Statistiques des groupes :
Ticket
Show :
Magican
hat :
Umbrella
of Funambule :
Meat
of Animals :
Candy
Clown :
1 7
5 3 4

Merci de privilégier les groupes en infériorité numérique ! ♥️
Statistiques des genres :
16 mâles / 8 femelles
Merci de privilégier les personnages féminins ♥️

Partagez | 
 

 Reject all your inhibitions (Daniel. H. - WTF)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
♦ Normal people scare me ♦
avatar
AVATAR : Daniel Radcliffe
PSEUDO : Thalia Bubble
CREDITS : Moi, Dieu tout puissant
TICKETS : 115
MEMBRE : 11/06/2017


MessageSujet: Reject all your inhibitions (Daniel. H. - WTF)   Ven 29 Sep - 12:17


Daniel Hammerstein & William T. Fleming

D'où venons-nous ? Où allons-nous ? J'ignore de la savoir. Mais ce que je n'ignore pas de le savoir, c'est que le bonheur est à deux doigts de tes pieds.


Oui….Non….Evidemment que je sais ce que je fais……Deux fois……Mais nan, par derrière….Joan, tu écoutes ce que je te dis, mon cœur ? Par derrière ! Sinon, ça ne peut pas marcher………………….Oui, oui………Non mais ma décision est prise, je dois prendre du temps pour moi, pour me ressourcer……Comment ça, c’est aberrent ? Ma chérie, l’aberration est juste une science du nihilisme de l’action sur le plan du pessimisme primal……………………………….Oui, je fais mes exercices tous les matins…..Chaton, c’est moi qui les ai inventé, tu ne vas pas me faire la leçon……………………….Tu me manques aussi mais souviens-toi de ce que je t’ai appris : le bonheur n’est qu’un arc-en-ciel fait des crachats de la vie et du soleil de ton âme, à toi de le peindre de mille couleurs et de le parcourir par arriver au but que tu t’es fixé…………………….Avec de la crème, c’est mieux………………Ma Sainte Lumière est sur toi et sur ta descendance prochaine. Au revoir.

Je raccroche avec un soupir de contentement, il n’est pas toujours facile de discuter avec Joan, l’assistante de mon assistant mais nous réussissons toujours à trouver un terrain d’entente. Ce n’est qu’une pauvre jeune fille stressée par la vie et qui peine à comprendre que je suis à la retraire. Enfin, une retraite plutôt, loin de la civilisation, de la gloire et de la foule, histoire de me recharger en énergies positives. Mon choix en a surpris plus d’un et je conçois qu’il soit difficile pour ces jeunes âmes de voir leur dieu, leur gourou du bonheur, les quitter pour des plaines moins vertes et plus froides. Sans berger, les brebis se sentent perdues mais je reviendrai bientôt les guider sur le chemin euphorisant de l’existence activement passive et lumineuse.

Ravi d’avoir évité une dispute, je chantonne en disposant mon espace de travail, je suis l’un des rares qui travaille à toute heure de la journée, drôle de Freaks me direz-vous, et si je veux pouvoir offrir, calme, joie et érections à mon public, il faut que je sois dans de bonnes dispositions. En attendant que quelqu’un vienne me voir, je mets une de mes compils de relaxation personnelle, faisant résonner « Wannabe » des Spice Girls autour de moi. Un peu d’encens pour l’atmosphère, je redresse les photos de lieux paisibles, de femmes nues sur des chevaux et de hamsters déguisés en cow-boy (celles-là, elles sont dans un coin particulier), essuie la poussière sur les statuettes de méditation à mon effigie.

J’aime assez la façon dont j’ai pu arranger mon espace, c’est à la fois zen et très moi. Pas de dédicace du Dallai Lama chez moi (d’ailleurs, faudrait que je réponde à son dernier mail, il voulait prendre rdv) mais beaucoup de représentations de choses qui mettent de bonne humeur comme des lapins, des girafes et des bananes. Très importantes les bananes. Evidemment, je n’ai pas pu me résoudre à me séparer de quelques posters de moi pour la promotion de mes DVD et ouvrages. Ils sont sous verre pour la plupart et j’invite qui le souhaite à se recueillir devant quand je dois m’absenter (pause pipi). Je prône la couleur et le sourire et surtout, le respect total des licornes. J’ai d’ailleurs monté une association de protection des licornes et vous êtes libre d’envoyer vos dons. Je parraine aussi une famille de pingouins mais là, je me perd dans du blabla sans intérêt.

Le sourire aux lèvres, je m’installe pour attendre, je suis d’excellente humeur et je sens qu’aujourd’hui, la joie illuminante et pure de ma personnalité divine saura aider de pauvres mortels à trouver leur voie dans l’hilarité. En un mot comme en mille, faites confiance à Ecstasy et pénétrez dans mon domaine sans crainte. De préférence maintenant parce que je n’aime pas trop attendre.

CREDITS IMAGES: ICI ○ CREDITS FICHE: ROMANE


❝ I belong to You❞
How much pain has cracked your soul? How much love would make you whole? You're my guiding lightning strike. I can't find the words to say. They're overdue. I've traveled half the world to say : I belong to you×
BY LIZZOU


Dernière édition par William T. Fleming le Sam 30 Sep - 10:37, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
♦ I'm in the dark ♦
avatar
AVATAR : Ben Whishaw
CREDITS : Le Grand Khan
TICKETS : 211
MEMBRE : 10/09/2017


MessageSujet: Re: Reject all your inhibitions (Daniel. H. - WTF)   Ven 29 Sep - 22:58

Reject all your inhibitions

Daniel & WTF

Aie. C’est le seul mot que je parviens à dire en me levant ce matin. J’ai mal aux cheveux. Très mal. Mal genre tondeuse à gazon sur mon cerveau qui ne laisse qu’un petit tas d’herbes coupées au fond du jardin. Sauf que je ne sens pas l’herbe, mon odeur se rapproche plus de celle du fumier. Pas étonnant, je suis rentré à 2 heures du matin et je me suis directement étalé sur le lit alors que je venais de vomir dans mes toilettes.
Alors que je tente de me lever, je trébuche sur ma tortionnaire de la veille : une bouteille de rhum vide.
-Arrête de me faire du mal objet du démon, lui dis-je en essayant de hurler avec pour seul résultat de produire un vague borborygme. J’ai du mal à croire qu’un tel son puisse même sortir de ma gorge. Je suis dans un sale état de merde. J’aurais peut-être pas du boire autant. En plus j’étais seul. Je suis pathétique. Et je parle comme Chewbacca. Je suis un Chewbacca pathétique. Pourquoi ai-je une fois de plus cédé aux avances de Bacchus quand j’aurais dû m’astreindre à une rigueur de moine bouddhiste ? Mais j’arrive plus à écrire. Et quand j’arrive plus à écrire je me sens mal. Et quand je me sens mal je bois.
Je me dirige d’un pas chancelant vers ma mini douche. En m’approchant je réalise que j’ai oublié de tirer la chasse hier soir. Génial, maintenant ma caravane pue le vomi. L’eau fraiche me redonne quelques capacités mais le mal de tête ne disparait pas. En me séchant je retrouve peu à peu mon état pré-alcool, la douleur au crâne en plus. Bravo Hammerstein, t’es content ? T’es vraiment qu’un con Hammerstein. Vas te faire foutre Hammerstein.
Après m’être servi un verre d’eau et une aspirine (il me faudrait une banane, c’est bon pour la gueule de bois les bananes), je m’installe en face de mon pc. Puis je le regarde comme si les mots allaient s’écrire tout seul. Ça ne marche pas évidemment. Page blanche, c’est la dèche totale. C’est limite si je ne me roule pas en boule par terre pour pleurer comme un bébé. Je déteste cette sensation d’impuissance.
Mais un regard vers la fenêtre au-dessus de mon bureau me redonne de l’espoir. Le ciel est bleu ! En Islande ! C’est la première fois qu’il fait aussi beau depuis qu’on est arrivé. La plupart du temps il fait juste gris. C’est nul le gris. C’est triste comme du porridge ou un rat mort ou la jupe d’une employée de bureau coincée entre un patron insupportable et un mari avec un balais dans le cul qui ne fait que la sauter le soir et qui ensuite ronfle. A cette pensée peut être un peu trop vivace, mon estomac se remet soudainement en marche et je file vomir. De toute façon ma caravane pue déjà le vomi alcoolisé. Ma vie est nulle, je suis un écrivain raté et c’était la dernière fois que je buvais de l’alcool. Comment ai-je pu penser que les choses allaient s’arranger ? A oui… le soleil. Comme un zombie face à un cerveau, j’ouvre la porte de ma caravane pour recevoir le doux rayon salvateur sur mon visage. A la place je me prends un courant d’air froid. Flute de zut de bordel de cul bordé de merde !!! J’aime pas l’Islande.
Mais une force obscure me pousse à sortir malgré tout. Je ne trouverais pas l’inspiration en restant chez moi de toute façon. Une fois dehors je m’emmitoufle dans un gros manteau et deux écharpes multicolores que j’ai tricoté. J’aime bien le tricot, j’en fais le soir en buvant ma tisane. Comme ça pas besoin de me faire chier à aller acheter des écharpes tout le temps vu que je les perds souvent dans le cirque. Avec j’ai certes l’air d’un petit tonneau coloré, mais au moins j’ai chaud.
Heureusement il n’y a pas encore beaucoup de monde dehors et je rase les tentes pour ne pas être reconnu. Je déteste parler quand j’ai la gueule de bois. Je ne suis certainement pas le seul à me bourrer la gueule au cirque, loin de la même, mais les autres le font rarement seul et même si j’assume, j’ai pas particulièrement envie de recevoir des invitations à des beuveries collectives. Terrifié à cette idée je manque de m’effondrer par terre. Ou alors c’est juste que j’ai envie de vomir.
En continuant à marcher au hasard je finis par me perdre. C’est le problème quand on déménage, il me faut toujours un temps d’adaptation. Et autant dire qu’avec le mal de crâne que je me tape, je ne suis pas près de retrouver mon chemin.
J’aime bien me perdre dans le cirque d’habitude, mais là c’est peut-être pas le meilleur moment. Finalement je m’arrête au centre du quartier des Freaks. Zut. Je suis vraiment paumé, y’a trop de tentes ici. Encore plus démoralisé je m’avance sans grandes convictions. De toute façon tout ce que j’écris est nul alors j’ai plus qu’à mourir ici. Ce genre de pensée n’est pas rassurante. « Allez Hammerstein , tu peux le faire » me dis-je pour moi-même. Et étrangement cette fois ça marche. Je me sens un peu mieux. Et plus j’avance, plus mon mal de tête se fait discret et plus mon esprit s’éclaircit. Comme si j’avais pris une bonne gorgée d’euphorie liquide. Et c’est une sensation extraordinaire. Soudain le ciel est plus bleu et j’ai presque envie de… mais oui pourquoi ne pas le faire… je souris ! Je suis en train de sourire ! Bordel ça fait du bien. Je souris je suis heureux !
Je m’arrête net, sans cesser de sourire. T’es un putain de génie Hammersteon. Ou quel que soit ton nom. Et t’es vraiment un type bien, j’aurais pas du te dire que t’étais un con. Nan t’inquiète Hammersteun je te pardonne ! Aha putain je m’aime ! Et j’aime la vie. Et cette tente est absolument magnifique et je dois absolument rentrer dedans. Mais avant je suis tellement content que je vomis une nouvelle fois et que je trébuche un peu plus loin. AHA c’est génial ! Rien n’a d’importance, soit heureux Hammersetin, tu le mérites tu es un grand écrivain. Je rentre d’un coup dans la tente colorée qui se dresse devant moi. C’est comme si quelque chose dedans m’appelait. Arrivé à l’intérieur j’éclate d’un grand rire. Bordel tout est tellement drôle. AHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA. J’ARRIVE PAS A M’ARRETER DE RIRE BORDEL.
Et devant moi se tient l’être le plus lumineux que j’ai jamais rencontré. J’ai envie de lui faire un câlin tellement il est beau. Merci mon dieu de m’avoir envoyé un ange.
Je m’avance vers lui et il me fait un sourire. J’aime cet homme. Alors je me jette dans ses bras sans cesser de rire.


