Bien sûr, je compte bien aller lui parler pour briser ce froid entre nous. Ce serait vraiment dommage d'être aussi proches et de ne pas discuter. »

Ouah....Le petit agneaux venait de parler plus en trois minutes que depuis le début de leur rencontre. Mais c’est qu’il commençait à se lâcher le petit ! Plutôt un point positif ! 

«Il est vrai que rien ne peut remplacer les liens du sang, et rien n’est plus attristant qu’une famille détruite." 


Elle se resservit une tasse de thé, en proposa à son invité avant d'enchainé avec son entrain coutumier. 


" Donc votre frère et vous êtes les seul artiste de la famille...Comme c’est rare une fratrie de gens d’art émergeant sans autre terreaux qu’eux même! Mon jeune ami vous êtes plein de surprises, mais je n’en attendais pas moins d’une personnage aussi délicate que vous. Osez se lancer dans l’art et la passion à un âge si avancé demande courage et dextérité ! A présent j’ai bon espoir qu’avec votre virtuosité vous pourrez vous essayer à d’autres domaines et y trouver du plaisir! Je serais ravies de vous initier à la calligraphie et aux vers! Je suis sur que vous serez brillant, en plus vous avez fait des études, votre culture doit être étendue. Vous savez, moi même j’aurais adoré suivre des études de lettres, mon père m’encourageait à suivre mes rêves, devenir peintre lettré, poète, écrivain. Cependant, ma mère ne tenait pas vraiment à ce que sa seule progéniture légale finisse je cite : Sur les routes à se nourrir d’aumônes. Une hérésie n'est ce pas! Elle n’avait pas notre sensibilité. Comparer l’art à du vagabondage alors qu’il s’agit de l’enivrement onirique et de l’élévation de l’âme!


Elle fit une mue scandalisée tout à fait théatrale. 


 "Enfin, quoi qu’il en fut, mon père n’a jamais su contrer ma mère, c’est elle qui eut le dernier mots. Elle m’a initié à la danse à mon plus jeune âge, apparement elle désespérait de trouver une matière ou j’eut un quelconque talent. Il faut dire que j’avais un niveau plus que modeste dans les matières du tronc commun, et ma prose était si évoluée que mes professeurs n’y étaient pas réceptifs. Même à l’école des arts dramatiques de Shanghai mes instituteurs et mes camarades y étaient hermétiques! Qu’il est dur d’ être victime d’une époque conformiste n’est ce pas? Vous avez du en souffrir vous aussi j’en suis sure! Mais j’y pense, vous faisiez des études en quel domaine? Comment votre esprit brillant fut il attiré par les lames? Ce n’est pas que cette discipline m’apparaisse moins méritante qu’une autre, croyez le bien, cependant il s’agit là d’une voix dangereuse qu’on emprunte que par dévotion. Je me demande si qui à pus vous séduire chez les couteaux... »
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MessageSujet: Re: Normal is boring   Jeu 15 Fév - 14:44

Normal is boring
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Max était bien d'accord avec sa collègue. C'était triste de voir une famille détruite. Malheureusement, la sienne risquait de l'être encore pendant un moment. Avec le suicide de sa petite-soeur, il ne voyait pas comment sa famille pourrait être réparée. Oh, il pensait bien à se rabibocher avec William et pouvoir ainsi profiter de repas lors des anniversaires et diverses fêtes avec le reste de la famille. Mais il savait qu'il y aurait toujours un vide que personne ne pourrait combler. Anna était partie et personne ne pouvait prendre sa place. C'était impossible. Et le pire, c'était qu'il avait l'impression d'avoir failli à sa mission de grand-frère. S'il n'était pas parti en internat pour ses études, peut-être aurait-il pu empêcher ça. Seulement, ce n'était pas avec des "si" qu'il allait changer le passé. Il se sentait responsable et rien ne pourrait lui retirer cette sensation.

Essayant de ne plus penser à tout ça, le lanceur de couteaux se concentra sur ce que lui racontait Lynne sur sa famille. C'était agréable de voir que sa collègue ne le questionnait pas plus sur son passé. Il n'aurait pas pu en parler. Les mots restaient coincés dans sa gorge. Il avait mis énormément de temps à se confier à Daniel. Il avait du mettre 5 ou 6 ans avant de lui avouer cette part d'ombre. Alors pour qu'il ose parler devant la jeune femme, il allait avoir besoin de temps. Mais si une amitié naissait et continuait, Max était persuadé qu'il finirait par lui se confier. Après tout, une amitié ne pouvait exister que si les deux personnes étaient honnêtes l'une envers l'autre. C'était la base.