DEV NERD GIRL



+ Mon coeur s'ouvre à ta voix
by northern lights .




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
♦ Normal people scare me ♦
avatar
AVATAR : Daniel Radcliffe
PSEUDO : Thalia Bubble
CREDITS : Moi, Dieu tout puissant
TICKETS : 115
MEMBRE : 11/06/2017


MessageSujet: Re: Reject all your inhibitions (Daniel. H. - WTF)   Sam 30 Sep - 11:36


Daniel Hammerstein & William T. Fleming

D'où venons-nous ? Où allons-nous ? J'ignore de la savoir. Mais ce que je n'ignore pas de le savoir, c'est que le bonheur est à deux doigts de tes pieds.


L’attente n’est heureusement pas longue car déjà, j’entends des pas près des tentures, une jeune âme perdue vient rechercher le réconfort apaisant de ma sainteté modeste mais géniale ? Je laisse cet inconnu poursuivre sa route jusqu’à moi, inutile de le presser ou de le brusquer, sur le chemin de la raison et de la connaissance, chaque pas a son importance. Enfin, un homme titubant mais déjà euphorique franchit les pans de ma tente et éclate d’un rire heureux. Cela fait toujours plaisir de voir arriver un nouveau fidèle, si ouvert à la pénétration de ma lumière divine et transcendantale. Parce que c’est bien ce que je cherche à faire avec chaque nouvelle âme : la pénétrer au plus profond pour y diffuser ma vérité et le bien-être euphorisant du bonheur sans tâche.

Le jeune homme continue de rire comme un enfant que l’on chatouille, je lis dans son regard que c’est comme une libération. L’hilarité et le froid au dehors font rosir ses joues qui prennent les teintes soutenues des derrière de chérubins qui jouent dans les nuages, de cette nudité qui rappelle celle de la poitrine opulente et puissante d’une Walkyrie dont les mamelles pointues s’agitent à chaque mouvement, en rythme avec sa chevelure d’une blondeur de blés ondoyant sous le soleil estival et doux de ma jeunesse.   Cette jeune âme semble plus âgée que je ne le suis mais un vieil homme peut être un enfant à l’intérieur tout comme un garçonnet peut cacher en lui les prémices d’un homme si l’on sait caresser son âme dans le sens adéquat. Son fou-rire fait voleter ses boucles désordonnées comme autant de ressorts sortis d’une mécanique complexe, leur noirceur de nuit miroitante invite à la contemplation d’un enfer intérieur dont la profondeur et la souplesse amènent des parfums d’ailleurs, me rappellent la chevelure sensuelle d’une danseuse d’Orient ou la toison abondante et virile du torse d’un éphèbe croisé à San Diego.

Face à ce nouvel être qui me semble un nourrisson ayant besoin de s’abreuver de ma lumière pour pouvoir subsister et regarder le monde avec de grands yeux curieux, j’ouvre les bras pour accueillir cet inconnu contre mon sein dans une étreinte rassurante et paternel comme vous êtes tous mes enfants. Viens te nourrir à ma mamelle, pauvre être, je te guiderai jusqu’à la terre promise et elle t’apparaîtra réconfortante et accueillante, peuplée de bananes et de girafes bleutées. Son rire continue de le secouer tout entier et je le serre un peu plus, apprécie qu’il se laisse aller ainsi dans l’euphorie. Il est important qu’il m’arrive nu car c’est dans la plus grande nudité que je peux mieux l’aider, que je peux faire vibrer en lui ses zones les plus intimes : son âme, son esprit, son cœur. Ma main caresse ses cheveux comme une mère le fait avec son enfant, se perdant dans la masse ébène comme avec ce fameux éphèbe de la Comic Con. Je le berce un peu, le laisse encore un peu rire, chaque chose en son temps.

Sois le bienvenu dans l’antre chaleureuse d’Ecstasy, gourou du bonheur et chanteur lyrique à ses heures.

Je me recule un peu pour le regarder dans les yeux, le pauvre ne peut plus s’arrêter de rire et cela commence à devenir fâcheux parce que s’il rit, il ne m’écoute qu’à moitié et je ne pourrais pas délivrer mon enseignement correctement. Comme je l’ai déjà dit, il me faut pénétrer au plus profond de son âme pour y laisser couler la science du bonheur et de l’euphorie afin que celle-ci ait le temps de germer et d’enfler en lui pour l’habiter. Mais en même temps, si j’en crois son haleine fétide et sa tenue approximative, cet homme s’est probablement perdu plus d’une fois dans les limbes de l’alcool. Il me faut donc être tout particulièrement gentil avec lui. Je lui offre donc mon accueil spécial « cas désespérés », caresse sa joue avec mon plus beau sourire et l’embrasse afin de lui souhaiter correctement la bienvenue. Peu de gens peuvent se vanter d’avoir rejoint mon culte par le baiser sacrément sacré et divin de la divine lumière lumineuse et euphorisante de l’euphorie éternellement éternelle. Et lui, pauvre petit homme perdu et délabré, je lui offre ce cadeau car je sens qu’il en a besoin. Plus rares encore sont ceux qui ont pu accéder au stade supérieur de l’euphorie ecstatique  en mêlant leur corps à mon enveloppe charnelle mais chaque chose en son temps.

Il me faut m’écarter un peu de lui, je le laisse reposer son âme après une telle rencontre avec ma divine personne, vais préparer un breuvage de ma composition sensé ouvrir l’esprit et aider cet homme à se calmer un peu (à ne pas confondre avec la boite mauve qui permet d’ouvrir les cuisses et de s’exciter un peu). Certains diraient que mon thé est planant, je préfère le terme de « délicieux ». Ma sainte lumière fonctionne si bien avec ce jeune homme que le thé sert juste à adoucir un peu sa fureur du bonheur. En d’autres termes, ça aide à se détendre et à planer un peu mais c’est pas hyper fort. Oui, il m’arrive de quitter mon rôle de Grand Gourou pour employer des termes mortels. Je lui tends une tasse remplie du liquide fumant et rose, m’installe confortablement et l’invite à faire de même.

Installe-toi mon enfant et parle-moi un peu de ta personne. Tu es dans le cocon bienveillant et caressant de ma divine lumière.


CREDITS IMAGES: ICI ○ CREDITS FICHE: ROMANE


❝ I belong to You❞
How much pain has cracked your soul? How much love would make you whole? You're my guiding lightning strike. I can't find the words to say. They're overdue. I've traveled half the world to say : I belong to you×
BY LIZZOU


Dernière édition par William T. Fleming le Lun 2 Oct - 8:56, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
♦ I'm in the dark ♦
avatar
AVATAR : Ben Whishaw
CREDITS : Le Grand Khan
TICKETS : 211
MEMBRE : 10/09/2017


MessageSujet: Re: Reject all your inhibitions (Daniel. H. - WTF)   Dim 1 Oct - 17:38

Reject all your inhibitions

Daniel & WTF

Je flotte dans un univers coloré comme une plume portée par le souffle de mon sauveur lumineux et le vent bleu acidulé de désir m’amène aux quatre coins d’un monde aux senteurs cristallines. Arrivé dans la prairie des milles champignons roses je suis accueilli par les lutins italiens du bonheur qui m’amènent dans leur village dans les arbres dorés parmi les fleurs de pavots aux bonbons et les herbes en chocolats, et mon font découvrir les bonheurs d’une existence confortable aux envies illimitées. Oui… je flotte, confortablement installé dans un fauteuil multicolore aussi moelleux que les fesses d’un chérubin doté de coussins en poils de cashmere. Et je sens sous mes doigts le doux tissu du voile bénéfique qui enveloppe mon sauveur. Ma tête sur son épaule me semble aussi légère qu’un ballon de poudre blanche gonflé à l’hélium. Je me sens tel Achille le héros reposant sur les genoux de Patrocle après un combat victorieux sauf qu’en plus je ne puis m’empêcher de rire.
-Sois le bienvenu dans l’antre chaleureuse d’Ecstasy, gourou du bonheur et chanteur lyrique à ses heures, me déclare mon Ange Euphorique en prenant mon menton dans Ses Mains pour me regarder.
Sa voix est comme les milles grelots des étoiles lors de leurs fêtes nocturnes. Et Cet Etre de Lumière m’accorde même un regard empli de douceur, comme s’Il pénétrait au plus profond de mon âme. Je me sens comme un enfant sur les genoux de sa mère et un instant j’ai l’idée folle de d’arracher les vêtements qui Le recouvre pour téter à Son Sein. Mais alors que cette idée me parait déjà bien osée, le Divin Ecstasy se penche vers ma bouche et je sens Ses Lèvres de satin se posées sur ma bouche indigne. Son baiser me remplit de honte par le grand honneur qu’Il me fait mais je ne puis m’empêcher de presser mon corps contre le Sien. Et étrangement ça me réveille un peu. Depuis quand est-ce que j’embrasse les types que j’ai rencontré il y a à peine 30 secondes ?... Oh, ça n’a pas d’importance ! Ce qui est important c’est que mon Ange m’a accordé un baiser et que la vie est belle. Je sens à peine Ses Bras me poser sur les coussins qui tapissent Son antre sacré, sans que je cesse de rire un seul instant. Mon hilarité baisse cependant quelques peu lors de l’absence momentanée de mon Hôte ; je ne ris presque plus mais je me sens bien. Et cette impression se renforce quand Ecstasy revient avec une tasse de ce qui semble être du thé. Chouette, j’adore le thé, et tout ce qu’il pourra me donner ne saura que me rendre plus heureux. En plus c’est du thé rose… J’adore le rose. Peut-être que Lui aussi ! Je pourrais Lui tricoter une écharpe rose en offrande ? Je me demande si un tel cadeau serait digne de Lui…
-Installe-toi mon enfant et parle-moi un peu de ta personne. Tu es dans le cocon bienveillant et caressant de ma divine lumière, me dit-Il en m’indiquant un point confortable ou m’asseoir à ses pieds et en me tendant la tasse.
Je m’empresse de Lui obéir et avale une longue gorgée de thé brûlant. C’est un délice malgré la chaleur qui emplit ma gorge et bientôt je sens mon corps se détendre. Je ne ris plus mais une sensation de contentement profond et légèrement planant m’envahit. Il y a bien longtemps que mon mal de tête s’est dissipé et le thé permet en plus d’adoucir mon haleine. Comme la chaleur commence à se faire sentir sous la tente, je retire mon manteau, mes écharpes et deux autres couches de tissus, et me retrouve habillé d’un simple pull à col roulé. Lui-même est vêtu d’une longue toge jaune et un voile d’un blanc immaculé couvre sa tête, mais il pourrait porter un sac poubelle que Sa Lumière n’en serait pas abaissée un seul instant. Je bois une autre gorgée de mon thé pour m’éclaircir les idées et répondre du mieux possible à mon Sauveur.
Quand pour la première fois je prends la parole devant Lui, j’ai la confortable certitude de le faire sans être jugé… nul besoin d’avoir honte quand on a conscience de son infériorité, c’est même un signe de modestie et de respect. Après une courte réflexion sur la bonne manière de m’adresser à Lui je réponds enfin :
-Comme vous, Oh Ange de l’Euphorie bienfaisante, je suis un habitant de ce cirque ! Mais mon rôle n’est pas aussi lumineux que le Vôtre ! Je suis une créature de l’ombre quand Vous existez dans la lumière de Votre propre Aura !  Je m’occupe des mises en scènes de plusieurs spectacles et j’écris à mes heures perdues.
A la pensée de mon état au moment de mon arrivée, je ne puis empêcher un mouvement de désespoir passager et j’appuie ma tête sur les genoux D’Ecstasy tout en encerclant Ses Jambes de mes bras.
-Oh Mon Ange… je crois que c’est le destin et la vision intérieur de votre lumière bienfaitrice qui m’ont amené ici car avant de vous rencontrer j’étais perdu, imbibé dans les limbes de la mauvaise Alcool et rendu fou de chagrin par la page blanche devant moi. J’ai du Talent, cris-je en levant des yeux pleins d’espérances vers Lui, mais le Talent n’est rien sans l’inspiration comme il ne peut y avoir d’amour sans une autre personne à aimer… et alors c’est la colère, le désespoir… oui sans Vous j’étais désespéré… mais maintenant que Vous êtes là…
Et je ne termine pas ma phrase pour Le regarder une nouvelle fois et m’enivrer de Lui. A cet instant Il est le plus Bel Homme que je n’ai jamais vu et je donnerais tout pour me blottir tout contre Lui et qu’Il me pénètre de tout Son Corps et de toute Sa Lumière. Et je vois au fond de ses yeux qu’il saura quoi faire… Mais avant j’ai moi aussi une question :
-Dites-moi Grand Gourou du Bonheur, comment est-il possible que Votre Divinité se soit égarée sur notre Terre… Que faites-Vous parmi nous pauvres mortels indignes de Votre Lumière?



DEV NERD GIRL



+ Mon coeur s'ouvre à ta voix
by northern lights .




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
♦ Normal people scare me ♦
avatar
AVATAR : Daniel Radcliffe
PSEUDO : Thalia Bubble
CREDITS : Moi, Dieu tout puissant
TICKETS : 115
MEMBRE : 11/06/2017


MessageSujet: Re: Reject all your inhibitions (Daniel. H. - WTF)   Lun 2 Oct - 11:28


Daniel Hammerstein & William T. Fleming

D'où venons-nous ? Où allons-nous ? J'ignore de la savoir. Mais ce que je n'ignore pas de le savoir, c'est que le bonheur est à deux doigts de tes pieds.


Après lui avoir tendu l’odorant breuvage de ma composition, je dispose mon enveloppe charnelle sur les coussins qui tapissent mon antre, veillant à ce que ma toge safran ne fasse pas de plis disgracieux. Vous seriez étonnés du nombre de gens qui souhaitent immortaliser leur rencontre avec moi au moyen d’un pinceau ou d’un appareil photo. Je me dois donc d’être toujours prêt, corps et âme, à offrir un peu de ma personne au commun des mortels. Nombreux sont ceux qui encadrent mon image et l’accrochent au-dessus de leur lit pour que même dans leur sommeil, je les inspire et les apaise de mon regard doux et bienveillant. Ce qui me fait penser à la dernière fois où j’ai posé pour un magazine, entièrement nu avec seulement une clochette de méditation, en deux jours, tous les exemplaires étaient vendus. Je me demande si je ne devrais pas m’en inspirer pour un prochain DVD. Mais je m’égare, j’ai décidé de laisser tout ceci derrière moi pour me consacrer aux jeunes âmes que je croiserai et justement, en voilà une charmante que je dois guider.

Le jeune homme s’installe à mes pieds, une attitude de dévotion rare que j’apprécie néanmoins. Rien que dans la façon dont il se tient, je devine combien il était important qu’il croise ma route, et je ne parle pas seulement de son allure d’alcoolique. Toute son attitude rappelle la biche craintive qui n’ose venir se nourrir au creux de ma paume de peur de me souiller de son animalité primitive. Les deux partagent la même silhouette gracile, les mêmes grands yeux éperdus qui ne demandent qu’à s’aveugler devant mon rayonnement divin. Et pourtant, et pourtant jeune âme innocente et pure, il ne faut pas me craindre, il suffit de m’aimer car je t’aime en retour pour ce que tu es et chaque fibre de mon corps grossit, se durcit et s’étend tant je ne suis qu’amour pour tout esprit dévoué qui cherche le réconfort. Comme la femelle timide qui courbe l’échine à la saison des amours, cet inconnu se met à nu devant moi, s’agenouille pour mieux être caressé, entier et vrai et je le reconnais comme mon fils car il comprend l’importance d’être simple car la simplicité réside dans l’alcôve bleue et jaune et mauve et insoupçonnée de nos rêveries.

La tasse fumante dans ses mains jette des ombres rosées sur son visage déjà plus calme, plus apaisé par le liquide bienheureux et relaxant tiré de la sève des moines népalais dont je me suis occupé il y a deux ans. Sève savamment bénie sous mes mains huilées tenant ce que certains nommeraient le bâton sacré d’Ecstasy, avant que cette sève ne soit mélangée à une décoction d’herbes et de fleurs dont je ne peux révéler la composition exacte car c’est une préparation longue et dure à produire. Ensuite, ce mélange repose dans des futs pendant huit lunes et je dors dans chacun d’eux à tour de rôle. Mais j’en ai déjà beaucoup trop dit sur mon breuvage et il me faut revenir à mon agneau. En de légers mouvements maladroits, il se dénude, rejetant au loin ces oripeaux matérialistes qui dissimulaient sa silhouette gracile, il me visite pour la première fois alors il n’enlèvera pas tout mais déjà, il se débarrasse un peu de ces armures textiles qui emprisonnent le corps et limitent la pénétration lumineuse et bienfaitrice du Soleil et de moi-même. Peut-être, un jour, sera-t-il un assez bon disciple pour revêtir la tunique des fidèles de mon culte, il a tout du jeune homme grec, il faut bien l’avouer et je sens mon amour grandir pour ce pauvre être en sentant sa gêne à parler devant moi. D’un geste lent et rassurant, j’ouvre les paumes et hoche la tête pour lui signifier qu’il peut s’exprimer sans crainte.

-Comme vous, Oh Ange de l’Euphorie bienfaisante, je suis un habitant de ce cirque ! Mais mon rôle n’est pas aussi lumineux que le Vôtre ! Je suis une créature de l’ombre quand Vous existez dans la lumière de Votre propre Aura ! Je m’occupe des mises en scènes de plusieurs spectacles et j’écris à mes heures perdues.

Ouh la, il est extrêmement sensible à ma divinité pour parler ainsi. Mais ça n’a rien de désagréable et l’on sent bien qu’il a un côté poète maudit. Mais en exalté, très mystique tout cela… L’idée qu’un écrivain soit venu de lui-même sous ma tête me remplit de joie car l’art des mots surpasse tout sur cette terre et je trouve que la magie de l’écrit est particulière. Je pose un regard bienveillant et sage sur lui, sourit pour lui montrer que je reconnais sa valeur et qu’il ne doit pas se dénigrer de la sorte.

C’est un rôle précieux que tu as, mon enfant, ne le rejette pas ainsi dans les méandres ténébreux et obscures d’un dénigrement passager mais mortel de tes passions. L’absolu ne doit pas être annihilé par l’illusoire précarité de tes amours et il te faut exprimer ta fonction avec fierté car elle emplit ton cœur de joie et le monde entier reconnaîtra que tu es grand car tu auras laminé tes rancœurs dialectiques.


Une ombre passe sur le visage délicat de ce jeune innocent et je sens qu’un trouble l’habite et le tourmente aussi violemment que les démons obscènes et terribles de la fiscalité française. Pour mieux dissimuler sa honte ou chercher du réconfort, l’inconnu enfouit sa tête contre mes genoux, enserre mes jambes de ses bras désespérés, comme un petit garçon qui craindrait l’orage. Cette attitude me touche et me remue au plus profond de moi-même, me rendant plus heureux encore et désireux de l’aider.

-Oh Mon Ange… je crois que c’est le destin et la vision intérieure de votre lumière bienfaitrice qui m’ont amené ici car avant de vous rencontrer j’étais perdu, imbibé dans les limbes de la mauvaise Alcool et rendu fou de chagrin par la page blanche devant moi. J’ai du Talent mais le Talent n’est rien sans l’inspiration comme il ne peut y avoir d’amour sans une autre personne à aimer… et alors c’est la colère, le désespoir… oui sans Vous j’étais désespéré… mais maintenant que Vous êtes là…

Son regard brillant d’émotion a quelque chose de déroutant comme un hamster qui vous fixerait derrière sa vitre, une graine dans les bajoues. J’apaise le flot de paroles d’un « chut » maternel, lève la main, paume ouverte en coulant sur le jeune écrivain le regard doux de celui qui sait tous les malheurs et toutes les peines et qui peut les apaiser. Mes doigts se glissent dans les boucles brunes de ce jeune fidèle, si petit encore, si frêle dans son âme qu’il faut encore le tenir pour l’aider à marcher sur le terrain boueux, glissant et vertigineux de l’existence humaine. Je sais ces choses-là, les affres de l’humanité et de la mortalité, de mon nuage bienheureux, je contemple ce peuple de fourmis qui trébuche, se perd et s’active. Je lui caresse les cheveux, effleure sa nuque pour y masser cette ligne sensible où réside l’un des points de vie et de bonheur. Peu connaissent son emplacement, mal employé, il peut être dangereux (nausée, paralysie, envie soudaine et incontrôlable de manger des endives….), c’est une science délicate et secrète que j’ai mis du temps à développer. Mais que cet embryon de lumière se rassure car sous mes mains divines, il ne craint rien. Je le couve du regard tout en passant mes doigts dans sa chevelure emmêlée par une vie d’errance spirituelle, il était temps qu’il croise ma route car désormais, il est en de bonnes mains. Mais c’est sûr qu’il part de loin avec son monceau de vêtements et son penchant pour l’alcool triste. L’alcool ne devrait jamais être triste, c’est la boisson des rires et des orgies.