Bien sûr, il accepta une nouvelle tasse de thé lorsque Lynne lui proposa de le resservir. Finalement, même s'il n'était pas fan du goût, il commençait à s'y habituer. Et puis ça passait bien avec la discussion. C'était agréable d'avoir une tasse chaude entre les doigts.

Lorsque Lynne changea la discussion, Max se sentit une nouvelle fois plus détendu et à l'aise. Même si la mort de sa soeur avait contribué à son parcours chaotique, elle n'en n'était pas responsable. Alors il pouvait très bien parler de ses études, sans avoir à évoquer Anna. Il n'aurait donc pas l'impression de marcher sur des oeufs alors que la conversation risquait de l'obliger à parler de ce passage de sa vie. Il pouvait rester détendu et serein.

"- Oh, c'est très simple. J'ai toujours été attiré par les spectacles et autres. En quittant le lycée, je me suis lancé dans une école des arts du spectacle. Et c'est quelques temps après mon entrée à l'école que je me suis mis en couple avec une fille qui m'a fait découvrir l'univers du cirque. On n'est pas restés ensemble bien longtemps mais on est restés amis et elle a continué de me guider. J'ai donc un peu tout testé pour voir. Et finalement, mon intérêt s'est porté pour le lancer de couteaux. La personne qui m'a pris sous son aile était tellement passionnée que c'était dur de ne pas être touché par ses paroles, ses démonstrations et ses enseignements."

À nouveau, Max avait des étoiles dans les yeux. N'importe qui pouvait lire en lui comme dans un livre ouvert. En même temps, il n'aimait pas se cacher. Il essayait juste de ne pas montrer quand il était trop triste, surtout quand ça avait un rapport avec son passé, pour ne pas inquiéter les autres. Bien sûr, même s'il faisait des efforts, il avait toujours un mal fou à vraiment cacher ses émotions. Il ne ferait pas un bon acteur. Et encore, sur scène, il s'en sortait pas trop mal. Par chance, jusqu'ici, il n'avait jamais eu de vrais incidents qui l'avait déstabilisé complètement. Il n'y avait que lors d'un entraînement que ça avait mal tourné et ça remontait à plusieurs années maintenant. Alors il allait devoir toucher du bois en espérant que ça continue ainsi.

"- Et puis pour être honnête, je suis une catastrophe ambulante. Je suis tellement maladroit que je me demande si quelqu'un peut être pire que moi en vrai ... Mais ça, c'est tout le temps, sauf quand je lance mes couteaux. Je perds soudainement, pour quelques instants, ce côté maladroit et je deviens vraiment doué, précis. Et c'est vraiment plaisant de ne pas être un danger public au moins pour un truc. Surtout que le lanceur de couteaux est une discipline dangereuse."

Max ne put s'empêcher de rire légèrement. Il sentait que ses explications n'avaient pas le moindre sens. C'était même complètement fou.

"- Ouais, je sais, c'est bizarre. Je suis bizarre. Mais c'est comme ça. Quand je lance mes couteaux, je ne fais pas de gaffe, alors qu'une fois que j'arrête de lancer, je deviens le roi des maladroits. Je n'ai jamais compris comment c'était possible. Mais je vais pas me plaindre. C'est vraiment pénible d'être maladroit."

Certains pensaient que ça lui donnait un petit charme, mais la plupart des personnes étaient rapidement agacé par ses gaffes. Ce n'était pas pratique pour draguer ou se faire des amis. Heureusement, il tombait souvent sur des personnes sympas avec qui il pouvait entretenir des relations simples d'amis, ou des coups d'un soir. En évitant de trop s'accrocher aux gens, il arrivait ainsi à limiter ses maladresses. Il n'avait pas envie de s'attacher aux autres si c'était pour les perdre comme il avait perdu Anna ou comme Eric, son ex, qui l'avait abandonné du jour au lendemain sans rien lui dire.



Never give up ~
Life is a circus ring with some moments more spectacular than others. (Janusc Korczak) ©️endlesslove.

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