Ne crains rien mon girafon, repose-toi en mon giron, je te soutiendrai dans tes épreuves et lorsque tu seras fatigué, tu pourras t'étendre sur une couche délicate et douce de plumes et d’amour car tu es mon enfant et je t’aime. Ton espoir n’est pas si désespéré, je sens en toi une flamme, un torrent qui ne demande qu’à être libéré, puissant et mais pas indomptable. Trouve comment libérer cette force, comment la dompter puis chevauche-la de toute la puissance de tes cuisses et mène-la où tu le souhaiteras. Tu as du Talent, cries-le haut et fort et le ciel te répondra en une pluie d’or pour féconder ton esprit et alimenter ta lanterne pour éclairer le monde par tes mots.

D’une main, je relève son visage pour croiser son regard, examiner ses prunelles claires pour voir s’il trouve un peu d’apaisement auprès de moi, son nouveau Dieu, son nouveau guide. Sûr qu’il a de la chance que je le fasse pas payer parce qu’il est super réceptif, ça fait plaisir un jeune fidèle comme ça. Faudra qu’il vienne souvent, il est beaucoup trop mignon et exalté pour que cette entrevue soit la seule. Faut qu’il évolue un peu dans le cycle des réincarnations uniques et transcendantales de mon culte personnel et ouvert à la luminescence des corps et de la fusion psychique et spirituelle.

Le bonheur est irréductible, mon précieux fidèle, ton errance prend fin ici-même. Laisse derrière toi l’alcool, la peine et tout ce qui t’enchaîne à ce monde, mets-toi à nu devant moi, ton divin sauveur, tu es un nouvel homme à présent et tout deviendra clair.

Pour donner un caractère un peu plus concret à mes paroles, je baise son front avec un sourire, continue de caresser sa nuque et sa joue sans le quitter des yeux, je veux qu’il se sente bien, dans un cocon de bonheur chaud et apaisant comme une couverture, un ventre ou une piscine de plumes de poussins. Mes yeux qui voient tout le contemplent pour ce qu’il est, un enfant perdu qui vient de trouver un foyer où son âme pourra grandir et s’épanouir dans le jardin fertile de mon univers.

-Dites-moi Grand Gourou du Bonheur, comment est-il possible que Votre Divinité se soit égarée sur notre Terre… Que faites-Vous parmi nous pauvres mortels indignes de Votre Lumière?

La question me fait sourire car elle demande des explications complexes et devant ce nourrisson, je me dois de trouver les mots les plus simples et les plus clairs qui soient pour qu’il comprenne au fond de lui ce que je suis mais aussi, pour qu’il ne prenne pas peur devant l’immensité de mon être. Non, c’est déjà trop tard pour cela, il a compris que je suis une puissance supérieure et divine dont il ne peut toucher qu’une enveloppe. Mais ce n’est pas grave, le nouveau-né est dans la même situation face à sa mère et pourtant, il passe les premiers temps de son existence mortelle à ne faire qu’un avec elle car au départ, ils faisaient partie d’un tout. Mon petit, tu t’es égaré bien longtemps loin de moi mais il n’est pas trop tard pour renouer ce lien, pour retourner en moi et ne faire qu’un dans mon cœur immense et bienveillant. Sache-le mon pingouin, pendant que tu calmes tes craintes sous mes caresses, je vivrai toujours en toi et toi en moi et nous ne formerons qu’un être en deux corps. Mais cependant, il me faut répondre à ta question, écarter un instant le voile brumeux de l’ignorance pour te laisser accéder à la Vérité pure et vraie. Mais attention, ne sois pas gourmand.

Je suis né comme toi, corps mortel et fragile d’ignorance sur cette terre pleine de pièges et d’obscurité. Mais très tôt, j’ai senti en moi grandir ma divinité, mon ascendant céleste qui m’a détaché de vous en même temps que je m’élevais vers mon trône de bienveillance. J’ai été choisi, mon fils, pour veiller sur vous, pour vous envelopper de la lumière euphorisante du bonheur et du bien-être, pour vous guider sur la voie périlleuse de la joie éternelle.


J’écarte les bras avec un sourire, regarde le jeune homme entre mes genoux en réajustant mon voile de blancheur immaculée sensé représenté ma pureté innommable et éternelle. Je le regarde de haut, le surplombant de ma puissance mais c’est pour mieux le rassurer ensuite, lui montrer que je suis à la fois grand et accessible.

Si tu le désires, je serai à la fois ton Dieu, ton père et ton frère et tu pourras te réfugier en moi pour trouver force et lumière lorsque les démons tentateurs et larmoyants du doute viendront te chercher. Tu seras protégé dans mon cœur flamboyant et chaleureux et tu deviendras mon enfant. Il te suffit de me dire « je le veux ». Mais j’y pense, je ne connais même pas ton nom.

Je ris doucement devant cet oubli, c'est vrai quoi, ce serait intéressant de savoir comment cet agneau à purifier se nomme, que je puisse l’appeler comme il se doit, tel le berger qui, au milieu de son troupeau, sait se faire entendre de chacun. Et puis, ce sera toujours utile si je le croise au sein du cirque. Faudra d'ailleurs que je lui glisse une de mes cartes de visite pour plus tard.

CREDITS IMAGES: ICI ○ CREDITS FICHE: ROMANE



❝ I belong to You❞
How much pain has cracked your soul? How much love would make you whole? You're my guiding lightning strike. I can't find the words to say. They're overdue. I've traveled half the world to say : I belong to you×
BY LIZZOU
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
♦ I'm in the dark ♦
avatar
AVATAR : Ben Whishaw
CREDITS : Le Grand Khan
TICKETS : 211
MEMBRE : 10/09/2017


MessageSujet: Re: Reject all your inhibitions (Daniel. H. - WTF)   Lun 2 Oct - 19:04

Reject all your inhibitions

Daniel & WTF

C’est étrange qu’un être aussi jeune que celui qui se tient devant moi puisse provoquer de telles sensations en mon sein. Et pourtant, lorsque Mon Ange glisse Ses mains dans mes cheveux je sens quelque chose se réveiller en mon âme et en mon corps. C’est comme s’Il provoquait une inspiration physique avant d’amener l’Idée, celle qui me délivrera de mon état de simple mortel et fera de moi un être supérieur par la force de mes écrits. Je n’ai pas l’habitude d’être attiré par des hommes aussi jeune qu’Ecstasy mais Il est au-dessus des simples considérations d’âges : Il a peut-être l’aspect d’un jeune homme au regard bleu, pénétrant et fleuri, mais tout en Lui respire l’aura d’un dieu aux origines millénaires. Et de toute façon, puis-je résumer mon attirance pour un être aussi supérieur que Lui à un simple désir physique ? Non, je suis comme le moine devant Bouddha, le disciple devant le Christ, la groupie devant Harry Styles… sauf qu’en plus grandit en moi le besoin de plus en plus urgent de lui grimper dessus et qu’il me possède pour que nous ne fassions plus qu’un et que j’explose dans un nuage de fumée jaune à paillettes.
Je constate avec soulagement que mes paroles semblent Lui plaire. Il me serait insupportable de déplaire à mon cher Ange. Il daigne même reconnaître une certaine valeur à mon métier.
-Ne crains rien mon girafon, repose-t’en mon giron, je te soutiendrai dans tes épreuves et lorsque tu seras fatigué, tu pourras t'étendre sur une couche délicate et douce de plumes et d’amour car tu es mon enfant et je t’aime. Ton espoir n’est pas si désespéré, je sens en toi une flamme, un torrent qui ne demande qu’à être libéré, puissant et mais pas indomptable. Trouve comment libérer cette force, comment la dompter puis chevauche-la de toute la puissance de tes cuisses et mène-la où tu le souhaiteras. Tu as du Talent, cries-le haut et fort et le ciel te répondra en une pluie d’or pour féconder ton esprit et alimenter ta lanterne pour éclairer le monde par tes mots.
Ses paroles sont si puissantes que je voudrais sortir mon carnet de la poche de mon manteau et tout noter mais en même temps je ne veux pas quitter les genoux du Bonheur. Et de toute façon il suffit qu’Il reprenne mon menton pour que toutes idées quittent mon esprit. Je souhaiterais ne jamais quitter l’état de profond contentement dans lequel je me trouve. Je suis car Il est là. Ecstasy continue :
-Le bonheur est irréductible, mon précieux fidèle, ton errance prend fin ici-même. Laisse derrière toi l’alcool, la peine et tout ce qui t’enchaîne à ce monde, mets-toi à nu devant moi, ton divin sauveur, tu es un nouvel homme à présent et tout deviendra clair.
Ses paroles atteignent le plus profond de mon esprit, portées par le vent extatique de la Toute-Puissance de Son esprit. Je ne peux retenir des larmes de joie : Je suis un bébé ! Un nudiste bavant avec des jambes en chapelet de saucisses ! Un nourrisson tout droit sorti de sa boite de chair et de sang ! Et si je suis un bébé alors mon Ange à raison, je dois me mettre à nu ici et maintenant. Mais d’abord… d’abord je dois écouter mon Gourou adoré. Une fois de plus je me rapproche de Lui et cette fois, viens m’installer sur ses genoux, la tête posée sur son épaule. A cet instant je pourrais mourir dans Ses bras sans regretter une seule seconde de partir. N’y a-t-il rien de plus beau que de s’éteindre après avoir découvert la raison de son existence. Oui, Ecstasy est peut-être ce qui me séparait du Sens. Comme Il me l’apprends de sa voix enchanteresse, Il est l’Elu, celui qui est resté sur Terre pour aider les pauvres mendiants de sens que nous sommes. Je n’ai jamais cru à aucune religion. Mais comment dire non, comment tourner le dos face à un Être tel que Lui ? Il me suffit de dire « Je le veux » … quelle perspective alléchante et facile… mais n’y a-t-il pas un piège ? Comment une telle chose pourrait être à ma portée ? J’ai dû être un être saint dans une autre vie… Un instant je m’aperçois en roi des Serpents faisant un pont de son corps pour que son peuple puisse traverse la rivière tumultueuse.
-Mais j’y pense, je ne connais même pas ton nom.
Je lève des yeux étonnés vers Lui. Serait-il possible que Mon beau Sauveur souhaite connaitre mon nom ? Je suis encore étonné de susciter de la curiosité chez Lui.
-Daniel est mon prénom Oh Ange de l’Extase, dis-je en me blottissant une nouvelle fois contre lui. Cela signifie « Dieu est mon juge » … c’est presque comme si Vous m’aviez donné ce nom Seigneur Ecstasy… car il n’y a que Vous qui puissiez me juger.
Pendant un moment je ne dis plus rien et me contente de respirer son odeur. Je finis également mon thé et me sent beaucoup plus calme que précédemment. Très détendu. Trop détendu ? Avec un soupir de contentement je laisse tomber ma tasse vide (c’est une magnifique tasse en forme de licorne… Il aime les licornes ? Une écharpe rose avec des licornes…) sur le sol, toujours assis sur Ses genoux. Waaaaaaaaaa…. Quel trip… y’avait quoi dans son thé ? Je ne sais pas mais… huhu… c’était bon. Je suis en… transe… je crois. Puiiiissssannnt… que puis-je offrir d’aussi beau à Mon Sauveur ? La réponse me vient comme amenée par la Muse bienveillante de l’inspiration. Mon Seigneur mérite une danse. Je m’extirpe avec difficultés du cocon de confort ou je suis pour m’avancer en tremblant vers une zone sans coussins.  Je dois danser pour Lui, comme les nymphes offraient leurs ébats à la vue de leur maître Dionysos. Et pourtant ma danse doit être innocente car je suis un nouvel homme. Il me faudrait une vie pour apprendre à danser comme un enfant mais peu importe : une vie c’est chaque seconde passée avec Lui.
Est-ce que je danse sur un morceau de Tchaïkovski ou bien sur de doux rêves et qui suis-je pour être en désaccord ? Ou est-ce Beyonce que j’entends ? Peu importe. Les yeux fermés je me laisse embarquer dans une transe profonde. L’Idée arrive. L’Idée c’est Lui. Lui est L’idée. Lui est. Je suis complètement parti.
Je ne suis plus dans un monde imaginaire peuplé de lutins, je suis dans l’abstrait, plus proche de Lui que je ne j’ai jamais été. Comme porté par ses précédentes paroles je commence à me déshabiller. Il mérite de me voir tel que peu importe qui m’a fait. Mes vêtements ne sont qu’un obstacle. Je sens mon Désir grandir en moi. Oui, je dois me mettre à nu. Et Danser. Ne pas s’arrêter. Je ne comprends pas comment Il me fait ça…



Dans le plus simple appareil je me tourne de nouveau vers Lui. Des larmes coulent en même temps que dégouline la joie dans l’ensemble de mon cerveau. L’Art et La Nudité ne font plus qu’un. Sans me rendre compte je me rapproche une fois de plus de Lui. Cette fois je me laisse tomber de tout mon long sur ses genoux, la tête dans le vide. D’une main je cherche Son cou et Son visage que je caresse. Dans un même élan de reconnaissance et de volupté je murmure :
-Je le veux…




DEV NERD GIRL



+ Mon coeur s'ouvre à ta voix
by northern lights .




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
♦ Normal people scare me ♦
avatar
AVATAR : Daniel Radcliffe
PSEUDO : Thalia Bubble
CREDITS : Moi, Dieu tout puissant
TICKETS : 115
MEMBRE : 11/06/2017


MessageSujet: Re: Reject all your inhibitions (Daniel. H. - WTF)   Mar 3 Oct - 19:29


Daniel Hammerstein & William T. Fleming

D'où venons-nous ? Où allons-nous ? J'ignore de la savoir. Mais ce que je n'ignore pas de le savoir, c'est que le bonheur est à deux doigts de tes pieds.


Sur les joues roses et fines du bel inconnu coulent les larmes parfaites et sublimes d’un bonheur béatifiant. Pleure mon enfant, laisse couler sur tout ton être cette eau purificatrice qui emporte au loin tes tourments et tes doutes, elle lave ton visage de sa honte et de la ténébrouillante et désastreuse mortalité vulgaire de ton passé d’ignorant. Jamais tu ne pleureras de plus belle façon car ce sont des gouttes de joie qui inondent ta chair car enfin tes yeux s’ouvrent, pour la première fois de leur vie, sur la Vérité pure et vierge, le brouillard s’efface en gouttelettes et je m’en réjouis. Le jeune homme contemple, rosi d’émotion, vient se lover contre moi, enfouit sa tête sur mon épaule. Le poids de son corps n’est rien car dans ma divine irréalité, je ne ressens qu’à demi la masse de l’humanité (et ça va, il ne pèse pas trop lourd). Calme et bienveillant, je le laisse s’installer à son aise sur ma toge solaire, ramène un bras autour de ses épaules pour qu’il sente que cette étreinte est partagée et qu’il est le bienvenu en moi et contre moi. C’est assez agréable de voir un homme aussi investi et heureux de me rencontrer, je tenais à le dire parce que c’est assez rare. C’est même la première fois que quelqu’un est aussi fortement exalté et ce n’est pas pour me déplaire, au contraire. Ce rire d’enfant, cette innocence et ce désir profond de se repentir pour une vie d’errance, tout cela me touche. Jeune poète à l’haleine avinée et aux mots fuyants, repose ta tête en paix et dis-moi ton nom.

Ma question qui est pourtant loin d’être idiote provoque un grand étonnement chez mon doux agneau qui arrondit des yeux comme des billes en me regardant. On perçoit à peine ses iris tant la pupille est dilatée d’euphorie et d’adoration et cela me remplit de joie car cet œil si noir représente une nuit que je vais bientôt emplir de ma lumière, cette obscurité n’est pas mauvaise mais le signe d’un vide que je comblerai bientôt, comme avant d’être ciel, terre et lumière, notre monde n’était qu’un Chaos ténébreux et profond. Ses grands yeux sont les miroirs d’une âme où tout s’efface pour mieux reprendre dans un nouvel élan transcendantale et merveilleux de joie intemporelle et organique, une toile vierge que je peindrais des mille couleurs de la Foi et de la béatitude.

-Daniel est mon prénom Oh Ange de l’Extase. Cela signifie « Dieu est mon juge » … c’est presque comme si Vous m’aviez donné ce nom Seigneur Ecstasy… car il n’y a que Vous qui puissiez me juger.

 Un rire m’échappe, ça pour une coïncidence…je le voyais bien s’appeler Jean-Baptiste ou Ben mais Daniel, c’est superbe. Je décide d’en jouer un peu parce que mine de rien, il a l’air de croire que je suis vraiment un dieu (ça m’arrive aussi de temps en temps) et il serait dommage de le détromper. Rien que parce que c’est superbement flatteur et puis, ça pourrait potentiellement être vrai.

C’est possible car tu es mon enfant, Daniel, le plus précieux de tous et comme un père et un Dieu, je poserai sur toi mon jugement mais avant tout, ma bonté et ma bienveillance.

C’est vrai que c’est très joli comme prénom, la sonorité est douce et la signification assez adéquate dans ce contexte. D’une main douce, je caresse le bras de mon disciple tout en le berçant, sent sa respiration apaisée contre mon torse, ses boucles me chatouillant le cou sans que cela soit gênant. Etrange comme cet homme, visiblement adulte, peut devenir un petit garçon sous mes doigts, réclamant de la chaleur et du réconfort. C’est un être fragile qui est installé sur mes genoux, petit et faible, encore aveugle il y a peu et qui ne sait comment interpréter la divine réalité qu’il voit. Pauvre ignorant frappé de plein fouet par l’immensité du Bonheur pur et délicat d’une existence rêvée mais réelle, idylliquement convexe que j’offre dans ma grande générosité...

Daniel s’écarte un instant de moi et je me demande s’il n’a pas brusquement pris peur, cela peut arriver, devant tout cet univers aux portes duquel il se trouve. Pour ne pas le brusquer, je reste immobile, posant simplement les mains sur mes genoux et fixant sur lui un regard pénétrant mais qui ne juge pas. J’attends de savoir s’il est prêt, s’il va fuir pour mieux revenir ou s’agenouiller pour confesser quelque péché. Mais non, nul besoin pour lui d’exposer plus longtemps son passé de trouble, aucun doute ne l’habite visiblement et il semble prêt à avancer sur la route sinueuse et bariolée de la Vie, telle la route de céréales ou l’A14 de la Joie ultime. Le jeune écrivain ôte une à une les dernières couches de mortalité oppressante et dégradante que la société pudique, inculte et infertile lui imposait. Il n’y a plus de gêne dans son regard, simplement de la détermination car il sait que ce qu’il fait est bon. Sa chair blanche apparaît nue sous la lueur tamisée de ma tente et je croise les jambes pour dissimuler la pointe de bonheur qui saillit à la vue de tant de dévotion. Il est magnifique dans sa pureté charnelle, pâle et brun, enfant et homme, tout entier tourné vers Dieu.

Son corps enfin libéré s’étend sur moi avec volupté et abandon, sa main pieuse recherche le contact de ma peau apaisante et divinement douce (je me rase de très très près), ses yeux se tournent vers moi, brillant de larmes mystiques qui dévalent ses joues comme deux rivières de joie dont je baise l’eau à la source, déposant sur ces paupières une pression de bénédiction. Il me semble que nous formons une Piéta d’un nouveau genre, bien plus belle et plus vibrante que celle taillée dans le marbre froid et immaculée du statique. Non, nous sommes une statue vivante, humaine, de chair et de chaleur.

-Je le veux…

Alors il te faut renaître mon fils, naître dans un nouveau monde, celui de l’Euphorie pur et de la Joie éternellement lumineuse.

Je lui souris en glissant une main sous sa tête pour la soutenir, l’installer plus confortablement contre moi parce que s’il attrape des courbatures, il sera moins enjoué. Ses boucles au creux de mon coude, une main sur sa hanche, je me sens Mère, prête à offrir son mamelon nourricier à l’enfant qui vient de surgir de ses entrailles. Bientôt mon hamster, je t’abreuverai du lait riche et rose du bonheur pour que tu puisses grandir auprès de moi sous ma lumière scintillante. Ce qui me fait penser que j’ai beaucoup de choses à préparer. Que c’est excitant, j’ai presque envie d’applaudir tant je suis heureux, si ma joie était une aura, elle serait d’un jaune intense et jaillirait à travers la tente. Mes voisins vont passer une bonne journée. Je coule un regard vers le jeune homme dans mes bras, caresse ses cheveux et parle à voix basse pour qu’il comprenne que commence ici le mystère dans son sens originel : ce qui ne peut être dit.

Si nous avions plus de temps - mais qu’est-ce que le Temps si ce n’est une continuité de conjonctions d’évènements précaires et éphémères rassemblés dans la coupelle giroscopique et dansante d’une connectivité abusive de l’apparent désarroi de l’existence terrestrement limitée ?- je t’emmènerais dans ma maison de méditation, cachée entre les montagnes et les bois apaisants de l’éternité, et je t’initierais au rituel de naissance ancestrale où tu serais paré du pagne brodé des disciples et où tu prendrais le bain de la purification. On te peindrait le corps des couleurs de l'Extraordinaire Contentement physique et spirituel et tu mangerais le biscuit sacré de la Vie en chantant la gloire de notre culte. Malheureusement, cela n’est pas possible.

Je sens le désespoir grimper dans le cœur de Daniel comme une araignée vicieuse prête à percer son organe de ses mandibules acérées pour y déverser un noir venin de désespoir douloureusement glaçant. Non mon opossum, ne sombre pas dans la souffrance et la folie, je ne t'abandonne pas. Je m’empresse de poser un index sur ses lèvres avant qu’il ne proteste, voit ses grands yeux de biche se remplir de larmes bien moins belles et joyeuses que précédemment.

Chut…ne t’inquiète pas. Nous allons accomplir le rituel ici-même, sous cette tente et je m’occuperai personnellement de toi.

Ca va me demander pas mal d’improvisation, c’est certain. Ma tente n’est conçue que pour des consultations courtes, en général, mes clients repartent avec une pierre ou une fleur «chargée de bonheur » qui finit par perdre son éclat ou se faner au bout d’une petite semaine, signe qu’il faut revenir me voir. Ca marche presque à chaque fois, les gens ont tellement peur du manque.... Je n’ai pas le matériel pour un tel rituel mais ça ne veut pas dire que je vais laisser ce pauvre être totalement démuni maintenant qu’il est nu comme un nouveau-né et prêt à entrer en moi. Dans mon culte.
Avec une dernière caresse, je demande à mon jeune fidèle de se mettre à genoux  sur les tapis moelleux, lui sourit en me levant pour aller allumer de l’encens, plein d’encens, l’encens, c’est la vie. Il me faut de la musique méditative mais pas n’importe laquelle, je ne peux pas mettre des petits tambourins et des clochettes bouddhistes en fond sonore pendant que je fais naître ce nouveau disciple. Heureusement, je promène toujours avec moi une playlist de mon cru. Scorpions, Barry White, c’est beaucoup plus approprié. Une fois cela fait, je reviens auprès de Daniel, ma toge bruissant sur la surface pelucheuse et colorée, lui tend une plume de paon du plus bel effet.

J’aimerais, mon doux petit faon, que tu te tapes doucement le front et les épaules avec ceci en disant haut et fort que désormais, tu deviens mon fils, le fils du Bonheur. Pendant ce temps, je vais enfiler quelque chose de plus confortable et de circonstance.


Après l’avoir regardé faire un petit moment, je m’éclipse donc pour laisser tomber ma toge solaire et mon voile immaculée, remplace ce dernier par une couronne de feuilles dorées avant d’enfiler un manteau de cérémonie (il est tellement beau que je l’emporte partout. Et puis, c’est un cadeau des moines bouddhistes de Bretagne alors j’y tiens). Mon divin palpitant bat fort, l’idée de bénir un nouveau fidèle m’émoustille fortement et je mets du cœur à l’ouvrage, jette un coup d’œil pour voir si Daniel est investi dans sa tâche.

Reprenant une tradition aborigène, il faut purifier le nouveau-né avec de la fumée d’eucalyptus. Je ne suis pas sûr d’avoir la feuille pure alors je récupère un mélange d’herbes de méditation qui a déjà fait ses preuves et les regarde se consumer avant de disposer le brûloir (j’ai récupéré ça dans une église galloise) près de l’écrivain. Une douce odeur s’échappe du nuage bleutée ce qui me satisfait fortement, pour de l’improvisation, je me débrouille plutôt bien, ça ressemble aux cérémonies habituelles. Ma superbe enveloppe charnelle revient auprès du metteur en scène, récupère la plume de paon et relève son menton pour le regarder et le féliciter car pour le moment, il est sage comme une image. Qu'Est-ce qu'il est mignon...

Très bien, par ce geste, tu as ôté de ton esprit et de tes épaules, le poids de ton passé d’errance. A présent, tu peux goûter au biscuit sacré de l’Euphorie.

Je glisse entre ses lèvres son Ostie, un BN vanille béni par mes soins, et lui caresse la tête d’un geste paternel avant de lui prendre la main pour le relever. Son enveloppe mortelle est plus haute que la mienne et cela me fait sourire car ce décalage vertical n’enlève pas l’impression que je suis bien plus élevé, le regardant depuis mon nuage de béatification sereine. Arrive l’étape la plus importante de toute cette initiation, de tout ce rite de naissance. Normalement, on fait cela avec de l’huile de lilas et du safran en Inde mais comme je n’ai ni l’un ni l’autre, je vais aviser.
Doucement, je guide l’innocent vers les coussins, le fait s’étendre, baignant toujours dans la fumée bleue de la purification. Son corps blanc et nu me rappelle le pelage immaculé des génisses offertes à Zeus lors des sacrifices, je l’effleure du bout de l’index en regardant le visage de Daniel, murmure doucement en fixant ses yeux extasiés.

Reste le moment le plus important de cette cérémonie de naissance. Normalement, ce sont les autres fidèles qui s’en chargent mais en leur absence, c’est ton Dieu lui-même qui va accomplir les gestes sacrés. Ferme les yeux, vide ton esprit, il est temps d’ouvrir ton corps à la pénétration de la divine lumière éclatante de la volupté spirituelle et éternelle de ma bienveillante et irradiante Euphorie.

Pas sûr que ce soit très traditionnel, mais au moins ça sent divinement bon, je plonge mes mains dans un mélange d’huile de monoï et de lait hydratant à l’amande, cela constituera un bain plus que convenable pour ce fidèle extatique. Après tout, le lait est employé au Kenya alors je ne suis pas très loin de la vérité mystique et traditionnelle des Masaïs. Je pourrais coupler cette partie du rituel avec la suivante mais je sens que ce jeune poète a besoin de ressentir chaque instant pour se considérer comme un vrai fidèle, un vrai membre du culte. J'espère qu'il est honoré que je m'occupe moi-même de son initiation, c'est si rare. Mais les initiations sont rares tout court, la majorité de mes fans et fidèles le sont à un niveau moins élevé, ils sont moins exaltés et ça m'arrange. Qui aurait envie qu'une foule vous adore comme un véritable dieu ? Il y a de quoi finir en pièces !

Toujours est-il que je commence par bénir ses jambes, enduisant tous ses membres avec délicatesse comme une mère qui masserait son enfant avant le coucher. Sous mes doigts lumineux, je sens les membres détendus ou durcis en fonction de là où je passe. Lentement, je remonte le long de ses cuisses, parcourt ses hanches en me retenant pour ne pas consommer tout de suite sa dévotion.  J’assouvis peut-être un tout petit fantasme, huiler, je trouve ça extrêmement enthousiasmant mais je n’ai plus eu l’occasion de faire ça ces derniers temps. Je réserve ce genre de moment à des gens vraiment importants et spéciaux.  Même si ici, il s’agit vraiment un rire de passage et non d’un préliminaire (quoique, qui sait ?) Néanmoins, je m'attarde un peu, prend mon temps jusqu'à ce que l'entièreté de son être embaume l'amande et le monoï. Bienvenue dans mon univers de bien-être et de douceur, mon petit phoque. Tout son corps est à présent souple et brillant. La fumée crée des ombres et confère à sa silhouette des lueurs lunaires, peut-être qu’il expose sa lumière intérieure, je ne suis pas le seul à en avoir une, c’est juste que je suis l’équivalent du soleil et lui, d’une petite chandelle.

Le bain t'ayant été donné, ton corps est neuf, pur et ouvert à l'épanouissant Bonheur étincelant.  Reste à activer tes points de vie et tu seras fin prêt.

D’un geste théâtral, j’écarte les bras en croix, paumes ouvertes vers le plafond de la tente, histoire de bien montrer qu’il s’agit d’un rite mystique et non d’une séance chez l’esthéticienne, ce qui serait extrêmement fâcheux comme malentendu. Près de moi se trouve un petit pot rempli d’une substance pailletée d’or, une autre de mes trouvailles géniales dont je gratifie mes fans les plus fervents lors des séances privées. On pourrait dire que les points de vie se rapprochent des chakras, il y a ça comme idée mais j’admets ne plus très bien savoir où sont censés être les-dits chakras. En tout cas, les miens fonctionnent à merveille et chaque point de vie a sa fonction (excitation sexuelle, apaisement des troubles du côlon, vidage de l'esprit, amélioration de la circulation sanguine, fertilité...) même si je suis le seul à savoir les manier correctement.

La plante des pieds reste un classique, juste pour le plaisir de voir qui est chatouilleux et puis ça aide à faire circuler le sang selon un prêtre thaïlandais que j’ai croisé à Berlin alors je commence par là. J’aime bien voir les paillettes se coller sur la peau nue, comme si je lui offrais un peu de ma divine lumière à emporter chez lui, je lui collerai au corps pendant une ou deux douches, c’est un beau cadeau. Je remonte vers son aine, y fait glisser mes pouces en me mordant la lèvre  parce que c’est une zone extrêmement tentatrice vu là où se trouve mon visage.  Heureusement, j’ai appris à rester maître de moi et je continue mon parcours vers le haut, passe par le nombril pour arriver au cœur, là aussi, c’est un grand classique. J’y reste un petit instant pour en sentir les battements, ému comme s’il s’agissait réellement d’un nourrisson. C’est étrange ce sentiment en moi, je ne suis pas de ceux qui cachent leur émoi mais je suis partagé entre un amour tout maternel et des pulsions plus animales. Toute la magie d’être un Dieu et un gourou réside ici, entre le Corps divin et le corps mortel.

Je demande à Daniel de se retourner sur le ventre et finit par tracer le long de son dos la ligne de vie, le chemin initiatique du Bonheur et de la Jouissance qui débute à la racine des cheveux, point dont j’ai déjà parlé précédemment, pour se poursuivre jusqu’au creux des reins. C'est un tracé lent et délicat car la ligne doit être parfaitement continue. Je dessine donc une route de briques jaunes sur cette surface pâle, négatif de la toile vierge dans ses prunelles exaltées. Pour faire pénétrer mon enseignement en profondeur, je masse délicatement le long de ses vertèbres jusqu'à ce que l'huile se fonde dans la peau douce, m'amuse à revenir à sa nuque sur laquelle je m'attarde, y dépose un baiser rapide, ça m'a échappé.

Je reste un instant à admirer ce sinueux ruisseau d’or avant d’inviter mon tout nouveau fidèle à s’asseoir, le regarde avec tendresse en apposant un ultime point doré sur son front, une main sur sa joue. Pour faire bonne mesure, je l’embrasse avec peut-être plus d’avidité qu’il n’est permis normalement, histoire de sceller cette cérémonie de façon particulière. Sauf erreur de ma part, les vassaux et leur seigneur faisait de même pour symboliser leur accord. J'aime être celui qui donne, je suis un dieu généreux, toujours prêt pour un don de ma personne et conclure ce pacte, cette allégeance, ce lien, par un baiser langoureux me semble tout à fait parfait.

Mon enfant, tu nais aujourd’hui comme mon disciple le plus intime. Ouvre les yeux, Daniel l’opalescent.

CREDITS IMAGES: ICI ○ CREDITS FICHE: ROMANE


❝ I belong to You❞
How much pain has cracked your soul? How much love would make you whole? You're my guiding lightning strike. I can't find the words to say. They're overdue. I've traveled half the world to say : I belong to you×
BY LIZZOU


Dernière édition par William T. Fleming le Ven 6 Oct - 17:40, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
♦ I'm in the dark ♦
avatar
AVATAR : Ben Whishaw
CREDITS : Le Grand Khan
TICKETS : 211
MEMBRE : 10/09/2017


MessageSujet: Re: Reject all your inhibitions (Daniel. H. - WTF)   Jeu 5 Oct - 20:47

Reject all your inhibitions

Daniel & WTF

Alors il te faut renaître mon fils, naître dans un nouveau monde, celui de l’Euphorie pur et de la Joie éternellement lumineuse.
Je n’ai jamais vécu et ne pensais jamais vivre ce qui est entrain de m’arriver. Quelque part au fond de moi un autre Daniel est entrain de hurler parce que la situation est absurde mais 99% de mon être souhaite ne jamais quitter les genoux sur lesquels je me trouve. J’ai l’impression d’être hypnotisé, je sais ce que je fais mais je ne contrôle plus rien. Tout est naturel et pourtant j’ai la vague impression qu’une fois réveillé tout me semblera honteux. Mais rien ni personne ne pourra m’empêcher de continuer sur cette voix, pas même moi. Mon corps et mon esprit ne m’appartienne plus, ils sont la création d'Ecstasy qui me les a rendues pour que je puisse vivre et à qui j’en refais le don aujourd’hui. Tout est normal et naturel. La lumière que je vois à travers les toiles qui forment la tente est la lumière qu’IL a créé tout comme les coussins sur lesquels Il est assis ne peuvent être que son œuvre. Je découvre à quel point il est confortable de se laisser aller et de ne plus être responsable de son propre destin, ou plutôt de l’être mais de savoir qu’un Être infiniment supérieur et bon vous porte. Mais plus que tout, ce qui me rend heureux c’est que j’entrevoie l’Idée. Celle qui me manquait. Celle sur laquelle j’ai presque mis le doigt chez Phoenix sans pouvoir encore l’atteindre. Tout était la et je n’ai rien vu alors que l’Idée était la plus simple du monde et nécessitait simplement ma perte de contrôle. L’inspiration ne devrait pas venir de mon environnement, l’inspiration Est mon environnement. Pourquoi partir d’un objet, d’une personne, d’un décor ? Pourquoi ne pas partir de tout en même temps ?
Ecstasy me sourit et glisse Sa main sous ma tête. Il me parle de sa maison de méditation et de ma renaissance et de pagnes brodés et de bain de la purification mais j’avoue que Ses paroles traversent quelques peu mon esprit sans s’arrêter car l’Idée est de plus en plus forte. Ce ne sera pas un roman.
Soudain Il parle d’impossible. Aussitôt l’Idée disparaît et la tristesse envahit mon cœur. Rien ne peut être impossible, c’est impossible ! Heureusement Mon Ange Lumineux pose un index sur ma bouche et me rassure :
-Chut…ne t’inquiète pas. Nous allons accomplir le rituel ici-même, sous cette tente et je m’occuperai personnellement de toi.  
Je respire. Le rituel aura lieu. J’ai l’impression que plus je serais proche de Lui, plus l’Idée refera surface. Il me demande de me mettre à genoux et Se lève pour aller chercher ce dont il a je suppose besoin pour le rituel. Je n’ai pas peur, je sais que Mon Seigneur ne me fera jamais de mal. J’ai hâte. Je Le regarde avec adoration allumer de l’encens un peu partout et mettre de la musique. Je ne suis même pas surpris quand retentit les accords de guitares singuliers du groupe Scorpions. Tout est normal et naturel. Puis Il revient vers moi, toujours enveloppé dans sa magnifique toge et me tend une plume de paon en me demande de m’en servir pour me taper le front et les épaules en clamant ma nouvelle identité. je lui obéis et commence à psalmodier au rythme de Still Loving you:
-Time, yes, it’s time, to come back to life again
I’m a new man… I’m a new son…
Love, only love,
Can make Ecstasy come to me
And I love him… And I love him
Dark, In the Dark, I was consumed by my demons, but I know today, there’s no other way
The son… yes, a son… of happiness today is born, I’m here today, there’s no other ways
I’m going again, all the way from the start
I don’t want to change, I just want a new heart
It will come to me, Ideas, and inspiration
Now there’s really a chance… to start once again… with Ecstasy….
Et je continue, bienheureux, à chanter en attendant que Mon Ange me dise de m’arrêter. C’est assez agréable. Je chante un peu vu que j’écris des comédies musicales alors j’ose espérer que mon chant ne Le dérange pas trop… Quand Il revient il ne porte pas sa toge jaune et son voile blanc mais un magnifique manteau de cérémonie brodé de décors au fil d'or. Il me reprend la plume me dit en me tenant le menton :
-Très bien, par ce geste, tu as ôté de ton esprit et de tes épaules, le poids de ton passé d’errance. A présent, tu peux goûter au biscuit sacré de l’Euphorie.
Je sens l’approbation dans Sa voix ce qui me remplit d’euphorie.
Il me glisse alors un biscuit sacré dans la bouche et j’oublie même que les BN qui ne sont pas au chocolat sont une hérésie. L’Idée est revenue. Ce sera une comédie musicale. Bien sûr que ce sera une comédie musicale, mon but dans la vie est d’en écrire une.
Ecstasy me relève et je remarque qu’une fumée bleutée flotte maintenant dans la tente. Je suis calme et pourtant mon esprit est tellement heureux qu’il pourrait exploser à tout moment. Tout est normal et naturel. C’est presque dans un rêve que je m’allonge sur d’autres coussins. Je suis aussi nu et aussi bien qu’un nouveau-né. Ecstasy n’a jamais été aussi beau. l'Inspiration est Lui sont liées désormais, et je L'aime encore plus qu'avant. Je sens que nous approchons d’un moment crucial car Il se penche vers moi en me caressant le haut du torse. Je suis parcouru de frissons alors qu’il me murmure que ma renaissance est proche. Et c’est par les mains de mon Dieu lui-même que je vais renaître... quel honneur et quelle joie Il me fait! L’Idée se précise. Ce sera sur le cirque. Je suis un idiot de ne prendre que ce qui m’intéresse ici, tout ce cirque est un sujet en soi, pourquoi n’ait j’aimais écrit sur lui ?
Mais mon cerveau se déconnecte quand je sens les mains huilées d’Ecstasy commencer à parcourir mon corps. Si j’ai aussi peur de me blesser c’est aussi parce que j’ai un épiderme assez… sensible. Il n’y a rien qui me stimule plus qu’un massage et Ecstasy sait les faire. Mais au point où j'en suis, je ne me soucie plus de ressembler à une licorne ou pas. De toute façon je suis une très belle licorne et ma corne est magnifique. Les mains expertes me parcourent le corps en glissant voluptueusement autour de moi. Je suis une crevette mais je me sens tout moelleux. Et ça sent très bon, je crois qu’il utilise du l’huile de monoï parce que mon shampoing sent pareil. Je pousse un soupir de contentement. C’est mieux qu’un spa. Plus spirituel. Si on oublie que je suis une licorne et que je sens parfaitement ma corne à chaque fois qu’Ecstasy passe ses mains vers mes hanches. Et puis viennent les paillettes. Je brille comme un Bouddha. J’aime bien les paillettes… L’Idée est encore plus proche… au fur et à mesure que les paillettes me recouvrent, je sens qu’il me faut commencer à écrire… Et l’Idée est tellement forte qu’elle commence même à diminuer l’emprise que l’aura de mon Ange a sur moi. Il est toujours là et je Le vénère car l’Idée vient de ma renaissance, mais en même temps, une furieuse envie d’écrire me ronge de plus en plus. Je dois écrire. Il le faut. Avant que j’ai le temps de me lever, Ecstasy se penche une nouvelle fois vers moi et m’embrasse. Putain qu’est ce qu’Il embrasse bien. C’est mieux qu’un Bloody Mary. Je ne sais pas si c’est dû au fait qu’il est absolument séduisant ou à cause de son aura mais là tout de suite, je voudrais ouvrir son manteau en grand et… Mais L’Idée. L’heure n’est pas venue de jouer de ma corne.
-Mon enfant, tu nais aujourd’hui comme mon disciple le plus intime. Ouvre les yeux, Daniel l’opalescent.
Daniel L’Opalescent… j’aime bien ! Et puis je ne peux qu’aimer le nom que me donne mon Ange Lumineux. Alors qu’il continue à me regarder avec bienveillance, je me soulève pour être assis et plante mes yeux dans les siens, mes mains sur ses épaules :
-Seigneur Vous êtes géniale. L’Idée est la !!!!! Je vais écrire sur le Cirque évidemment, et sur Tout le monde ici ! Mais je vais romancer la chose ! Et ce sera une comédie musicale et je vous promets d’écrire un truc tellement cool que ça me fera devenir Metteur en scène en chef !! Je suis un Génie !! J’ai pas encore trouvé le titre mais quand je l’aurais, vous en entendrez parler ! La vache c’est dingue ce que je me sens bien !!!!!! Ma vie est liée au cirque, ma grande idée viendra de la ! Ce sera l’histoire d’un visiteur du Noah’s Circus qui le découvre pour la première fois. Mais le cirque est hanté par des Gouroux du Bonheur et plein d’autres trucs !!! Et il fera plein de rencontres ! Et tout le monde sera dedans !!! Et je vais écrire plein de chansons !!! Ça va être génial, vous en pensez quoi ????
Je plante mes yeux dans les siens, le regard brillant. Il n’y a pas meilleure drogue que l’Inspiration !

DEV NERD GIRL



+ Mon coeur s'ouvre à ta voix
by northern lights .




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
♦ Normal people scare me ♦
avatar
AVATAR : Daniel Radcliffe
PSEUDO : Thalia Bubble
CREDITS : Moi, Dieu tout puissant
TICKETS : 115
MEMBRE : 11/06/2017


MessageSujet: Re: Reject all your inhibitions (Daniel. H. - WTF)   Ven 6 Oct - 17:46


Daniel Hammerstein & William T. Fleming

D'où venons-nous ? Où allons-nous ? J'ignore de la savoir. Mais ce que je n'ignore pas de le savoir, c'est que le bonheur est à deux doigts de tes pieds.


Après avoir béni le jeune homme comme il se doit, je me recule un peu pour l'admirer (il devrait porter des paillettes plus souvent, ça lui va divinement bien) et aussi pour lui laisser un peu de champ, qu'il puisse comprendre et se remettre de cette renaissance. Il faudrait être aveugle pour ne pas se rendre compte que tout son être est tendu de joie et d'excitation. Lorsque ce hamster brillant lève les yeux vers moi, ses prunelles noires sont allumées d'un feu d'artifice qui me fait sourire, quelque chose me dit qu'il a atteint un nouveau stade d'éveil. À partir de là, je ne peux qu'observer.

Seigneur Vous êtes géniale. L’Idée est la !!!!! Je vais écrire sur le Cirque évidemment, et sur Tout le monde ici ! Mais je vais romancer la chose ! Et ce sera une comédie musicale et je vous promets d’écrire un truc tellement cool que ça me fera devenir Metteur en scène en chef !! Je suis un Génie !! J’ai pas encore trouvé le titre mais quand je l’aurais, vous en entendrez parler ! La vache c’est dingue ce que je me sens bien !!!!!! Ma vie est liée au cirque, ma grande idée viendra de la ! Ce sera l’histoire d’un visiteur du Noah’s Circus qui le découvre pour la première fois. Mais le cirque est hanté par des Gouroux du Bonheur et plein d’autres trucs !!! Et il fera plein de rencontres ! Et tout le monde sera dedans !!! Et je vais écrire plein de chansons !!! Ça va être génial, vous en pensez quoi ????

L'enthousiasme bouleversifiant de mon protégé est extrêmement réjouissant et je le laisse partir en soliloque, ses mains posées sur mon manteau de cérémonie, tout son être vibrant d'Inspiration et de Génie. Ça y est, ça sort et à grandes vagues. Quand je lui disais qu'il renfermait en lui un torrent tumultueux, il a réussi à chevaucher son talent et il est clair qu'il le mènera à bon port. Mine de rien, de son flot de paroles précipité sortent des idées excellentes et je ne me gène pas pour montrer combien son inspiration est bonne.

C'est fantastique mon enfant, tu tiens une grande idée, peut-être La grande idée de ce siècle. Tu avais raison, tu as du Talent.

Je dépose un rapide baiser sur ses lèvres, me retiens de le prolonger (je pourrais l'embrasser pendant des heures, c'est horrible), lui tapote doucement la joue et me lève, l'invite à faire de même en l'aidant un peu, le soutenant par les coudes et l'enveloppant avec une des couvertures présentes, le vent frais d'Islande peut tout de même pénétrer jusqu'ici et il serait dommage que mon nouveau fidèle/futur plus grand écrivain de ce siècle attrape un rhume de fesses qu'il a si belles. Je rabats donc les pans sur les épaules de Daniel en lui adressant un grand sourire fier.

Une idée aussi formidable doit être écrite sur le champ. Ne perd pas une minute et file la coucher sur le papier, va révolutionner le monde de ta prose unique.  Tu peux être fier de toi, mon lapinou.

Mes mains restent un peu sur la couverture, l'Euphorie lumineuse d'intensité qui a fait vibrer la tente est en train de s'évaporer pour laisser la place à un calme plus naturel, mes envies d'adoration reprennent une mesure plus modeste mais mon attachement pour ce nouveau venu persiste, je l'aime vraiment beaucoup. Pourquoi dire ça d'ailleurs, même au plus fort de la Joie et de l'Excitation, je reste sincère. Toujours est-il que je tapote gentiment l'épaule de Daniel avant de me reculer.

Sache que ma tente te sera toujours ouverte. File maintenant, tu as une mission à accomplir.

Tradition dans mon entourage, mes relations me quittent toujours avec un petit bisou ou un câlin, j'ai instauré cette règle rapidement après avoir commencé à me faire un nom et même si ça fait hurler l'assistante de mon assistant et mon éditrice, chacun s'y plie. Cependant, je n'ai pas envie de le demander à Daniel, ne lui faisons pas perdre du temps. Je n'ai aucune envie que son idée géniale parte en lambeaux, ce serait réellement une perte pour l'Art. Je me demande ce que ça va donner. La fumée se dissipe un peu, ce fut une chouette cérémonie et j'espère que j'aurais d'autres occasions de voir ce cher écrivain, il est vraiment chou.

Une pointe de tristesse toute enfantine me prend, je n'ai pas très envie que ça se termine mais en même temps, il y a quelque chose de réjouissant à savoir que le metteur en scène va écrire le chef d'oeuvre de sa vie, peut-être le premier d'une longue série. Surtout que je n'ai pas envie que son enthousiasme soit altéré, ce serait horrible.  Alors je fais passer cette petite vague en appuyant dans le creux de la paume avec mon pouce, retrouve immédiatement ma bonne humeur habituelle. Vous pouvez retrouver ces exercices dans mes différents ouvrages et DVD, chapitre "gestes du quotidien que l'on peut faire en public".

Cours éblouir le monde !

CREDITS IMAGES: ICI ○ CREDITS FICHE: ROMANE


❝ I belong to You❞
How much pain has cracked your soul? How much love would make you whole? You're my guiding lightning strike. I can't find the words to say. They're overdue. I've traveled half the world to say : I belong to you×
BY LIZZOU
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
♦ I'm in the dark ♦
avatar
AVATAR : Ben Whishaw
CREDITS : Le Grand Khan
TICKETS : 211
MEMBRE : 10/09/2017


MessageSujet: Re: Reject all your inhibitions (Daniel. H. - WTF)   Ven 6 Oct - 22:37

Reject all your inhibitions

Daniel & WTF

L’Idée est tellement vivante dans mon esprit que je remarque à peine m’être relevé. C’est Ecstasy qui me soulève. De nouveau Il m’embrasse et même si ce baiser me procure des frissons, c’est surtout pour l’Espoir qu’il me procure. Embrassez son dieu n’a rien d’érotique, ce baiser n’amène pas de désir mais du réconfort. Ecstasy est la et je pourrais revenir quand j’en aurais besoin. D’un geste maternel Il dépose des couvertures sur mes épaules pour que je ne prenne pas froid en me rhabillant (malgré le chauffage et l’ambiance chaleureuse, je commençais en effet à grelotter) et il m’adresse un sourire en disant :
-Une idée aussi formidable doit être écrite sur le champ. Ne perd pas une minute et file la coucher sur le papier, va révolutionner le monde de ta prose unique.  Tu peux être fier de toi, mon lapinou.
Je lui souris à mon tour. Il est avec moi. Cependant Ses mains ne quittent pas mes épaules et je sens quelque chose d’étrange dans Son aura, comme si elle s’assombrissait… mais c’est impossible bien sûr…Peu importe, l’impression se dissipe rapidement et Ecstasy Se recule en m’adressant de nouveau un sourire. Je me rhabille rapidement sans faire attention à l’huile et aux paillettes : l’Idée seule occupe mes pensées. J’ai hâte de rentrer chez moi pour m’atteler à ma tâche, je sens que je vais écrire toute la journée !
Enfin, je suis de nouveau présentable et je me tourne vers la sortie quand la voix d’Ecstasy retentit dans mon dos :
-Sache que ma tente te sera toujours ouverte. File maintenant, tu as une mission à accomplir.
Je m’arrête net et me retourne lentement. Pourquoi cette voix est différente ? De nouveau un sentiment qui ressemble à s’y méprendre à de la tristesse semble envahir la pièce… Qu’est ce qui arrive à Mon Ange ? Sans que je puisse l’empêcher une larme coule sur ma joue… puis deux… et bientôt c’est un torrent de larmes silencieuses qui dévalent mes joues. Il y a un instant j’étais heureux, l’inspiration était revenue et sans que je sache pourquoi je me mets à pleurer. Ecstasy est pourtant le même, toujours debout dans son manteau, toujours magnifique. Mais au fond de Ses yeux il y a moins de lumière que toute à l’heure. Et moi qui suis si sensible à son Aura, je pleure pour Lui. Qui a fait ça à mon Ange ?
Il fait un mouvement avec ses deux mains et la tristesse disparait peu à peu. Ne reste que l’inspiration… Non, je me sens soudainement moins sûr de moi. Je suis heureux, Oui. Mais Ecstasy était triste un instant auparavant. Je ne peux pas oublier l’ombre fugace non plus que les larmes qui ont coulées sur mes joues ne peuvent sécher en un instant. Peu sûr de ce que je fais je me racle la gorge et demande :
-Vous… étiez… triste ?
-Cours éblouir le monde, me répond-il comme si de rien n’était.
Mais je me souviens. Est-ce que c’était moi ? Il était un peu triste que je parte ? Une fraction de seconde, mon esprit vagabonde hors de l’Aura et je l’imagine rendant les gens heureux. Qui le rend heureux lui ? Il m’a redonné l’inspiration je me dois au moins de lui dire au revoir proprement.
Sans réfléchir, je me retourne pour lui faire face et m’approche de lui d’un pas vif, entoure sa taille d’un bras, me saisit de sa joue de l’autre et l’embrasse. Il m’a donné tant de baisers. C’est à mon tour de faire le premier pas. Je prolonge le baiser jusqu’à en avoir le souffle coupé puis je le lâche et lui offre un dernier sourire :
-Merci. Je reviendrais. Promis !
Et je m’en vais.
Il fait toujours aussi froid dehors, j’ai l’impression de plonger ma tête dans de l’eau glacé. Et cette sensation s’amplifie au fur et à mesure que je m’éloigne de la tente d’Ecstasy. En même temps une certaine clarté illumine mes pensées. C’est comme si une pensée trop présente était en train de quitter ma tête. Mais l’Idée reste, elle, elle ne partira plus jamais. Ce qui me quitte en revanche c’est la sensation de pouvoir tout faire sans honte. Je n’ai pas honte de ce que je m’apprête à écrire ni même de ce qui vient de se passer mais une certaine gêne commence à m’envahir. Je viens d’entrer dans la tente d’un homme que je ne connaissais pas et que j’ai pourtant aimé et traité comme un dieu pendant une bonne demi-heure sans soucis. Nous nous sommes embrassés et ça aurait pu aller plus loin et mon portable contient désormais le numéro d’un certain Ange Lumineux (et il m’est pourtant impossible de me rappeler quand j’ai pu récupérer son portable). Les coups d’un soir après un ou deux verres je connais. Les coups d’un matin après une gueule de bois en revanche c’est moins mon truc. Enfin, à part que je n’ai pas couché avec lui. Je crois. Comprenez-moi bien, je lui suis reconnaissant pour l’Idée et la gentillesse mais bordel c’était bizarre. Un détail me frappe soudain. Je ne connais même pas son vrai nom. Il ne peut pas réellement s’appeler Ecstasy non ? La vache, normalement je demande le nom des gens avant de me faire enduire d’huile ! Et d’ailleurs cette putain d’huile me colle de partout et j’ai plus qu’envie de prendre une douche. C’est ce que je fais dès que je suis rentré puis je m’attelle à mon bureau en essayant de ne plus penser à l’Idée. Et surtout pas aux paillettes que je viens d’essayer d’enlever pendant dix minutes.
Une petite heure après, alors que j’avance bien dans un début de scénario, un son dans ma poche retentit. SMS. Curieux je regarde et les mots « Ange Lumineux » s’illumine sur mon fond d’écran Mary Poppins. Un texte illustré d’un petit cœur est écrit en dessous « Toujours un plaisir que tu me visites. Bon courage pour ton travail, ma tente et mes bras te sont ouverts à toute heure de l'éclatante journée et de l'obscure nuit. Que ma sainte lumière t'accompagne. »
Interdit, je reste quelques instants sans répondre. C’était la matinée la plus étrange que je n’ai jamais eu au cirque. Et peut-être la rencontre la plus étrange que je n’ai jamais faite aussi. S’ensuite une suite de messages encore plus étranges puis plus de réponses. Je suppose que les paillettes s’enlèveront naturellement.
Le soir venu, alors que je m’installe dans mon lit pour continuer à écrire, une tisane à la main et mon chat sur mon ventre, une certitude me frappe soudainement. Il me faudra revoir Ecstasy. Je l’ai promis et j’étais sincère. Malgré tout, j’ai passé une demi-heure agréable et je ne peux pas laisser filer un personnage tel que lui sans le revoir.
Rejeter mes inhibitions… c’était peut-être ça la recette miracle.


DEV NERD GIRL



+ Mon coeur s'ouvre à ta voix
by northern lights .




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Reject all your inhibitions (Daniel. H. - WTF)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Reject all your inhibitions (Daniel. H. - WTF)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Like a flower [Daniel]
» Daniel Elie demande un audit de sa gestion
» Daniel Edouard, boxe ayisyen, chanpyon WBA pwa mwayen latin/ameriken
» Invitation au voyage (Daniel)
» LOIN D'ÊTRE UNE FARCE LE CATHOLICISME ,UNE FORCE MORALE POUR DANIEL ROUZIER

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
HAVE YOU SEEN THE CLOWN ? ::  :: Freak Show :: I was walkin' just here-